DOCUMENT D’INFORMATION PRÉPARÉ PAR L’ORGANISME CATHOLIQUE POUR LA VIE ET LA FAMILLE (OCVF)
L’enseignement de l'Église catholique
et déclarations publiques sur le mariage
No1660
– « L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme
constituent entre eux une intime communauté de vie et d’amour, a été fondée et
dotée de ses lois propres par le Créateur. De par sa nature elle est ordonnée
au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et l’éducation des enfants. Elle
a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de
sacrement. »
No1661
– « Le sacrement du Mariage signifie l’union du Christ et de l'Église. Il
donne aux époux la grâce de s’aimer de l'amour dont le Christ a aimé son
Église; la grâce du sacrement perfectionne ainsi l’amour humain des époux,
affermit leur unité indissoluble et les sanctifie sur le chemin de la vie
éternelle. »
No1643
– « L’amour conjugal comporte une totalité où entrent toutes les
composantes de la personne – appel du corps et de l'instinct, force du
sentiment et de l'affectivité, aspiration de l'esprit et de la volonté -; il
vise une unité profondément personnelle, celle qui, au-delà de l'union en une
seule chair, conduit à ne faire qu’un seul cœur et qu’une âme; il exige l’indissolubilité
et la fidélité dans la donation réciproque définitive; et il ouvre sur
la fécondité. »
« Le mariage et l’amour
conjugal sont d’eux-mêmes ordonnés à la procréation et à l’éducation des
enfants. D’ailleurs, les enfants sont le don le plus excellent du mariage et
ils contribuent grandement au bien des parents eux-mêmes. Dieu lui-même qui a
dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 2, 18) et
qui dès l’origine a fait l’être humain homme et femme (cf. Mat 19, 4), a voulu
lui donner une participation spéciale dans son œuvre créatrice; aussi a-t-il
béni l’homme et la femme, disant : « Soyez féconds et
multipliez-vous » (Gn 1, 28). Dès lors, un amour conjugal vrai et bien
compris, comme toute la structure de la vie familiale qui en découle, tendent à
rendre les époux disponibles pour coopérer courageusement à l’amour du Créateur
et du Sauveur qui, par eux, veut sans cesse agrandir et enrichir sa propre
famille. »
« Le mariage cependant
n’est pas institué en vue de la seule procréation. Mais c’est le caractère même
de l'alliance indissoluble qu’il établit entre les personnes, comme le bien des
enfants, qui requiert que l’amour mutuel des époux s’exprime lui aussi dans sa
rectitude, progresse et s’épanouisse. C’est pourquoi, même si, contrairement au
vœu souvent très vif des époux, il n’y a pas d’enfant, le mariage, comme
communauté et communion de toute la vie, demeure, et il garde sa valeur et son
indissolubilité. »
Canon 1055 - § 1.
« L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent
entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au
bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants, a été
élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement. »
Note : Les dimensions
anthropologique, personnelle, sociale et religieuse du mariage sont développées
plus complètement dans le Mémoire de la Conférence des évêques catholiques du
Canada (CECC), déposé devant le Comité permanent de la Justice et des droits de
la personne de la Chambre des communes, le 13 février 2003. Ce Mémoire se
retrouve sur le site Internet de l'OCVF sous la rubrique « Prises de
parole » et sur le site de la CECC : http://www.cccb.ca
« Nous soutenons le
maintien de la reconnaissance du mariage comme l’union légitime entre une femme
et un homme à l’exclusion de toute autre personne. Nous croyons que les fins et
les caractéristiques fondamentales du mariage sont : le bien du couple, la
procréation et l’éducation des enfants. Ces fins font du mariage un bien
irremplaçable pour la société. De plus, le mariage possède une dimension
anthropologique, personnelle, sociale et religieuse. »
« Le mariage est fondé sur
des présupposés anthropologiques bien définis et ancrés dans l’être personnel
de la femme et de l'homme. Parmi ces présupposés, se retrouvent : l’être
humain en tant qu’être social et son désir d’entrer en relation; l’égalité
entre la femme et l’homme; le caractère complémentaire et mutuel des deux
sexes; l’amour de l’autre, sexuellement différent et complémentaire. » […]
« L’amour conjugal
entre l’époux et l’épouse va bien au-delà de la sentimentalité lorsque l’un et
l’autre s’engagent, dans la complémentarité et la mutualité, à se donner
totalement en tant qu’homme et femme. Chacun des époux convie et appelle
l’autre à devenir « ce qu’il est » en tant qu’homme et en tant que
femme selon le dessein de Dieu. » […]
« Émergeant et
s’enracinant dans le mariage, la famille, quant à elle, fournit un milieu
stable et le lieu le plus propice à la prise en charge des enfants et à
l’éducation des générations futures. Le mariage assure la stabilité
psychologique et affective indispensable aux enfants. C’est au sein d’une
famille que se fait l’apprentissage de la socialisation et de l'éducation à
l’amour de celles et ceux qui constitueront la société de demain. Nous croyons
que le mariage est un état de vie unique, bénéfique aux couples, à ses futurs
enfants et à la société. » […]
« Le mariage est à la
fois l’expression d’un engagement personnel et profond entre une femme et un
homme qui s’aiment et l’expression d’un engagement social sérieux d’un couple
envers la société et de la société envers le couple lui-même. Le mariage entre
une femme et un homme constitue la cellule de base de la société, le noyau
sociétal d’où naissent et sont élevés les enfants. C’est en raison de ce rôle
irremplaçable des couples mariés dans - la mise au monde et la prise en
charge - d’enfants, que la société en retour s’engage à les reconnaître et
à les protéger. Cette réciprocité comporte des conséquences aux niveaux
démographique, social, intergénérationnel et économique que nous ne pouvons
écarter comme société, sans nous mettre en péril. » […]
« Au sens chrétien, le
mariage désigne une femme et un homme qui créent ensemble une même
« histoire sainte », histoire commencée pour l’un et l’autre au
moment du baptême et qui se transforme en communauté de vie et d’amour, pour
devenir signe de l'amour du Christ pour son Église. » […]
« Le bien et la
sainteté du mariage sont essentiellement reliés aux biens intrinsèques de
l’amour matrimonial lui-même : la
liberté, la fidélité, la durée, la fécondité et l’éducation des enfants. C’est
précisément en vue de protéger et de promouvoir ces admirables biens humains
que l’Église catholique propose le sacrement du mariage, signe du don de la vie
et de l’amour du Christ pour son Église. » […]
« Nous
déclarons que le mariage est ce lien unique et exclusif entre une femme et un homme
dont l’amour éclate en fécondité jusque dans la mise en ce monde d’enfants.
Nous
croyons que la transmission de génération en génération de l'amour matrimonial
mille fois communiqué d’un couple à un autre couple, d’une famille à une autre famille,
est l’indubitable évidence de la grandeur et de la grâce du mariage. Il mérite
le soutien et la protection de la société et de l'Église. »
(L’OCVF,
En amour pour la vie!, 2002)
« Nous
croyons que le mariage est cette union sainte dans laquelle s’engagent, avec
l’aide de Dieu, un homme et une femme, afin de construire une relation d’amour,
de don de soi et de fidélité qui durera toute la vie. Dieu a établi le mariage
dans l’ordre de la création et de la rédemption afin que les époux grandissent
dans l’amour l’un pour l’autre, qu’ils donnent la vie, prennent soin et
éduquent leurs enfants. »
(Déclaration
conjointe de la Conférence nationale des évêques catholiques et de trois
organisations protestantes des États-Unis, 14 novembre 2000)
25
mars 2003