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Le Saint-Père

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Pape Benoît XVILe pape Benoît XVI, 264ème successeur de saint Pierre

Le 19 avril 2005, les évêques réunis en conclave ont élu le pape Benoît XVI, successeur de Jean-Paul II, qui était mort deux semaines auparavant.

Le cardinal Joseph Ratzinger, aujourd’hui pape Benoît XVI, est né à Marktl am Inn, diocèse de Passau (Allemagne) le 16 avril 1927. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1951.

Le 25 mars 1977, le pape Paul VI le nomma archevêque de Munich et Freising et, quelques mois après cardinal. Le pape Jean-Paul II le nomma préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le 25 novembre 1981. Il est resté préfet de cette congrégation jusqu’à son élection comme pape en 2005.

Biographie du pape Benoît XVI

(Notice biographique publiée sur le site Internet du Vatican) Le Cardinal Joseph Ratzinger, le Pape Benoît XVI, est né à Marktl am Inn, dans le diocèse de Passau (Allemagne), le 16 avril 1927 (Samedi Saint) ; il a été baptisé le jour même. Son père, officier de gendarmerie, était issu d’une vieille famille d’agriculteurs de Bavière du Sud, aux conditions économiques très modestes. Sa mère était fille d’artisans de Rimsting, au bord du lac Chiem. Avant son mariage, elle travailla comme cuisinière dans divers hôtels.

Son enfance et son adolescence se sont déroulées dans la petite ville de Traunstein, près de la frontière autrichienne, à trente kilomètres de Salzbourg. Dans ce cadre qu’il a lui-même qualifié de « mozartien », il reçut sa formation chrétienne, humaine et culturelle.

La période de sa jeunesse ne fut pas facile. La foi et l’éducation reçues dans sa famille l’avaient préparé à affronter la dure expérience des temps où le régime nazi entretenait un climat de forte hostilité contre l’Église catholique. Le jeune Joseph vit ainsi les nazis frapper de coups le curé de sa paroisse peu avant la célébration de la Messe.

C’est dans cette situation complexe qu’il découvrit la beauté et la vérité de la foi au Christ ; l’attitude de sa famille fut pour lui fondamentale, car elle donna un témoignage lumineux de bonté et d’espérance, enracinée qu’elle était dans une vive conscience de son appartenance à l’Église.

Durant les derniers mois de la Deuxième guerre mondiale, il fut enrôlé dans les services auxiliaires de défense antiaérienne.

De 1946 à 1951, il étudia la philosophie et la théologie à l’Institut supérieur de Freising et à l’Université de Munich.

Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1951.

L’année suivante, il commença à enseigner à l’Institut supérieur de Freising.

En 1953, il obtint son doctorat en théologie avec une thèse intitulée : « Peuple et maison de Dieu dans la doctrine de l’Église chez saint Augustin ».

Quatre ans plus tard, sous la direction du renommé Professeur de théologie fondamentale Gottlieb Söhngen, il obtint son habilitation à l’enseignement avec une dissertation sur « La théologie de l’histoire chez saint Bonaventure ».

Tout en exerçant ses charges de professeur de théologie dogmatique et fondamentale à l’Institut supérieur de philosophie et de théologie de Freising, il poursuivit son activité d’enseignement à Bonn, de 1959 à 1963 ; à Münster, de 1963 à 1966 ; et à Tübingen, de 1966 à 1969. Au cours de cette dernière année, il obtint la chaire de dogmatique et d’histoire du dogme à l’Université de Ratisbone, où il exerça également la charge de vice-président de l’Université.

De 1962 à 1965, il contribua de façon remarquable au Concile Vatican II en tant qu’expert ; il assista le Cardinal Joseph Frings, Archevêque de Cologne, comme Conseiller théologique.

Son intense activité scientifique l’amena à assumer d’importantes charges au sein de la Conférence épiscopale allemande et de la Commission théologique internationale.

En 1972, avec Hans Urs von Balthasar, Henri de Lubac et d’autres grands théologiens, il lança la revue théologique « Communio ».

Le 25 mars 1977, le Pape Paul VI le nomma Archevêque de Munich et Freising. Il reçut l’ordination épiscopale le 28 mai suivant. Il était le premier prêtre diocésain à assumer la charge pastorale de ce grand diocèse bavarois depuis quatre-vingt ans. Sa devise épiscopale était : « Collaborateur de la vérité ». À cette occasion, il expliqua lui-même : « Il me semblait, d’une part, que cela soulignait le lien entre mon travail de professeur et ma nouvelle mission. Si les activités étaient différentes, il n’en demeurait pas moins que ce qui était en jeu c’était toujours suivre la vérité et être à son service. D’autre part, j’ai choisi cette devise parce que, dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui, on oublie presque complètement le thème de la vérité, tant cela paraît trop élevé pour l’homme, et pourtant, si la vérité vient à manquer, tout s’écroule ».

Paul VI le créa cardinal au Consistoire du 27 juin 1977 avec le titre de « Santa Maria Consolatrice al Tiburtino ».

En 1978, il prit part au Conclave qui se tint du 25 au 26 août et qui élit Jean-Paul Ier. Celui-ci le nomma son Envoyé spécial au IIIème Congrès mariologique international célébré à Guayaquil (Équateur), du 16 au 24 septembre. Au mois d’octobre de cette même année, il participa au Conclave qui élit Jean-Paul II.

Il fut rapporteur à la Ve Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques, célébrée en 1980, sur le thème : « La mission de la famille chrétienne dans le monde contemporain ». Il fut Président délégué à la VIe Assemblée générale ordinaire, célébrée en 1983, sur « La réconciliation et la pénitence dans la mission de l’Église ».

Nommé par Jean-Paul II, le 25 novembre 1981, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et Président de la Commission biblique pontificale ainsi que de la Commission théologique internationale, il renonça au gouvernement pastoral de l’archidiocèse de Munich et Freising le 15 février 1982. Le 5 avril 1993, le Pape l’éleva au rang de Cardinal-Évêque en lui confiant le siège suburbicaire de Velletri-Segni.

Il fut Président de la commission qui a préparé le Catéchisme de l’Église catholique et qui, après six années de travaux (1986-1992), présenta au Saint-Père le nouveau Catéchisme.

Le 6 novembre 1998, le Saint-Père approuva l’élection du Cardinal Ratzinger comme Vice-Doyen du Collège des Cardinaux, élection qui avait été faite par les Cardinaux de l’ordre des évêques. Le 30 novembre 2002, il approuva son élection comme Doyen ; lui conférant en plus, avec cette charge, le titre suburbicaire d’Ostie.

En 1999, il fut Envoyé spécial du Pape aux célébrations qui, le 3 janvier, marquèrent le XIIème centenaire de la création du diocèse de Paderborn, en Allemagne.

Le 13 novembre 2000, il devint Académicien honoraire de l’Académie pontificale des Sciences.

Dans la Curie Romaine, il fut membre du Conseil de Cardinaux et Évêques de la Secrétairerie d’État, Section pour les Relations avec les États ; membre des Congrégations suivantes : pour les Églises orientales, pour le Culte divin et la discipline des Sacrements, pour les Évêques, pour l’Évangélisation des Peuples, pour l’Éducation catholique, pour le Clergé et pour les Causes des Saints. Il fut membre du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens et membre du Conseil pontifical pour la Culture ; membre du Tribunal de la Signature apostolique ; et aussi des Commissions pontificales pour l’Amérique latine, « Ecclesia Dei », pour l’Interprétation authentique du Code de Droit canonique, et pour la Révision du Code des Canons des Églises orientales.

Parmi ses nombreuses publications, le livre « Introduction au christianisme » occupe une place particulière, il y reprend les cours universitaires publiés en 1968 sur la profession de foi apostolique ; il faut mentionner également « Dogme et révélation » qui est une anthologie d’essais, de prédications et de réflexions sur la pastorale.

Le discours qu’il prononça devant l’Académie catholique de Bavière, sur le thème « Pourquoi est-ce que je continue à vivre malgré tout dans l’Église ? », reçut un large écho : il y affirmait avec son habituelle clarté que « c’est dans l’Église seulement que l’on peut être chrétien et non pas à côté d’elle ».

Au fil des années ses publications abondantes n’ont cessé d’apporter à ceux qui voulaient approfondir la théologie un point de référence sûr. En 1985, il publia le livre-entretien « Rapport sur la foi » et, en 1996, « Le sel de la terre ». Pour son soixante-dixième anniversaire, le livre « À l’école de la vérité » recueillait les réflexions de divers auteurs qui mettaient en lumière les différents aspects de sa personnalité et de son œuvre.

Il a reçu de très nombreux doctorats « honoris causa »: de la part de l’Université Saint-Thomas, à Saint-Paul (Minnesota, USA), en 1984 ; de l’Université catholique de Eichstätt (Allemagne), en 1987 ; de l’Université catholique de Lima (Pérou), en 1986 ; de l’Université catholique de Lublin (Pologne), en 1988 ; de l’Université de Navarre (Pampelune, Espagne), en 1998 ; de l’Université libre Santissima Maria Assunta (LUMSA, Rome), en 1999 ; de la Faculté de théologie de l’Université de Wroclaw (Pologne), en 2000.

Rôle – Le pape assume trois rôles : il est évêque de Rome, pasteur de l’Église universelle et Chef d’État du Vatican.

En tant qu’évêque de Rome, le pape Benoît XVI est totalement responsable du diocèse de Rome dont il a hérité lorsqu’il est devenu successeur de l’Apôtre Pierre, premier évêque de Rome. Tout au long de l’histoire de l’Église, les papes ont toujours attaché beaucoup d’importance à leur rôle d’évêques de Rome, malgré la lourde charge de leur mission au service de l’Église universelle. Dans ses responsabilités à l’égard des 3 millions d’habitants de son diocèse, le pape est assisté par un cardinal-vicaire et de nombreux évêques auxiliaires.

Comme pasteur de l’Église universelle, le pape, assisté de tous les évêques du monde, est chargé de la responsabilité pastorale de tous les Catholiques. En vue d’assumer ensemble cette responsabilité, le pape et le Collège des évêques sont aidés, à Rome, par un certain nombre de groupes qui travaillent sous l’autorité du pape (p.ex. la Curie romaine, les secrétariats, les tribunaux).

En qualité de Chef de l’État du Vatican, le pape exerce l’ensemble du pouvoir législatif, exécutif et judiciaire qui est complètement distinct du gouvernement de l’Église. Le Vatican est un tout petit État autonome (le plus petit du monde) ce qui permet au Saint-Siège d’être tout à fait indépendant de toutes les puissances politiques du monde.

 
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  • La nouvelle édition en anglais du Missel Romain : << Rien de plus beau >>

    Monsieur Glenn Byer dirige le Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada. Il possède un doctorat en liturgie de l’Institut pontifical San’ Anselmo, de Rome. Les diocèses et les paroisses pourront trouver une liste de ressources pour se préparer à recevoir l’édition révisée en langue anglaise du Missel romain en usage au Canada sur le site Web du Service des éditions de la CECC, http://www.cccbpublications.ca.

     

  • La béatification du pape Jean-Paul II
  • Lettre pastorale aux jeunes sur la chasteté
  • Caritas in Veritate. Sur le développement humain intégral dans la charité et la vérité. Guide pour discussion et action.
  • Vivre et célébrer - Vol. 45 No 205 (Prinptemps 2010)

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Le pape Benoît XVI est né Joseph Ratzinger le Samedi Saint 16 avril 1927, à Marktl am Inn, Allemagne. Il est le second pape non italien en plus de 400 ans.