Le 27 mars 2003

 

Lettre envoyée par Mgr Peter Schonenbach, P.H., le Secrétaire général de la CECC à tous les membres du Parlement

 

La Conférence des évêques catholiques du Canada a été très heureuse de l'invitation du Comité permanent de la Justice et des droits de la personne de la Chambre des communes, de présenter sa position sur le document de travail du Ministre de la Justice intitulé :  Mariage et reconnaissance des unions de conjoints de même sexe. Vous recevez aujourd’hui, à titre de renseignement, un exemplaire de notre mémoire déposé lors des audiences publiques, du 13 février 2003.

 

Nous préconisons le maintien de la reconnaissance du mariage comme l’union légitime entre une femme et un homme à l’exclusion de toute autre personne. Nous croyons que les fins et les caractéristiques fondamentales du mariage sont : le bien du couple, la procréation et l’éducation des enfants. Ces fins font du mariage un bien irremplaçable pour la société. De plus, le mariage possède une dimension anthropologique, personnelle, sociale et religieuse dont les racines s’entrecroisent profondément dans notre histoire et notre culture.

 

Nous savons bien que ce ne sont pas tous les couples mariés qui ont des enfants; que les enfants ne naissent pas tous au sein d’un mariage; que tous les mariages ne fournissent pas un environnement stable et éducatif aux enfants. Nous reconnaissons également qu’avec l’aide des nouvelles technologies et l’intervention d’un tiers du sexe opposé, les unions entre partenaires de même sexe peuvent avoir des enfants. Toutefois, les exceptions n’invalident pas la preuve d’une règle; et les pratiques individuelles ne déterminent pas les raisons d’être d’une institution telle que le mariage – institution jouant un rôle sociétal aussi fondamental que ce dernier.

 

Si vous deviez répondre aux préoccupations concernant les autres rapports d’interdépendance entre adultes, nous vous demandons de le faire de manière à respecter leur dignité humaine sans pour autant redéfinir radicalement et ainsi invalider l’institution sociale fondamentale et irremplaçable du mariage.

 

Nous vous invitons à lire notre mémoire. Il développe les dimensions anthropologique, personnelle, sociale et religieuse du mariage et propose des arguments convaincants quant aux raisons pour lesquelles le mariage a non seulement un avenir, mais il est essentiel à l’avenir même de notre société

 

Je vous prie d’agréer, l’assurance de ma considération distinguée.

 

Mgr Peter Schonenbach, P.H.

Secrétaire général