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Rapport du président de la CECC

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Chers frères évêques, chers invités et chers membres de notre personnel,

Nous nous retrouvons en Assemblée plénière à l’hôtel Mont-Gabriel. Ce bel endroit évoque la mission de l’archange Gabriel, qui « se tient en la présence de Dieu ». Jadis, c’est lui qui invita Daniel à « pénétrer la parole et à comprendre la vision » (Daniel 8,18; 9,23). Plus tard, il assura à Zacharie que le Seigneur interviendrait dans la vie de son peuple pour le sauver et susciter une vie nouvelle. Il annonça à Marie que cette intervention se réaliserait dans la merveille de l’Incarnation, et il exhorta Notre Dame à ne pas craindre de répondre à l’appel unique qui lui était adressé. En ces jours que nous passons ensemble, nous sommes en la présence de Dieu, sûrs que le Christ est fidèle à sa promesse d’être présent là où deux ou trois se rassemblent en son nom. Nous implorons la grâce d’entendre à nouveau la parole de Dieu, de comprendre sa vision pour son peuple et de ne pas craindre de proclamer l’Évangile.

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Rétrospective de l’année écoulée

Voici une dizaine de jours, le Saint-Père a fait une visite apostolique au Liban, où il a officiellement rendu publique son Exhortation apostolique postsynodale Ecclesia in Medio Oriente. Par ce document, par ses discours et ses homélies, il a appelé l’Église à une unité plus profonde afin qu’elle donne un témoignage d’espérance dans un monde divisé. Cet appel rejoint l’essence même de notre mission d’évêques. Nous sommes appelés à servir l’unité de l’Église. En communion avec le Saint-Père et les évêques de partout, nous partageons la double responsabilité de faire progresser la paix de Dieu pour l’Église et pour l’humanité, et d’approfondir la communion avec Dieu et avec tout notre monde.   La dernière année nous a donné de nombreuses occasions de cultiver et d’approfondir notre communion et notre témoignage, non seulement au sein de notre Conférence, mais à l’échelle de l’Église tant au Canada qu’à l’étranger.  Permettez-moi d’illustrer la chose en évoquant certaines des principales activités de notre Conférence au cours de la dernière année.

La visite de la présidence au Saint-Siège

Peu après notre dernière Assemblée plénière, le vice-président Monseigneur Paul-André Durocher, le secrétaire général Mgr Patrick Powers, P.H., et moi-même avons effectué la visite annuelle des bureaux du Saint-Siège. Nous avons eu quelque 34 entretiens pendant les deux semaines de notre séjour à Rome. Ces rencontres avec des frères évêques au service du Saint-Siège furent ouvertes, franches, fraternelles et constructives. Nous aurons l’occasion de vous faire part des fruits de ces conversations en traitant l’ordre du jour de la semaine.

Bien entendu, le point culminant de notre visite au Saint-Siège a été, comme toujours, notre entrevue avec le Saint-Père. La vive attention qu’il porte à nos problèmes est une grande source de consolation et d’encouragement.  Il est manifeste qu’il a apprécié la qualité et la beauté de la nouvelle édition du Missel romain pour le Canada anglais, que nous lui avons présentée. En fait, des intervenants du monde liturgique nous ont confié que l’édition de la CECC est sans doute la meilleure version en langue anglaise de l’editio typica tertia du Missel romain. Mais surtout, le Missel révisé et ses normes liturgiques s’avèrent un instrument d’unité et de communion.  Comme nous le rappelle Ecclesia in Medio Oriente, l’Eucharistie « fonde la communion ecclésiale » (n° 79).  L’unité qu’elle réalise « entre l’universel et le particulier» (n° 38) a reçu une expression concrète lors de notre visite à Rome.

Témoigner de la vie et célébrer la famille

L’unité dans notre témoignage à la beauté et à la sanctification de la vie nous a mené, en tant que Conférence, à adopter des éléments d’un plan national pour la vie et la famille.  En décembre, comme en avait convenu notre Assemblée plénière, je vous invitais à encourager vos diocèses à participer à notre effort national de lancement d’initiatives pastorales pour la vie et la famille. Ecclesia in Medio Oriente (n° 63) nous rappelle que le respect de la dignité humaine est «  source et fondement de la liberté »; pourtant, la culture occidentale et la société canadienne continuent d’assister à une érosion du respect de la vie humaine. Toute société humaine a besoin de savoir qu’elle peut avec assurance confier à ses personnels soignants la vie de ses membres vulnérables : les enfants à naître, les petits, les vieillards, les personnes handicapées ou atteintes d’incapacité. Les crimes graves que sont l’avortement, l’euthanasie et le suicide assisté minent sérieusement cette assurance. Ce sont là de véritables menaces non seulement contre la vie individuelle, mais contre le bien commun.

L’Exhortation le souligne aussi, « la famille chrétienne en particulier est plus que jamais confrontée à la question de son identité profonde » (n ° 58). Voilà qui nous appelle à trouver des façons positives de renforcer les idéaux qui sont au cœur de la vie de famille chrétienne et à célébrer l’amour et l’éducation que vivent aujourd’hui nombre de familles, non sans difficultés. Nos diocèses cherchent des façons d’aider les familles à cultiver et à approfondir ces valeurs que le Pape a soulignées à la Rencontre mondiale des familles, à Milan : respect des personnes, gratuité, confiance, responsabilité, solidarité et coopération (homélie du 3 juin 2012). Cette approche pratique et pastorale sera au cœur du plan national pour la vie et la famille, qui va se déployer dans les mois et les années à venir. Nous allons faire appel dans ce but à vos bureaux diocésains pour la vie et la famille, comme aussi à l’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF), dont l’aide et la collaboration sont toujours aussi précieuses pour notre Conférence.

Visite de solidarité en Haïti

Notre amour pour le don de la vie nous envoie d’une manière spéciale à la communion et à la solidarité envers les pauvres. En décembre 2011, le Vice-président et moi-même, ainsi que notre secrétaire général adjoint, Bede Hubbard, avons participé à une visite de solidarité en Haïti. Dans un blogue rédigé là-bas, j’ai noté : « Au milieu de la misère la plus abjecte, nombre de personnes s’efforcent avec beaucoup d’amour et de dévouement d’aider les gens à rebâtir non seulement au niveau matériel, mais aussi sur le plan personnel. Ce qui a pour fruit un sentiment d’espérance renouvelée…, espérance qui donne naissance à de nouveaux commencements. » Mgr Durocher, M. Hubbard et moi-même avons été impressionnés par le courage et la détermination du peuple haïtien, mais aussi par l’aide précieuse fournie par l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix, ses partenaires locaux et les autres membres de Caritas Internationalis. Notre visite a confirmé l’importance des efforts que nous faisons pour renforcer l’identité et accroître l’efficacité de Développement et Paix dans la poursuite de sa mission, qui est d’apporter aux pauvres de notre monde l’aide du développement humain intégral. Je pense aux bonnes œuvres que j’ai vues de mes yeux en Haïti, comme aussi à l’assistance fournie aux personnes qui souffrent de pénurie alimentaire en Afrique occidentale, quand je lis dans l’Exhortation apostolique qu’il est conforme « à la nature même de la charité chrétienne » de répondre « aux nécessités immédiates de tous, quelle que soit leur religion, indépendamment des partis et des idéologies, dans le seul but de vivre sur terre l’amour de Dieu pour les humains » (n°  89).  Cette semaine, nous allons poursuivre notre réflexion sur la nature et la mission de Développement et Paix.

L’appui à l’Église en Terre sainte

La visite du pape Benoît au Liban était placée sous le signe de la solidarité et de la communion avec tous les citoyens du Moyen-Orient. Il y a maintenant plusieurs années que notre Conférence s’efforce de manifester sa solidarité en participant aux réunions annuelles de la Coordination des conférences épiscopales en solidarité avec l’Église en Terre sainte. Depuis la création de la Coordination en 1998, notre Conférence envoie son Président l’y représenter. Quand je suis allé à Jérusalem, en janvier dernier, j’étais accompagné par M. Carl Hétu, secrétaire national de CNEWA Canada. Notre participation démontre la préoccupation et le soutien de l’Église au Canada pour nos sœurs et frères chrétiens de la Terre sainte et de tout le Moyen-Orient. Elle témoigne aussi de notre détermination à promouvoir là-bas la paix et la justice pour les juifs, les musulmans et les chrétiens. Comme mes prédécesseurs, j’ai aussi fait part de nos préoccupations au Ministre des Affaires étrangères. Par ailleurs, notre Comité pour les droits de la personne cherche l’occasion de rappeler aux représentants diplomatiques du Moyen-Orient au Canada l’importance de la dignité humaine et de la liberté religieuse. La situation au Moyen-Orient est complexe et troublante. Il n’y a pas de réponses faciles ou immédiates. Mais cela ne nous dispense pas de plaider la cause de nos frères et sœurs et de sensibiliser l’opinion aux grandes souffrances et à l’angoisse profonde que connaissent tous les résidents de cette terre que nous disons sainte.

Le Guide d’éthique de la santé

En mars, le Conseil permanent a accepté d’accorder le nihil obstat à la troisième édition révisée du Guide d’éthique de la santé publié par l’Alliance catholique canadienne de la santé (ACCS). Je signale ce projet dans le contexte de notre mission de communion parce que le Guide permet aux établissements de santé catholiques de témoigner dans l’unité du respect de la dignité humaine à chaque étape de la vie et en toutes circonstances, en donnant des soins aux malades au nom de notre Seigneur.  En présentant la doctrine morale de l’Église, le Guide nous permet d’aborder avec clarté et compassion des problèmes de plus en plus complexes. La révision du Guide d’éthique de la santé a requis les efforts et les lumières de nombreuses personnes. Je tiens à souligner ici la contribution importante des équipes de rédacteurs et d’éditeurs de l’ACCS, celle de notre propre Commission pour la doctrine et de ses conseillers, membres de notre personnel ou rattachés à des facultés universitaires catholiques, et celle de plusieurs d’entre vous, à titre individuel, qui avez consacré du temps au projet et qui avez offert vos conseils. Pour citer Ecclesia in Medio Oriente (n° 13), « il est important de se prononcer d’une seule voix sur les grandes questions morales à propos de la vérité humaine, de la famille, de la sexualité, de la bioéthique, de la liberté, de la justice et de la paix ».

La Lettre pastorale sur la liberté de conscience et de religion

En mai dernier, grâce à la Commission pour la doctrine, le Conseil permanent a publié sa Lettre pastorale sur la liberté de conscience et de religion. Voilà un problème de plus en plus inquiétant aussi bien sur la scène internationale qu’ici au Canada. Or, il a une incidence directe sur notre communion non seulement comme Église, mais aussi comme pays. J’ai eu l’occasion de le dire dans mon allocution au Congrès des Chevaliers de Colomb, en août :

La liberté de religion et la liberté de conscience sont essentielles au bien commun de pays comme le nôtre, où la diversité religieuse est la norme. Ces libertés ne nous sont pas concédées par l’État, par la société ou par une autorité humaine quelconque : elles sont le fait de chaque être humain en vertu de son humanité. Aussi, lorsque ces libertés sont négligées ou réprimées, c’est la personne humaine – et donc la société humaine – qui en souffre. La liberté de conscience est indispensable à la recherche de la vérité, indispensable pour adhérer à la vérité. Par ailleurs, la liberté de religion n’est pas seulement le droit à la liberté de culte; elle comprend le droit de vivre sa foi sur la place publique.

Nous aurons l’occasion, plus tard cette semaine, de réfléchir aux dimensions proprement canadiennes de ce problème.

Le Congrès eucharistique international

En juin, j’ai retrouvé plusieurs d’entre vous au Congrès eucharistique international de Dublin. J’ai été impressionné par le grand nombre de Canadiens qui s’y trouvaient et qui formaient la délégation la plus nombreuse à être venue de l’extérieur de l’Irlande. La chose est due notamment aux efforts de vos délégués diocésains et de nos deux délégués nationaux, Mgr Albert LeGatt et Sœur Doris Lamontagne, P.F.M. Les conséquences d’un tel événement pour la communion de l’Église sont évidentes. Le thème du Congrès, « L’Eucharistie, communion avec le Christ et entre nous » occupe aussi une place centrale dans Ecclesia in Medio Oriente. Le témoignage est « le fruit d’une vie de communion avec Dieu et avec le prochain », dit l’Exhortation, et il se fonde sur le service de la charité, la fraction du pain et la prière personnelle et communautaire (nos 1,5).

 

Perspectives sur notre rencontre de cette semaine

Plusieurs problèmes vont retenir notre attention cette semaine. Comme à l’habitude, nous allons recevoir les rapports des diverses Commissions et Comités permanents, et nous allons aborder un certain nombre de questions de nature administrative, qui affectent le fonctionnement de notre Conférence. Aux fins du présent rapport, je veux surtout m’arrêter aux questions de nature pastorale dont nous allons traiter. Après quoi, j’attirerai brièvement votre attention sur quelques événements à venir.

L’immigration

Nous avons au programme un entretien privé avec l’Honorable Jason Kenney, ministre de l’Immigration, de la Citoyenneté et du Multiculturalisme. Depuis quelques années, plusieurs d’entre vous soulèvent des questions au sujet des politiques canadiennes en matière d’immigration et sur les réfugiés. À notre dernière Assemblée plénière, Mgr Pierre Morissette, alors président, a suggéré qu’il serait bon d’organiser une conversation avec des représentants du gouvernement. Plus récemment, notre Commission pour la justice et la paix recommandait une discussion avec des représentants du ministère. Quand j’ai informé de la chose le ministre Kenney en juin dernier, il s’est dit disposé en tout temps à répondre aux questions que voudraient lui poser les évêques. Le Conseil permanent a donc invité le ministre Kenney à avoir un échange avec nous pendant la présente Plénière. Voilà qui est heureux, car Ecclesia in Medio Oriente nous le rappelle (n° 34), les pasteurs de l’Église doivent accorder une sollicitude particulière aux réfugiés et aux autres personnes déplacées du fait de la violence ou de la pauvreté.

L’aide aux personnes et aux collectivités victimes d’abus

En 1992, nous avons été la première conférence épiscopale à publier une série de recommandations portant sur la réalité tragique de l’agression sexuelle. Pendant les vingt années qui se sont écoulées depuis, notre Assemblée s’est efforcée de demeurer active et vigilante dans ce domaine important de la vie pastorale. Dans la suite de nos réflexions sur le ministère responsable, nous allons recevoir les lignes directrices mises à jour, préparées en vue d’être soumises à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Bien entendu, notre réaction doit constamment dépasser le cadre des protocoles et des procédures pour accueillir dans l’amour et la compassion toute personne, toute famille ou toute collectivité touchée par ce fléau. Comment favoriser la guérison? Comment garantir un environnement sécuritaire? Quelles sont les situations qui pourraient ouvrir la porte à une infraction? « La bonne conduite des chrétiens… doit devenir le levain dans la pâte humaine », rappelle Ecclesia in Medio Oriente (n° 81). Les ministres de l’Église doivent donner « l’exemple d’une conduite sans reproches » (n° 46).

L’impact du ralentissement économique
Chacun de nous a conscience de la souffrance que cause à tant de nos fidèles le ralentissement économique de ces dernières années. On entend souvent dire que le Canada a été touché moins durement que d’autres pays. C’est peut-être vrai, mais cela n’est pas de nature à consoler les chômeurs ou les personnes qui ont du mal à dénicher un logement abordable. Dans l’allocution qu’il prononça il y a deux ans à Westminster Hall, à Londres, le pape Benoît eut cette remarque cinglante :

Là où des vies humaines sont en jeu, le temps est toujours court : toutefois le monde a été témoin des immenses ressources que les gouvernements peuvent mettre à disposition lorsqu’il s’agit de venir au secours d’institutions financières jugées ‘trop importantes pour être vouées à l’échec’. Il ne peut être mis en doute que le développement humain intégral des peuples n’est pas moins important : voilà bien une entreprise qui mérite l’attention du monde et qui est véritablement ‘trop importante pour être vouée à l’échec’. (17 septembre 2010).

Le système économique a besoin de la lumière de l’Évangile. Des experts nous aideront cette semaine à comprendre la dynamique de la situation actuelle et à examiner des pistes de réponse pastorale.

Célébrer avec nos frères ukrainiens dans l’épiscopat

Demain matin, nous aurons l’honneur de recevoir Sa Béatitude Sviatoslav Shevchuk, archevêque majeur de l’Église catholique ukrainienne sui juris. Il est actuellement de passage au Canada pour les célébrations entourant le 100e  anniversaire de l’arrivée du premier évêque catholique ukrainien nommé dans notre pays, le bienheureux Nykyta Budka, qui devait donner sa vie en martyr au Kazakhstan en 1949. J’ai eu le plaisir de me joindre à Monseigneur Sviatoslav et à nos confrères dans l’épiscopat, la semaine dernière au Manitoba, au moment de la clôture du Synode qu’ils ont célébré avec d’autres évêques catholiques ukrainiens du monde entier. Jeudi matin, nous célébrerons la Divine Liturgie selon l’usage ukrainien de rite byzantin.  Ecclesia in Medio Oriente compare l’Église catholique à une « mosaïque » formée de « très nombreuses et vénérables Églises et communautés ecclésiales » (n° 11),  dans lesquelles « resplendit la tradition qui vient des Apôtres par les Pères et qui affirme dans la variété la divine unité de la foi catholique » (n° 6). C’est une grâce pour notre Conférence que de compter parmi ses membres plusieurs évêques et éparques de diverses Églises orientales.

La collaboration œcuménique

Pendant nos assises de cette semaine, nous allons discuter des défis et des opportunités que présente la collaboration avec d’autres chrétiens dans le cadre de coalitions œcuméniques pour la justice sociale. Notre Conférence, comme la plupart des Églises et des communautés croyantes de notre pays, doit affronter des contraintes relatives aux finances, au personnel et à la pratique du partenariat.  Dans quelle mesure chacun de nos partenariats contribue-t-il à faire progresser la conception chrétienne de la justice sociale? En quoi aident-ils notre Conférence à réaliser sa propre mission et à mettre en œuvre ses propres priorités?  Comment les diverses coalitions font-elles progresser et respectent-elles les principes de l’œcuménisme, qui supposent par définition le respect de l’ecclésiologie de l’autre? En quoi contribuent-elles à une meilleure intelligence de la foi? Ecclesia in Medio Oriente (n° 11) enseigne que « la foi est le centre et le fruit du véritable œcuménisme ».  Nous attachons du prix aux occasions que nous avons de collaborer avec nos frères et sœurs chrétiens pour témoigner de l’Évangile. Nos délibérations vont chercher à évaluer et à accroître l’efficacité des partenariats qui existent à l'heure actuelle.

 

Événements à venir

Outre ces discussions, notre Assemblée plénière prendra bonne note des événements que voici, prévus pour les semaines à venir:

  • Les assises de l’Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques à Rome, du 7 au 28 octobre, sur La Nouvelle Évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne;
  • Le 50e anniversaire de l’ouverture du Deuxième Concile du Vatican, le 11 octobre;
  •  La canonisation de la bienheureuse Kateri Tekakwitha, le 21 octobre, à laquelle on prévoit que participeront 1500 pèlerins canadiens, membres en majorité des Premières Nations et d’autres communautés autochtones;
  • La journée de conscientisation, de réconciliation et de reconnaissance pour les peuples autochtones, que les diocèses sont invités à souligner, chacun à sa façon, le 28 octobre, « dans l’octave » de la canonisation de la bienheureuse Kateri;
  •  Le Deuxième Congrès catholique national sur la réinstallation, sous le thème « D’une seule voix – nous sommes l’espérance », organisé du 3 au 6 décembre par l’Office pour les réfugiés de l’archidiocèse de Toronto;
  • La Journée de prière en solidarité avec les peuples autochtones, le 12 décembre, qui portera sur la bienheureuse Kateri Tekakwitha comme modèle de la première évangélisation de notre pays et aussi comme modèle pour la Nouvelle Évangélisation.

Nous nous réunissons à la veille du cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II. Il convient donc, me semble-t-il, de conclure en citant les paroles que prononça le bienheureux Jean XXIII en ouvrant le concile:

Il arrive souvent que dans l’exercice quotidien de Notre ministère apostolique Nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu’enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés; ils se conduisent comme si l’histoire, qui est maîtresse de vie, n’avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d’autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l’Église.

Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes comme si le monde était près de sa fin.

Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l’Église, même les événements contraires.

Je vous invite à vous joindre à moi dans la prière pour demander que notre Assemblée plénière soit animée de la même foi et de la même espérance qui poussèrent le pape Jean XXIII à convoquer le concile, qui traversent ses décrets et qui continuent d’inspirer la vie de l’Église.

+ Richard W. Smith
Archevêque d’Edmonton et
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Mise à jour le Lundi, 24 Septembre 2012  
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Monseigneur Vincent Nguyen est devenu le premier évêque canadien originaire de l'Asie orientale. Son arrière grand-père est un martyre vietnamien.