« Tu épargnes tout, parce que tout est à toi,
Maître ami de la vie »[1]
Lettre pastorale
de la Commission des affaires sociales,
Conférence des évêques catholiques du Canada
sur L’impératif écologique chrétien
Le 4 octobre 2003
Fête de saint François d’Assise
(Saint patron de l’écologie)
1. La
beauté et la grandeur de la nature nous touchent tous et toutes. Des vues
panoramiques les plus larges à la forme de vie la plus infime, la nature est
une source constante d’émerveillement et de crainte. Elle est aussi une
révélation continue du divin. Les humains vivent au cœur de l’immense
communauté de vie sur terre. Les traditions religieuses juive et chrétienne
décrivent Dieu d’abord comme le Créateur qui, contemplant sa création,
« vit que cela était bon »[2].
L’amour de Dieu pour tout ce qui existe se manifestait alors de façon
merveilleusement évidente. Cet amour perdure toujours et appelle l’humanité à y
répondre de manière active.
2. Entrer
dans une relation toujours plus profonde avec Dieu – ce « Maître ami de la
vie » - implique que nous nous efforcions de développer des relations
harmonieuses avec la nature et avec les autres êtres humains. Mais la vie sur
terre souffre actuellement d’une crise écologique sans précédent et en
constante accélération. Déforestation, extinction des espèces, changements
climatiques, effondrement des écosystèmes, contamination de l’air et de l’eau
et érosion des sols ne sont que quelques-uns des énormes problèmes écologiques
qui nous confrontent au Canada comme partout ailleurs dans le monde. Combien
d’entre nous se souviennent d’une enfance passée à jouer au soleil, d’une plage
où nous pouvions autrefois nous baigner, d’une rivière dont nous pouvions boire
l’eau autrefois – mais plus maintenant! L’interdiction de la pêche à la morue,
ressource existant autrefois en surabondance au Québec, à Terre-Neuve et au
Labrador est un exemple particulièrement douloureux de cette crise. En fait,
toutes les régions ont été touchées d’une façon négative. Des préoccupations
pour la santé environnementale s’expriment fréquemment, allant des étangs de
goudron de Sydney, en Nouvelle-Écosse, aux alertes au smog urbain à Toronto ou
à Montréal, des sites miniers contaminés dans le nord de la Saskatchewan et
dans les Territoires du Nord-Ouest à la sécurité des aliments que consommera
toute famille canadienne.
3. La
gloire de Dieu se révèle dans le monde de la nature, et pourtant nous, les
humains, sommes présentement en train de détruire la création. Vue sous cet
angle, la crise écologique apparaît aussi comme une crise profondément
religieuse. En détruisant la création, nous limitons notre capacité de
connaître et d’aimer Dieu. « La crise écologique est un enjeu moral »
et relève « de la responsabilité de toute personne », affirme le pape
Jean-Paul II[3]. « Prendre
soin de l’environnement n’est pas une option facultative. Dans la perspective
chrétienne, ce souci fait partie intégrante de notre vie personnelle et de la
vie en société. Ne pas prendre soin de l’environnement, c’est ignorer le
dessein de Dieu sur toute la création
et résulte en une aliénation de la personne humaine »[4].
Une réponse religieuse
Loué soit mon Seigneur pour notre frère le vent,
et pour l’air et les nuages, les accalmies et toute température,
par lesquels Tu soutiens la vie en toute créature.
Saint François d’Assise, Le cantique au Soleil
4. Tout
au cours de l’histoire, les croyances religieuses de chaque peuple ont
conditionné sa relation à l’environnement. Des chrétiennes et des chrétiens ont
développé le même sens écologique aigu que certains saints et saintes. D’autres
semblent avoir mal interprété le récit de la Genèse de « soumettre »
la terre et de « dominer » tous les êtres vivants. Le pape Jean-Paul
II a souligné la nécessité d’une « conversion écologique »[5]
et il est encourageant de voir que de nombreuses traditions chrétiennes
réagissent activement à la crise écologique. Elles ont reconnu que des Églises
ne se sont pas suffisamment attaquées au problème posé par certains aspects de
la théologie et de la tradition chrétiennes dans le modèle de développement
capitaliste occidental qui a mené à une telle ruine écologique[6],
sans parler des désastres écologiques laissés en héritage par les systèmes
communistes. Les chrétiennes et les chrétiens puisent aux ressources bibliques
et théologiques pour éclairer les enjeux de l’« éco-justice ».
D’autres s’impliquent par la formation de nouvelles alliances œcuméniques et
interconfessionnelles. Le travail pour mettre en lumière une théologie de la
création qui nous guide vers des relations qui conviennent entre Dieu et toute
la communauté terrestre survient à point nommé et est apprécié à la fois au
sein des Églises et de plus en plus parmi les militantes et les militants
environnementalistes[7].
5. Toutes les
traditions spirituelles parlent des merveilles de la terre : sa
surabondante beauté, son vaste assortiment de créatures et son agencement
complexe et organique d’écosystèmes. Elles enseignent aussi le respect de la
terre et invitent les êtres humains à vivre à l’intérieur des limites qu’elle impose.
La tradition chrétienne ne manque certes pas de ressources bibliques et
théologiques qui peuvent détourner les êtres humains d’une ruine écologique
encore plus grande. Les enseignements bibliques sont riches d’orientations et
de sagesse écologiques. La Bible regorge d’images qui relient la terre à Dieu
et qui contiennent des enseignements sur Dieu : le vent, l’eau, le sol,
les semences, les arbres, les oiseaux, les brebis. Plusieurs passages parlent
de la nécessité de respecter la terre, par exemple[8].
Des métaphores telles que planter et cultiver, émonder et récolter, sont
utilisées pour parler de Dieu et de la vie. La merveilleuse histoire de Job
nous rappelle que Dieu aime la création et en prend soin[9].
L’arc-en-ciel déployé par Dieu dans les nuages signifie : « … Je me
souviendrai de l’alliance qu’il y a entre moi et vous et tous les êtres
vivants, en somme toute chair, … »[10].
6. La
Bible nous enseigne aussi une distribution équitable des ressources, y compris
le partage de la terre, des animaux et de l’eau. Souvent cette insistance sur
la justice porte directement sur la distribution des libéralités de la terre et
sur la nécessité de pourvoir aux besoins des personnes marginalisées[11].
Le psaume 146 souligne les liens étroits qui existent entre le soin de Dieu
pour les êtres humains et le soin qu’il a pour l’environnement :
Il a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qui l’habite…
Il fait justice aux opprimés, il donne à manger à ceux qui ont faim.
Yahvé délivre les prisonniers,
ouvre les yeux des aveugles,
redresse ceux qui sont courbés…
Il protège les étrangers, il défend les veuves et les orphelins.
Les
problèmes écologiques sont imbriqués dans les structures sociales qui servent
les intérêts d’une minorité aux dépens de la majorité, en particulier des
personnes marginalisées et pauvres.
7. La
tradition théologique et liturgique chrétienne réaffirme le message biblique.
La création et l’incarnation rédemptrice du Fils de Dieu sont pleinement liés.
Par son incarnation, Jésus-Christ a non seulement pris l’humanité, mais l’a
totalement assumée. Il a aussi embrassé toute la création de Dieu. Ainsi toutes
créatures, grandes et petites, sont consacrées dans la vie, la mort et la
résurrection du Christ. C’est la raison pour laquelle l’Église n’hésite pas à
bénir et à utiliser en abondance les ressources de la terre pour les
célébrations liturgiques et les sacrements. C’est pourquoi, dans la pensée
sociale catholique, le bien commun devrait être compris comme étant la
nourriture et le soutien de la vie pour tous les êtres d’aujourd’hui et pour
les générations futures[12].
L’appel à une « nouvelle solidarité » prend en considération non
seulement les besoins économiques de toutes les personnes mais aussi la
protection de l’environnement afin de subvenir aux nécessités de toutes et de
tous[13].
Le principe de l’hypothèque sociale attachée à la propriété privée doit inclure
une « hypothèque écologique » sur les biens de la création (pour la
génération actuelle aussi bien que pour les générations futures). L’option
préférentielle pour les pauvres peut être élargie pour comprendre l’option pour
la terre, rendue plus pauvre par l’abus des humains.
Entrer dans la conversion écologique - Eau vive ou marchandise privée?
Loué soit mon
Seigneur pour notre sœur l’eau
qui nous est si utile
et humble et précieuse
et propre.
Saint François d’Assise, Le cantique au Soleil
8.
L’eau est la source de toute vie et
un symbole fondamental dans les traditions religieuses. L’eau lave, purifie,
rafraîchit et inspire. La Bible parle d’eaux vives, de l’appel à devenir une
fontaine d’eau vive, de l’aspiration à
la source d’eau vive et de la justice qui coule comme une rivière puissante.
Mais comment peut-on parler d’ « eaux vives » si ces eaux ne peuvent
plus nourrir la vie? Thomas Berry écrit que « quand l’eau est polluée, on
ne peut ni la boire ni l’utiliser pour le baptême. Que ce soit dans sa réalité
physique ou son symbolisme psychique, l’eau est alors source non de vie mais de
mort »[14].
9.
Sans eau, tout meurt. L’eau est
l’élément de base d’où toute forme de vie a émergé, existe et s’épanouit. L’eau
est le sang de vie de la planète et maintient un système de circulation
complexe et délicatement équilibré qui évolue depuis plus de quatre milliards
d’années. Non seulement l’eau sert le bien commun mais elle est un élément du
bien commun.
10. Une menace pèse aujourd’hui sur l’eau presque partout sur
la terre. Plusieurs systèmes d’eau sont sursaturés de contaminants et de
matières cancérigènes. Le détournement des rivières et la construction de
barrages ont entraîné des sécheresses et la formation de déserts là où avaient
fleuri des écosystèmes luxuriants. L’eau de surface se raréfie et les nappes
aquifères sont vidées. On planifie l’exportation en vrac de milliers de gallons
d’eau douce comme si un tel traumatisme écologique n’allait pas laisser de
traces négatives. Ces réalités engendrent des risques graves pour la santé
humaine et pour la sécurité alimentaire, de même que pour l’avenir de régions
entières.
11. Les ressources du monde en eau douce sont limitées et sont
en train de devenir une espèce marchande, et non plus un bien public. À l’heure
actuelle, le bien-être de plus d’un milliard de personnes est compromis à cause
d’un accès insuffisant à l’eau potable et 2,4 milliards de personnes n’ont pas
accès à des services d’hygiène publique adéquats[15].
Des habitants des bidonvilles dans les pays pauvres sont forcés de payer l’eau
entre quatre et cent fois plus cher que leurs concitoyens des classes moyenne
et supérieure[16]. Est-il
alors surprenant que pour les personnes vivant dans la pauvreté, l’eau soit
devenue, au sens large du terme, une
question de droit à la vie[17].
De même, la tragédie qui a provoqué sept morts et des milliers de maladies à
Walkerton, en Ontario, suite à la contamination d’un système d’eau, a mis de
l’avant ce concept à l’avant-plan de la conscience canadienne.
12. Un
des objectifs de développement du millénaire (ODM) – que le Canada s’est engagé
à réaliser pour 2015 - consiste à réduire de moitié le nombre de personnes qui
n’ont pas accès à de l’eau potable[18].
Les Nations Unies ont proclamé 2003 Année internationale de l’eau douce. C’est
là un moment propice pour les communautés chrétiennes de réfléchir sur la
signification de l’eau dans nos vies, sur la nécessité de la préserver et de
sauvegarder sa pureté et aussi de revoir comment elle est partagée. Non
seulement toute personne humaine devrait-elle jouir du droit à un environnement
sûr, mais de façon plus précise, il faut respecter son droit à l’eau[19].
Les évêques du Canada invitent toutes les Canadiennes et tous les Canadiens à
signer la « Déclaration sur l’eau » et à participer aux campagnes
d’action de l’Organisation catholique Canadienne pour le développement et la
paix comme façon concrète de
s’impliquer face à ces préoccupations[20].
13. La réponse à un droit aussi fondamental que l’accès à l’eau
ne peut être laissée aux caprices des forces du marché. Dans notre propre pays,
les Canadiennes et les Canadiens doivent insister pour que le gouvernement
intervienne pour interdire les exportations d’eau en vrac, pour assurer des
standards élevés de qualité pour l’eau potable et que toutes et tous y aient
accès, et pour garantir que les services d’eau demeurent publics et ne
deviennent pas des biens privés. Des campagnes comme celle de la Famille
franciscaine du Québec – qui attire notre attention sur les accords sur le
commerce international qui menacent notre capacité de protéger et de préserver
les réserves d’eau douce – méritent notre appui[21].
Nous encourageons les membres des communautés chrétiennes, surtout dans les
écoles catholiques, à inclure dans leurs prochains programmes des activités
d’éducation sur les enjeux environnementaux, en particulier ceux de l’eau.
Embrasser des formes d’éco-justice
14. Toute
solution authentique de la crise écologique exige que les humains changent leur
façon de penser, leurs relations et leurs comportements afin de reconnaître les
liens qui existent dans toute la création. Dans des messages antérieurs, la
Commission des affaires sociales a suggéré aux communautés qui veulent
s’engager dans l’action sociale de suivre plusieurs étapes pédagogiques[22].
Nous devons désormais imprégner cette méthodologie d’une sensibilité
écologique. Par exemple, tout en commençant par écouter les expériences des
groupes marginalisés dans la société, nous devons aussi être attentifs aux
gémissements de la création qui baigne et nourrit ces personnes. Alors que nous
commencions par élaborer une analyse critique des structures économiques,
sociales et politiques qui causent les souffrances humaines, nous devons aussi
désormais nous assurer que les nouvelles richesses de la justice écologique
influent sur ces réalités. Notre tradition chrétienne nous présente au moins
trois formes interreliées de réponse active : la forme contemplative, la
forme ascétique et la forme prophétique[23].
15. Chacune
et chacun d’entre nous est appelé à renforcer sa capacité d’apprécier les
merveilles de la nature dans un acte de foi et d’amour. Dans le silence de la
contemplation, la nature parle de la beauté du Créateur. « Si tu regardes
le monde avec un cœur pur, tu verras toi aussi la face de Dieu » (voir Mt
5, 8)[24].
Nous tenir dans une attitude de respect mêlé d’admiration pour la création peut
nous aider à percevoir le monde de la nature comme porteur de la grâce divine.
On peut faire beaucoup dans la préparation de la liturgie et dans la méditation
pour renouveler ou approfondir notre appréciation de la nature; celle-ci nous
sensibilisera aux problèmes et nous encouragera à travailler pour les solutions
que requièrent notre planète et les générations futures[25].
16. Les
Canadiennes et les Canadiens ont reçu la faveur de ressources naturelles
abondantes, mais nous faisons aussi partie des habitants de la planète qui gaspillent
de manière excessive. Heureusement, il existe dans notre tradition une réponse
ascétique par laquelle nous pouvons ajuster avec confiance nos styles de vie et
nos actions quotidiennes pour respecter les limites imposées par l’écologie,
nous rendre solidaires des populations vulnérables et favoriser l’action de la
grâce dans notre vie. Plutôt que d’essayer de « fuir le monde », un
nouvel ascétisme nous rendra capables d’entrer plus avant dans les rythmes
planétaires de retenue face aux exigences du consumérisme. « Jeûner »
d’actions qui polluent, accepter les inconvénients qui viennent avec la vie
quotidienne qui se fait plus « verte », réduire notre consommation
d’énergie fossile, et prélever une « dîme » en temps, en argent et en
talent au service des causes environnementales peuvent constituer des éléments
de cette réponse. Acheter des biens produits localement, des produits
organiques et des marchandises de commerce équitable devient une option de plus
en plus possible pour de nombreux Canadiens et Canadiennes. Nous pouvons
contester l’emprise du marché sur notre vie par des efforts conscients pour
éviter la surconsommation et en utilisant notre pouvoir d’achat pour promouvoir
des entreprises amies de la terre.
17. Toutes
les questions de justice sociale ont des implications écologiques; le cas de
l’eau en est un parfait exemple. Nous pouvons donner plus de visibilité à ces
liens existant entre justice sociale et justice écologique dans notre
prédication et dans notre action communautaire. Le cri de la terre et le cri
des pauvres ne font qu’un[26].
L’harmonie écologique ne peut exister dans un monde de structures sociales
injustes; les inégalités sociales extrêmes de l’ordre actuel du monde ne
peuvent pas plus conduire à une durabilité écologique[27].
Mais les mouvements grandissants en faveur de l’éco-justice peuvent contribuer
de façon substantielle aux solutions nécessaires à cette double crise. Les
communautés chrétiennes, inspirées par l’attitude de saint François d’Assise –
l’ami du pauvre qui était aimé des créatures de Dieu – doivent apporter une
reconnaissance positive et un appui à ces environnementalistes, fermières et
fermiers, éducatrices et éducateurs et militantes et militants de la solidarité
qui ont commencé à nous montrer le chemin vers l’avenir.
18. Toute
la création est l’oeuvre du Seigneur et elle n’est pas encore complétée. Nous
sommes appelés comme co-créatrices et co-créateurs à nous joindre à l’action de
Dieu pour guérir ces blessures que nos péchés écologiques ont infligées à la
création. Nous sommes aussi appelés à poser des actions créatrices de
solidarité avec celles et ceux qui ont un accès moins facile aux bénéfices de
la création surabondante de Dieu. Ce « maître qui aime la vie », qui est
venu pour que toutes et tous aient la vie et l’aient en abondance[28],
continue de nous offrir des occasions de renouveler la face de la terre.
Comment pourrions-nous refuser de relever ce défi?
Membres de la Commission
épiscopale des Affaires sociales
† Jean Gagnon, Président, Évêque de Gaspé
† Blaise E. Morand, Évêque de Prince Albert
† Jean-Louis Plouffe, Évêque de Sault Ste-Marie
† Donald J. Thériault, Ordinaire militaire du Canada
Heather Eaton, Ottawa, Consultante
Constance Vaudrin, Montréal, Consultante
Le 4 octobre 2003
Copies of this pamphlet are also available in English from the Social Affairs Office, Canadian Conference of Catholic Bishops, 2500 Don Reid Drive, Ottawa, ON K1H 2J2. Telephone: (613) 241-9461, extension 133; fax: (613) 241-9048
[1] Sagesse 11, 26. La Bible de Jérusalem
[2] Genèse 1, 26-27.
[3] Pape Jean-Paul II, En paix avec Dieu, en paix avec toute la création, 1er janvier
1990, no 10.
[4] Ibid, no 3.
[5] Sœur Marjorie Keenan, RSHM, From Stockholm to Johannesburg: An Historical Overview of the Concern of the Holy See for the Environment, 1972-2002, Conseil pontifical Justice et paix, Cité du Vatican, 2002, p. 75.
[6] David G. Hallman, dans l’Introduction à Ecotheology: Voices From South and North, Orbis Books, New York, 1994, p. 5, développe ce point.
[7] Pour un aperçu de la relation grandissante entre la religion et l’environnement, voir Worldwatch Institute’s 2003 State of the World Report, plus spécialement le chapitre intitulé « Engaging Religion in the Quest for a Sustainable World, » W.W. Norton and Co., New York.
[8] Deutéronome 26, 9-10 et Psaume 24, 1.
[9] Job 38, 39, 40.
[10] Gn 9,15. La Bible de Jérusalem
[11] Amos 6, 4-6; Luc 12, 33.
[12] La Commission des affaires sociales de la
CECC, Le bien commun ou l’exclusion: les
Canadiens face à un choix, 2 février 2001, no 12; et Celebrate Life: Care for Creation,
Évêques catholiques de l’Alberta, Western
Catholic Reporter, 5 octobre 1998, pp. 12-13.
[13] Pape Jean-Paul II, En paix avec Dieu, en
paix avec toute la création, op.
cit., no. 4.
[14] Thomas Berry, « Economics as a Religious Issue », dans Riverdale Papers X, (1985), p. 4.
[15] Le Rapport des Nations Unies sur le
développement de l’eau dans le monde De
l’eau pour les gens, de l’eau pour la vie, UNESCO, mars 2003, p. 11.
[16] C.K. Prahalad et Allen Hammond, « Serving the World’s Poor, Profitably », dans Harvard Business Review, septembre 2002, p. 5.
[17] Mgr Renato Martino, « Water: An Essential
Element for Life », contribution du Conseil pontifical pour la justice et
la paix au Troisième Forum mondial sur l’eau, Kyoto, Japon, du 16 au 23 mars
2003.
[18] Les 189 membres des Nations Unies se sont tous
engagés en 2000 à réaliser pour 2015 les objectifs de développement du
millénaire. Voir www.un.org/millenniumgoals/index
.
[19] Pape Jean-Paul II, op. cit. no 9; Msgr. Renato Martino, « Water: An Essential Element for Life », op. cit.,
[20] Pour plus d’information, voir www.devp.org .
[21] « Notre soeur l’eau n’est pas à
vendre! », Prise de position de la Famille franciscaine du Québec, 23
décembre 2002.
[22] Voir « De la parole aux actes »,
Fête du travail 1976, et « Choix éthiques et défis politiques », 13
décembre 1983.
[23] Elizabeth A. Johnson, « God’s beloved
Creation » dans America,
16 avril 2001, p. 10, nous a été d’une grande utilité pour toute cette section.
[24] Pape Jean-Paul II, Journée mondiale de la
jeunesse, Denver, 14 août 1993, Partie II, nos 5-6.
[26] Par exemple en 2001, les évêques Canadiens
sont intervenus publiquement en trois occasions en faveur de la ratification de
l’Accord de Kyoto. Les évêques participent activement au Comité du programme
sur l’écologie de KAIROS, Initiatives œcuméniques canadiennes pour la justice,
qui fait un excellent travail de surveillance quant à la responsabilité
écologique des entreprises. Voir : www.kairoscanada.org.
Voir aussi: Le Comité des affaires sociales de l’Assemblée des évêques du
Québec Le cri de la terre et le cri des pauvres, 1er mai
2001.