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Rapport du président de la CECC

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Chers frères évêques, chers invités et chers membres du personnel,

« Ecce enim evangelizo vobis gaudium magnum. » C’est par ces mots, selon l’Évangile de Luc (2,10) d’après la traduction de la Vulgate, que l’ange annonça la naissance de Notre Seigneur. « Voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie. » L’Église a repris la même formule au fil des siècles pour annoncer divers événements heureux. En ce qui nous concerne aujourd’hui, peut-être devrais-je parler de gaudia magna. Nous avons en effet plusieurs joies à célébrer au moment d’ouvrir notre Assemblée plénière, cette année.

1. Célébrer les joies

Il y a la joie de la canonisation du Saint Frère André, que plusieurs d’entre vous vont célébrer d’une manière spéciale, samedi prochain, avec des milliers d’autres chrétiens, chrétiennes, à Montréal. Il y a aussi la joie de l’Assemblée spéciale du Synode des évêques pour le Moyen Orient, qui s’est terminée officiellement hier.

Pour ce qui est de la canonisation du Saint Frère André, je tiens à remercier Monseigneur Martin Veillette, président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, d’avoir accepté que l’Assemblée du Québec soit l’hôte avec notre Conférence de la magnifique réception organisée au Collège pontifical canadien. Je tiens aussi à féliciter d’une manière spéciale Monseigneur André Richard, archevêque de Moncton, et Monseigneur James H. MacDonald, archevêque émérite de Saint John’s, qui appartiennent tous les deux à la famille religieuse du Frère André, la Congrégation de Sainte-Croix. Nous devons un grand merci au recteur du Collège pontifical canadien, Monsieur Éric Sylvestre, P.S.S., pour son aide dans l’organisation de la réception et pour l’assistance offerte aux 5000 pèlerins canadiens qui étaient à Rome pour la canonisation. Nous n’aurions pas pu nous passer non plus de l’expertise et du savoir-faire du père Thomas Rosica, C.S.B., président et directeur général de la Fondation catholique Sel et Lumière média, notre personne contact avec la presse pour l’événement. Il fallut en effet composer à Rome avec une soixantaine d’appels, de requêtes et d’interviews de médias de tout le Canada.

Samedi prochain, à la célébration, ceux d’entre nous qui se rendront à Montréal auront l’occasion de féliciter et de remercier les représentants de l’Oratoire Saint-Joseph pour le travail qu’ils ont accompli afin de souligner l’importance de la canonisation du Saint Frère André. Importance que souligne aussi notre Assemblée plénière en publiant une lettre pastorale sur la piété et la dévotion populaire, préparée par notre Commission pour la Doctrine. Comme je l’ai signalé dans mes remarques au Collège pontifical canadien, le Frère André nous rappelle à tous l’importance fondamentale des hommes et des femmes ordinaires pour soutenir la foi de l’Église universelle. Il me semble particulièrement providentiel que le Frère André soit canonisé au moment où le cardinal Jean-Claude Turcotte est l’archevêque de Montréal. Le cardinal Turcotte n’a cessé de nous rappeler à tous l’importance de parler au monde ordinaire. (D’ailleurs, j’ajouterais que son langage coloré est tellement simple, clair et direct que même ses confrères évêques arrivent à le comprendre!)

Je voudrais aussi dire quelques mots au sujet du Synode spécial des évêques pour le Moyen Orient. Monseigneur Collins a été nommé au Synode par le Saint Père pour y être l’un des trois évêques de rite latin de l’Amérique du Nord. Participaient aussi au Synode certains de nos collègues des Églises catholiques orientales: Monseigneur Yousif Habash, évêque éparque des catholiques syriaques aux États-Unis et au Canada; Monseigneur Ibrahim M. Ibrahim, évêque catholique melkite de Saint-Sauveur de Montréal; Monseigneur Joseph Khoury, évêque éparque maronite de Saint-Maron de Montréal et Monseigneur Manuel Batakian, évêque éparque catholique arménien de Notre-Dame de Nareg à New York, dont l’éparchie comprend le Canada et les États-Unis.

Le Synode pour le Moyen Orient présente deux aspects d’une importance particulière pour l’Église de notre pays. En premier lieu, il a célébré l’identité et le témoignage sui iuris des Églises orientales catholiques. La valeur de l’héritage chrétien oriental est depuis longtemps une priorité pour nous, en tant qu’évêques canadiens. Notre propre histoire et notre témoignage de catholiques latins se sont amplement enrichis et affermis du fait de la présence parmi nous des Églises catholiques orientales. Deuxièmement, le Synode a traité de la situation complexe qui prévaut dans les pays du Moyen Orient. Encore là, il s’agit d’une préoccupation de notre Conférence – notamment pour assurer une approche équilibrée et réfléchie des différents points de vue sur les conflits au Moyen Orient. Mais il a toujours été tout aussi important pour nous de trouver des façons d’encourager nos frères et sœurs chrétiens qui vivent en Terre sainte et dans tout le Moyen Orient, eux qui deviennent une minorité de plus en plus menacée.

Les préoccupations du Synode rejoignent d’ailleurs plusieurs autres développements survenus dans notre pays. En réponse à une invitation du Saint-Siège, la CECC est l’une des conférences épiscopales d’Europe et d’Amérique du Nord qui se réunissent chaque année depuis 1998 avec les ordinaires catholiques de Terre sainte. En outre, depuis 2003, des diocèses catholiques de notre pays bénéficient des services d’un chapitre canadien de la CNEWA (Catholic Near East Welfare Association). En janvier de cette année, plusieurs d’entre vous ont participé à un congrès organisé par l’archidiocèse de Toronto et le diocèse de London pour voir comment nos églises particulières pourraient mieux assister les réfugiés qui souhaitent venir dans notre pays, en particulier les réfugiés chrétiens du Moyen Orient.

À la suite de ma visite en Terre sainte, toujours en janvier dernier, le Bureau de direction est convenu que, comme Conférence, nous devrions tirer un meilleur parti de ces rencontres, notamment en assurant un meilleur suivi aux visites que nous faisons à nos homologues en Terre sainte. J’espère que ceux d’entre nous qui ont participé au Synode spécial nous apporteront des suggestions en ce sens. Cette invitation s’adresse aussi à Monseigneur Richard Grecco. Il a représenté la CECC en juillet à une rencontre organisée à Beyrouth par Caritas Internationalis en vue du Synode spécial sur le Moyen Orient. Après la réunion de Caritas, il a pu prendre contact avec un certain nombre de projets que soutient en Terre Sainte l’Organisation catholique canadienne pour le Développement et la Paix.

2. Mettre l’accent sur l’évangélisation

En plus de ces gaudia magna, je veux souligner l’importance d’evangelizare pour l’Assemblée plénière de cette année. L’évangélisation sera notre thème principal. Pour nous parler de l’évangélisation et de la culture contemporaine, nous aurons le privilège de recevoir Monseigneur Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la Culture et l’un des 24 évêques dont Benoît XVI vient d’annoncer qu’ils seraient élevés au cardinalat. Monseigneur Ravasi ne pourra être des nôtres que mercredi et jeudi de cette semaine. Étant donné les questions que nous nous posons comme évêques depuis quelques années, le Conseil permanent a décidé, non seulement d’inviter Monseigneur Ravasi, mais de nous proposer à tous d’explorer quatre défis pastoraux apparentés et susceptibles de favoriser ou de ralentir nos efforts d’évangélisation. Dans l’ordre où ils seront abordés cette semaine, il s’agit:

i) Des nouvelles questions en bioéthique et de leur impact sur l’évangélisation (nous pourrons compter sur une table ronde avec Monseigneur Noël Simard, le Dr André Bourque et la Dre Moira McQueen);
ii) Des questions relatives à l’exercice responsable du ministère, en accordant une attention particulière aux problèmes d’abus sexuel (à partir d’un panel réunissant NN.SS. Richard Smith, Paul-André Durocher et Eugène Tremblay, et Sœur Nuala Kenny, S.C., M.D.);
iii) De l’approche pastorale des catholiques non pratiquants (ce sera l’objet de nos réflexions en atelier à la suite de la seconde communication de Monseigneur Ravasi);
iv) Du renouveau de nos paroisses et de la participation des jeunes adultes (nous aurons l’aide d’un autre panel, formé cette fois de NN.SS. J. Michael Miller, C.S.B., Richard Grecco et Gérald C. Lacroix).

L’évangélisation est l’un de ces mots merveilleux du vocabulaire chrétien qui renferment toute la vision de l’Église et de sa mission. À l’ouverture du Deuxième Concile du Vatican, le bienheureux pape Jean XXIII avait déclaré que le concile devrait préserver l’héritage sacré de la vérité chrétienne et l’exposer de manière plus efficace. Il ajoutait que si l’Église doit influencer les secteurs clés de l’activité humaine – la vie personnelle, familiale et sociale – il est essentiel pour elle de « s’adapter aux conditions changeantes du monde et de la vie modernes car ils ont ouvert des avenues entièrement nouvelles à l’apostolat catholique ». Cette main tendue au monde contemporain aura été depuis un souci constant des papes, comme en font foi la récente décision du pape Benoît XVI d’instituer le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation et le fait que le prochain Synode général de l’Assemblée des évêques portera sur la Nouvelle Évangélisation.

Il est bon de nous souvenir que l’évangélisation et les défis qu’elle comporte ont été un centre d’intérêt soutenu pour notre Assemblée plénière depuis le début du nouveau millénaire. Permettez-moi de vous rappeler nos grands thèmes pour les dix dernières années:

- 2000, la jeunesse et l’Église au Canada;
- 2001, l’évêque au service de l’Évangile pour la vie du monde;
- 2002, l’importance de la liturgie dans la vie de l’Église;
- 2003, le rôle des conférences épiscopales dans la justice sociale;
- 2004, l’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église;
- 2005, le rôle et les responsabilités de notre propre Conférence épiscopale, en vue de notre processus de renouveau et de restructuration;
- 2006, l’engagement des catholiques dans la vie publique et politique;
- 2007, l’évangélisation et les nouveaux défis pour la mission de l’Église au Canada, dont une communication de Monseigneur Claude Champagne, O.M.I.;
- 2008, la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église;
- 2009, le ministère et le rôle du prêtre.

3. Survol de la dernière année

Une grande partie du travail du Conseil permanent et du Bureau de direction au cours de la dernière année a consisté à donner suite à vos discussions lors de la dernière Assemblée plénière. Ce qui a entraîné la création du Comité ad hoc sur l’Organisation catholique canadienne pour le Développement et la Paix, celle du Comité ad hoc sur la Vie et la Famille, et la réaction à leurs rapports d’étape; l’examen des retombées possibles au Canada de la Constitution apostolique Anglicanorum Coetibus; et la poursuite de la réflexion sur les problèmes humains et les problèmes de personnel au Tribunal d’appel canadien. Chacun de ces sujets se retrouve à l’ordre du jour de vos séances de travail, plus tard cette semaine.

En guise d’introduction à un deuxième point qui nous a occupés au cours de la dernière année, je voudrais souhaiter la bienvenue spéciale parmi nous à la nouvelle présidente de la Conférence religieuse canadienne, Sœur Mary Finlayson, R.C.S.J. Sœur Finlayson est accompagnée par la directrice générale, Sœur Annette Noël, S.P., que nous avons tous le plaisir de connaître depuis quelques années. Je vous présente nos deux visiteuses de la CRC à ce moment-ci parce que ce fut l’une des préoccupations constantes du Conseil permanent et du Bureau de direction pendant la dernière année que de renforcer nos relations avec la CRC ainsi qu’avec les sociétés de vie apostolique et les instituts religieux canadiens. Ce dialogue redynamisé a d’ailleurs trouvé à s’appliquer de manière pratique. À la suite du séisme tragique qui a frappé Haïti en janvier, notre Conférence a invité la CRC et Développement et Paix à collaborer avec nous pour assurer à ce pays une assistance coordonnée à long terme.  Cette assistance ne comprendra pas seulement de l’aide humanitaire et de l’aide au développement, à la suite du séisme et maintenant pour réagir à l’éclosion du choléra, mais portera aussi sur la reconstruction de l’infrastructure nécessaire à l’Église en Haïti.

Deux développements favoriseront nos efforts en Haïti: d’abord l’incroyable générosité des catholiques canadiens en réponse à la campagne menée conjointement par l’OCCDP et la CECC en faveur d’Haïti, qui a permis à Développement et Paix de recueillir 20 millions $ dans les diocèses ; ensuite, la rencontre organisée par la conférence épiscopale haïtienne avec des représentants du CELAM et des conférences épiscopales américaine et canadienne. Cette rencontre, à laquelle nous étions représentés par Mgr Brendan O’Brien, ancien président de la CECC, a fait ressortir le besoin d’une approche coordonnée de l’aide à Haïti dans ses efforts de reconstruction ecclésiastique. Les conséquences pratiques qui pourraient en découler pour ce que feront notre Conférence, la CRC et Développement et Paix feront l’objet de diverses conversations au cours des semaines qui viennent.  
 
4. Représenter la Conférence

Outre les visites internationales déjà mentionnées dans le présent rapport, je tiens à vous signaler que le président sortant Monseigneur V. James Weisgerber et le cotrésorier Monseigneur Paul-André Durocher ont participé à une rencontre organisée au Costa Rica, en octobre dernier, sur « les défis que pose à l’évangélisation la culture d’aujourd’hui ». En mars, Monseigneur Gerard P. Bergie a représenté la CECC à un congrès international de théologie, à Rome, sur le thème « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre ». En juin, Monseigneur Weisgerber et moi-même avons représenté notre Conférence à la réunion des dirigeants interreligieux des pays du G8 au Sommet des religions du monde, organisé à Winnipeg sous les auspices du Conseil canadien des Églises. Toujours en juin, notre Conférence a invité Monseigneur Paul Lortie à participer à une mission de Développement et Paix avec un groupe d’observateurs internationaux des élections au Burundi. Malheureusement, le voyage a dû être contremandé au dernier moment à cause de la violence qui a marqué la période préélectorale et à cause de sérieux problèmes de sécurité.

Plus tôt ce mois-ci, M. Daniel Torchia et Mme Alicia Ambrosio, de Sel et Lumière Télévision, ont représenté la CECC à un congrès organisé à Rome par le Conseil pontifical pour les communications sociales afin de discuter de « l’avenir de la presse catholique à l’ère numérique ». Dans l’avenir immédiat, en réponse à une invitation de la conférence épiscopale du Vietnam, notre Conférence a invité Monseigneur Vincent Nguyen à être notre délégué officiel à un Synode national d’évêques qui doit se tenir à Hô-Chi-Minh-Ville, le mois prochain.  Nous attendons de Monseigneur Nguyen un rapport sur la situation au Vietnam, quand il sera rentré de voyage.

Au cours de la dernière année, notre Conférence a été l’hôte de deux rencontres internationales. En février, les membres du Bureau de direction et le Secrétaire général ont participé à la rencontre des évêques de l’Église en Amérique. Tenue à Montréal, cette réunion a traité des problèmes et de la situation des prêtres à travers le continent américain. Il y a quelques semaines, fin septembre, le Bureau de direction accueillait, avec l’aide du Secrétaire général, la rencontre conjointe annuelle avec nos homologues de la Conférences des évêques catholiques des États-Unis. Cette réunion a permis des échanges sur plusieurs sujets d’intérêt mutuel.
 
Conclusion

Avant de conclure, je voudrais mentionner de manière spéciale notre Secrétaire général, Msgr Patrick Powers, P.H. C’est la première Assemblée plénière qu’il ait aidé à planifier. Je tiens à souligner sa présence parmi nous et le travail généreux qu’il a accompli pour nous depuis son entrée en fonction. Nous apprécions tous vivement son énergie, son efficacité et son optimisme, qui ont déjà marqué de leur empreinte notre Conférence. En outre, je veux remercier Msgr Powers et tout le personnel de la CECC pour avoir aidé aux préparatifs de la réception qui a suivi la canonisation du Saint Frère André et  pour avoir collaboré avec le personnel de l’Oratoire Saint-Joseph à préparer la célébration qui se déroulera à Montréal à la fin de cette semaine. Parmi les membres du personnel de la CECC, vous remarquerez quelques nouveaux visages : Mme Nicole Boisvert, secrétaire exécutive de Msgr Powers; le Dr Glenn Byer, directeur des Éditions; M. Cecil Chabot, conseiller aux Affaires autochtones, et M. Patrick Fletcher, conseiller en théologie. Bienvenue à chacune et chacun de vous.

« Ecce enim evangelizo vobis gaudium magnum. » Ce message est à la fois ancien et nouveau; enraciné dans la Bible et pourtant contemporain; il nous invite à retourner à notre héritage mais aussi à le renouveler; il veut retentir et vibrer dans notre cœur et dans notre âme mais exige en même temps d’être proclamé dans le monde entier. Le Saint Frère André n’est pas seulement un rappel des valeurs d’autrefois – il fait aussi partie de notre message pour aujourd’hui. Les Églises du Moyen Orient ne sont pas seulement un élément de notre passé, elles jouent un rôle décisif dans les défis qui façonnent notre avenir.

L’Évangélisation ne consiste pas seulement à préserver le dépôt de la foi – elle doit aussi exposer notre foi avec plus d’efficacité et la tenir à jour en fonction de l’évolution de notre monde. Pour reprendre les paroles de Jésus dans l’Évangile de Matthieu (13,52), nous devons tirer de notre trésor du neuf et de l’ancien. Comment allons-nous y arriver, frères et sœurs? Notre Seigneur dit à ses disciples que tout cela nous prépare pour le Royaume des cieux. J’espère que la présente Assemblée plénière saura aider chacune et chacun de nous à relever ce défi. J’invoque l’Esprit Saint en lui demandant de nous ouvrir l’esprit et le cœur à ce que Dieu a en vue pour notre formation permanente aux approches « anciennes et nouvelles » de l’annonce du Règne de Dieu.

Monseigneur Pierre Morissette
Évêque de Saint-Jérôme
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Mise à jour le Jeudi, 17 Mars 2011  
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