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Rapport du président de la CECC

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Chers confrères évêques, chers invités, chers membres du personnel,

Mon rapport de l’année dernière mettait l’accent sur l’évangélisation. Ce thème permettait de regrouper les points principaux à l’ordre du jour de la Plénière 2010 et plusieurs activités importantes de l’année qui l’avait précédée. Cette année, le fil conducteur qui traverse mon rapport est celui de la Nouvelle Évangélisation. C’est le Bienheureux Jean-Paul II qui, dans les années quatre-vingts déjà, avait proposé à l’Église cette approche visionnaire. L’importance du projet devait trouver un écho au tournant du millénaire dans son invitation souvent reprise à « avancer au large ». La Nouvelle Évangélisation fera l’objet de l’Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, l’an prochain, ainsi que de la prochaine rencontre des évêques de l’Église en Amérique. Cette année, pendant notre assemblée, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec, animera une réflexion sur les Lineamenta du Synode. Un peu plus tard pendant notre rencontre, vous élirez les délégués de notre Conférence, que le Saint-Père nommera ensuite officiellement au Synode.

Nous pouvons déjà cerner un certain nombre d’éléments qui joueront un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la Nouvelle Évangélisation. Ils se fondent sur l’expérience de l’Église au cours de la dernière génération et ressortent également à l’évidence de nos expériences d’Église aux niveaux universel, national et diocésain. Ces mêmes éléments se retrouvent dans les documents du Magistère depuis le Concile Vatican II, comme l’indiquent les deux textes qui accompagneront notre Assemblée plénière de cette année, Sacramentum Caritatis et Verbum Domini. Le rapport que je vous présente voudrait mettre en lien quelques-uns de ces éléments pour vous donner un aperçu du travail de notre Assemblée plénière, au cours de la semaine.

En format PDF

1. Aperçu des travaux de la Plénière

A. La Nouvelle Évangélisation proclame à notre monde un message d’espérance, d’amour et de vie.

Notre principale personne-ressource, cette année, est Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse. Il nous parlera des exhortations post-synodales du Pape Benoît XVI Sacramentum Caritatis (« Sacrement de l’amour ») et Verbum Domini (« La Parole du Seigneur »). Chacun de ces deux documents expose, sous un angle différent, des thèmes qui offrent de solides fondations à la Nouvelle Évangélisation. Verbum Domini affirme au n° 91 : ce que l’Église annonce au monde est le Logos de l’espérance (cf. 1 P 3, 15); l’homme a besoin de la ‘grande Espérance’ pour vivre son présent, la grande Espérance qui est « Dieu qui possède un visage humain et qui nous ‘aimera jusqu’à la fin’ » (Jn 13, 1)… Pour sa part, Sacramentum Caritatis rappelle, au n° 84, que nous ne pouvons garder pour nous l'amour que nous célébrons dans ce Sacrement. Il demande de par sa nature à être communiqué à tous... Nous aussi, nous devons pouvoir dire à nos frères avec conviction : « Ce que nous avons contemplé, ce que nous avons entendu, nous vous l'annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous » (1 Jn 1, 3).

B. La Nouvelle Évangélisation montre que nous allons de l’avant et elle nous donne les moyens de le faire.

Le culte spirituel dans le Christ doit entraîner un changement dans notre « manière de vivre et de penser » (Sacramentum Caritatis, 77). Le Verbe de Dieu nous engage en tant que « destinataires » et « messagers » (Verbum Domini, 91).

Les enfants et les jeunes sont le signe que la société va de l’avant. Ils sont aussi la force qui fait changer la société. Mais pour aller de l’avant, il faut le courage et la détermination de reconnaître et d’éviter les erreurs du passé. Les actions et les omissions de certains évêques ont parfois miné l’espérance dans notre Église et notre monde. Notre Assemblée plénière de cette année va revenir sur la question des abus sexuels. Vous serez informés par le Comité permanent de droit canonique de la façon dont il entend donner suite à une demande du Cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, faite à toutes les conférences épiscopales, afin que celles-ci révisent leurs politiques et leurs protocoles diocésains, de sorte que nos églises et nos communautés soient vraiment des milieux sécuritaires. Par ailleurs, nous entendrons Mgr Anthony Mancini et Mgr Ronald P. Fabbro, C.S.B., nous parler de leur participation au colloque organisé tout récemment par l’université McGill; colloque qui avait pour thème Traumatisme et transformation : l’Église catholique et la crise des abus sexuels. Il y aura un rapport de Mgr Robert Anthony Daniels à propos d’une réunion d’évêques anglophones, tenue un peu plus tôt cette année à Rome, sur la protection des enfants, des jeunes adultes et des adultes vulnérables. En outre, nous avons tenté d’inviter un conférencier des États-Unis pour nous parler des dernières études faites au John Jay College of Criminal Justice de l’Université de la ville de New York. Ces analyses poussées montrent que l’Église là-bas n’a pas fait pire que d’autres institutions sociales pour prévenir les abus sexuels ou pour y réagir. La question qui nous préoccupe, toutefois, c’est de savoir pourquoi l’Église n’a pas fait mieux que le reste de la société.

C. La Nouvelle Évangélisation inclut un renouveau de notre engagement pour la justice et la charité, et elle relie étroitement justice et charité.

L’Église « ne peut et ne doit pas non plus rester à l'écart de la lutte pour la justice » (Sacramentum Caritatis, 89). « L’engagement pour la justice, la réconciliation et la paix trouve sa racine ultime et son accomplissement dans l’amour qui nous a été révélé dans le Christ. » (Verbum Domini, 103).

Notre Plénière va recevoir et discuter deux rapports importants. Le premier, du Comité permanent pour Développement et Paix. Le second, une proposition de planification pastorale à court et à long terme, du Comité ad hoc pour la vie et la famille. Une partie du défi à relever pour nous consiste à rappeler à nos fidèles comment ces deux champs de préoccupation sont intimement reliés l’un à l’autre. La justice et les droits humains comprennent le respect pour toute vie humaine. La dignité de la vie humaine est protégée et soutenue par la « promotion du bien commun sous toutes ses formes », y compris la sollicitude pour la personne humaine de sa conception à sa fin naturelle, et donc à chaque instant de l’une à l’autre (Sacramentum Caritatis, 83). Afin de « dénoncer les situations indignes de l’homme… en raison de l’injustice et de l’exploitation », nous devons « travailler sans répit à l’édification de la civilisation de l’amour » (Sacramentum Caritatis, 90).

Comme évêque, j’ai eu le privilège de servir huit ans au Bureau de direction de votre Conférence après avoir siégé six ans, à titre de délégué de la CECC, au conseil national de Développement et Paix. C’est pourquoi je presse les membres de notre Conférence et ceux de Développement et Paix de trouver les moyens de travailler ensemble, d’accroître et d’améliorer leur collaboration et de renouveler leur témoignage commun. « L’amour du prochain, enraciné dans l’amour de Dieu, implique que nous soyons constamment engagés en tant que personnes et en tant que communauté ecclésiale, locale et universelle. » (Verbum Domini, 103). J’ai bon espoir que notre Comité permanent s’avérera un moyen efficace pour nous, évêques, d’aller de l’avant dans l’accompagnement et le renouvellement de Développement et Paix dans son travail et dans sa mission.

Les éléments du projet de plan pastoral pour la vie et la famille devraient offrir, eux aussi, une approche constructive pour l’avenir, à court et à long terme. « Les familles… [l]'amour entre l'homme et la femme, l'accueil de la vie, la tâche éducative, se révèlent être des lieux privilégiés… [pour] transformer et porter l'existence à sa plénitude de sens. » (Sacramentum Caritatis, 79). Une fois que notre Assemblée se sera assurée que les recommandations du Comité ad hoc offrent la flexibilité et l’adaptabilité voulues pour répondre aux besoins régionaux et locaux, je suis convaincu que nos églises diocésaines trouveront dans ce plan une importante stratégie pastorale susceptible « de soutenir, d'éduquer et d'encourager les fidèles laïcs à vivre pleinement leur vocation à la sainteté dans le monde » (Sacramentum Caritatis, 79). La famille reste pour nous l’« école » fondamentale où enseigner les valeurs de justice, de paix et de réconciliation. Le laïcat a la « mission prophétique » de « témoigner de l’Évangile dans la vie quotidienne ». « Cette conscience doit être réveillée dans chaque famille, paroisse, communauté, association et mouvement ecclésial. » (Verbum Domini, 94)

D. La Nouvelle Évangélisation nous amène à trouver de nouvelles façons de témoigner publiquement comme communauté et en tant que membres de la communauté.

La vie et le culte chrétiens sont le témoignage et « l’œuvre du Christus totus », du Christ total (Sacramentum Caritatis, sous-titre de la section 36-42). Par notre « engagement dans le monde », nous sommes redevables « devant le Christ, Seigneur de l’Histoire ». En proclamant l’Évangile, nous nous encourageons « les uns les autres à accomplir le bien » (Verbum Domini, 99).

Pendant cette rencontre, les trois Commissions nationales de notre Conférence vont nous inviter à réfléchir sur le témoignage chrétien d’un triple point de vue : liberté et formation de la conscience (Commission pour la doctrine), récolte des fruits du dialogue œcuménique (Commission pour l’unité chrétienne, les relations religieuses avec les Juifs et le dialogue interreligieux), et immigration (Commission pour la justice et la paix).

E. Pas de Nouvelle Évangélisation sans recours à des formes de communication nouvelles et éprouvées.

L’évangélisation des cultures suppose le dialogue, l’interprétation, la confrontation à « toute réalité culturelle », l’engagement et le discernement (Sacramentum Caritatis, 78). Elle comprend « la reconnaissance de l’importance de la culture », « le sens de la Bible comme un grand trésor pour les cultures », « la promotion des expressions artistiques », « l’utilisation attentive et intelligente des moyens de communication sociale, anciens et nouveaux », « le contact personnel qui demeure irremplaçable » et l’utilisation accrue d’Internet « qui constitue un nouveau forum » (Verbum Domini, 109-113).

La dernière rencontre des évêques de l’Église en Amérique a porté sur les communications. Les évêques d’Amérique latine, des États-Unis et du Canada en sont revenus déterminés à faire un meilleur usage des nouveaux moyens de communication. Pour la CECC, cela suppose une meilleure coordination de nos trois principales fonctions de communication – la technologie de l’information, les publications et les relations avec les médias – cela suppose aussi une utilisation plus innovante et plus efficace de notre site Internet. Cela entraînera bientôt le développement d’un site internet à l’usage exclusif des évêques et des membres de votre personnel diocésain auxquels vous souhaiterez y donner accès. Vous avez déjà été témoins de la création des sites Internet pour les deux Offices nationaux de liturgie, en plus de celui pour la publication de la nouvelle édition en langue anglaise du Missel romain pour le Canada. Plus tard cet automne, notre Conférence lancera une section repensée et plus élaborée du site Internet de la CECC pour mettre l’accent sur les relations de notre Église avec les peuples autochtones.

Au cours de la dernière année, notre Conférence a procédé à une mise à jour en achetant et en louant pour 250 000 $ d’équipement et de matériel informatique, en plus d’engager un nouveau spécialiste en informatique. Notre secrétaire général, Mgr Patrick Powers, P.H., est bien décidé à nous faire vivre un jour une « Plénière sans papier », et à encourager une utilisation plus fréquente et plus judicieuse de la vidéoconférence pour toutes nos réunions. Vous remarquerez la présence parmi nous aujourd’hui et pendant toute la semaine de Télévision Sel + Lumière. Elle diffuse en continu le présent rapport, ainsi que nos célébrations liturgiques quotidiennes et quelques autres temps forts de notre Assemblée plénière. La chaîne Sel + Lumière réalisera des entrevues avec plusieurs d’entre vous au cours des prochains jours. Elle nous a aussi généreusement fourni plusieurs vidéos d’événements marquants de la vie de l’Église dans notre pays. Vous pourrez en prendre connaissance à loisir tout au long de notre rencontre.

Les ressources de Sel + Lumière nous permettront, plus tard aujourd’hui, de lancer publiquement le nouveau missel en langue anglaise publié par le Service des Éditions. Cet après-midi, le Nonce apostolique au Canada recevra un exemplaire spécial de la seule version du Missel que le Saint-Siège et les évêques du Canada aient approuvée pour notre pays. Plus tard cette année, le Saint-Père recevra, lui aussi, son propre exemplaire de notre Missel. Ce lancement du Missel en anglais et la poursuite des travaux de révision de la traduction en français du Missale romanum sont autant de façons pour les catholiques de notre pays de reconnaître et de réaffirmer « l'influence bénéfique que la réforme liturgique réalisée à partir du Concile Vatican II a eue pour la vie de l'Église » (Sacramentum Veritatis, 3).

L’utilisation accrue des nouveaux moyens de communications permet aux fidèles de tout le pays de prendre conscience de l’importance que peut avoir pour l’Église la rencontre de leurs évêques en Assemblée plénière. Mais nous espérons aussi que chacun de nous, dans son propre diocèse, manifestera plus d’audace et de créativité dans l’utilisation des nouveaux médias et des autres moyens de communication à la page. Ce sont là des ressources importantes non seulement pour « l’entretien » de nos communautés mais aussi pour « une nouvelle écoute de la Parole de Dieu et une nouvelle évangélisation » (Verbum Domini, 95, 122).

2. Retour sur l’année dernière

Une bonne partie du travail accompli par le Conseil permanent et le Bureau de direction au cours de la dernière année a eu pour objet le suivi de vos échanges de la dernière Plénière ou la préparation de la présente rencontre. On y a traité notamment de :

i) la création du Comité permanent pour Développement et Paix, en plus de réfléchir à quelques questions qui se sont posées récemment à propos des rapports entre notre Conférence et cet organisme;

ii) la proposition du Comité ad hoc pour la vie et la famille, notamment de la modification d’un des éléments du mandat de l’Organisme catholique pour la vie et la famille, afin qu’elle puisse collaborer avec la CECC à l’éventuel plan pastoral pour la vie et la famille;

iii) préparatifs pour l’application des normes liturgiques révisées de la Présentation générale et de la traduction anglaise révisée du Missel romain, qui entreront en vigueur le 27 novembre 2011, premier dimanche de l’Avent.

Il y eut aussi l’année dernière plusieurs visites, rencontres et invitations importantes; j’aimerais en signaler brièvement quelques-unes :

i) En janvier, j’ai participé à la réunion annuelle de la Coordination des conférences épiscopales en solidarité avec l’Église de la Terre Sainte. J’étais assisté de M. Carl Hétu, secrétaire national de CNEWA Canada. Ces visites me sont importantes pour témoigner notre appui et notre préoccupation aux chrétiens qui vivent en Terre Sainte. Je recommande donc que notre Conférence continue de participer à ces réunions. À la suite de la réunion de cette année, j’ai écrit à l’Ambassadrice d’Israël au Canada pour demander que les lieux saints chrétiens en Terre Sainte demeurent véritablement des lieux de pèlerinage. Chez les chrétiens de Terre Sainte existe en effet la crainte que certains veuillent transformer ces lieux en sites purement touristiques.

ii) En février, la présidence de la CECC (Mgr Smith, Mgr Powers et moi-même) a fait une visite spéciale au Saint-Siège, pour traiter notamment avec la Congrégation pour l’évangélisation des peuples de l’indult qui permet à notre Conférence de garder un pourcentage des revenus canadiens de la collecte annuelle pour l’évangélisation des peuples. Cette somme permet de verser aux diocèses du Nord leurs subventions ordinaires annuelles. Depuis cette visite, nous avons reçu de la Congrégation une lettre nous indiquant que l’indult et les subventions prendront fin en janvier 2014. La présidence nouvellement élue de notre Conférence poursuivra les pourparlers sur ce point avec la Congrégation.

iii) En mars, le président de la Conférence des évêques de la République démocratique du Congo, Mgr Nicolas Djomo, a visité les bureaux de la CECC. Chacun de vous avez reçu une copie de sa lettre remerciant notre Conférence et Développement et Paix pour l’aide apportée à son pays. Mgr Roger Ébacher et Mgr Powers ont reçu Mgr Djomo, et je l’ai moi-même rencontré par la suite. Sa visite, comme celle d’autres visiteurs de son pays, engagés là-bas dans le travail pour la justice et la paix, était parrainée par Développement et Paix.

iv) Notre Conférence avait été invitée par le Saint-Siège à envoyer un délégué à un congrès international à Rome, en mai, pour souligner le 50e anniversaire de l’encyclique Mater et Magistra du Bienheureux Jean XXIII. Mgr Pierre-André Fournier a bien voulu accepter d’y aller. Nous sommes reconnaissants à l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, qui nous a aidés à prendre les arrangements nécessaires. Comme vous le savez tous très bien, il n’est pas toujours facile pour les évêques de réaménager leur agenda afin de participer à des événements de ce genre.

v) En juillet dernier, le vice-président Mgr Richard Smith a participé à une rencontre internationale au Palais de Lambeth, en Angleterre, pour discuter de la situation des chrétiens en Terre Sainte. L’invitation faite à notre Conférence venait de l’Archevêque de Cantorbéry et de l’Archevêque de Westminster.

vi) Toujours en juillet, Mgr Powers et moi-même, nous sommes rendus au Quartier général suprême des Chevaliers de Colomb à New Haven et, en août, nous avons participé au Congrès suprême du mouvement à Denver. Notre Conférence est très reconnaissante aux Chevaliers de Colomb pour leur aide et leur appui généreux.

vii) En août, le directeur général de Sel + Lumière, le Père Thomas Rosica, C.S.B., a coordonné l’aide fournie à 5000 jeunes pèlerins canadiens et à plus de 22 évêques du Canada qui ont participé à la Journée mondiale de la Jeunesse, à Madrid. Le Père Rosica répondait ainsi à une demande de notre Bureau de direction; comme toujours, il s’est montré efficace et généreux en offrant son aide et celle de son personnel.

viii) En septembre, le Bureau de direction et le Secrétaire général ont rencontré, comme le veut la tradition, leurs homologues de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis. La réunion de cette année a eu lieu dans le Colorado ; l’an prochain, la CECC sera l’hôte de cette réunion conjointe quelque part dans les Rocheuses canadiennes.

3. À signaler

J’aimerais dire quelques mots sur deux autres sujets : le premier, un événement d’envergure nationale et internationale; le second, une série d’événements de grande importance pour notre pays. Notre Conférence n’est pas directement impliquée dans ces événements. L’an prochain, comme vous le savez, Dublin accueillera le Congrès eucharistique international. Nos deux délégués officiels sont Mgr Albert LeGatt et Sœur Doris Lamontagne, P.F.M., qui collaborent étroitement avec vous et vos représentants diocésains à la planification pastorale de l’événement. Il s’agira du 50e Congrès eucharistique international. Son thème, « L’Eucharistie, communion avec le Christ et les uns avec les autres », s’inspire du 50e anniversaire de l’inauguration du Deuxième Concile du Vatican, que le Bienheureux Jean XXIII avait solennellement convoqué le 25 décembre 1961. On peut trouver sur le site Internet de la CECC un lien au site Internet du Congrès. Les célébrations de Dublin ont une importance particulière pour nous au Canada puisque le dernier Congrès eucharistique international a été célébré à Québec.

La série d’événements à laquelle je faisais allusion concerne les différentes rencontres et audiences publiques de la Commission Vérité et Réconciliation. Je tiens à remercier tous les évêques qui ont participé jusqu’ici à ces événements et à ces audiences. C’est l’évêque local qui connaît le mieux les besoins et la situation des Premières Nations, des Inuits et des Métis qui se trouvent dans son diocèse. Pour notre Église, le diocèse est l’agent pastoral premier et essentiel dans la vie des peuples autochtones. C’est pourquoi notre Bureau de direction recommandera au Conseil permanent une nouvelle approche pour vous aider dans cette tâche pastorale qui revêt pour nous une telle importance. On proposera d’organiser pour les évêques, à intervalles réguliers, un forum de la CECC sur des sujets concernant les peuples autochtones, sujets que vous aurez jugés prioritaires pour la réflexion et la discussion.

Conclusion

En conclusion, je voudrais signaler les noms de nouveaux membres du personnel de notre Conférence : M. Paul Bowman, directeur de l’administration; M. René Laprise, directeur des relations avec les médias; Mme Diane Palen, secrétaire exécutive; et M. Kevin Sharp, directeur des services informatiques. Vous aurez le plaisir de les rencontrer plus tard aujourd’hui et toute cette semaine. Et je suis heureux également ce matin de vous annoncer que, demain, notre secrétaire général, Mgr Powers, fêtera son 25e anniversaire d’ordination sacerdotale. Nous trouverons le moyen, au cours de la semaine, de célébrer cette date importante et de le remercier pour son dévouement.

Il y a deux ans, à la réunion de l’Assemblée plénière pendant laquelle vous m’avez élu président, je soulignais l’unité remarquable de notre Conférence dans le contexte « bilinguistique » qui est le nôtre. L’histoire de notre pays bilingue et multiculturel nous a façonnés et elle est pour nous une occasion d’ouverture à ce qui est différent, à ce qui est autre. Nous sommes en mesure, et à un niveau étonnant, de rechercher et de préserver l’unité sur l’essentiel tout en autorisant la diversité là où elle est nécessaire. Le Pape Benoît, au n° 7 de Verbum Domini, parle de « la symphonie à plusieurs voix » qu’interprète l’Église en faisant ressortir les sens différents et l’unité de la Parole de Dieu. Sacramentum Caritatis, au n° 31, nous rappelle qu’à chaque Eucharistie nous célébrons « la joie de la communion des saints » et la réponse de Dieu « dans l’humanité tout entière et en définitive dans la création elle-même ». Puisse cette Assemblée plénière nous aider à donner ce témoignage symphonique de joie et d’unité fraternelle!

Monseigneur Pierre Morissette
Évêque de Saint-Jérôme
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Mise à jour le Mardi, 18 Octobre 2011  
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