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Organisation catholique canadienne pour le Développement et la Paix

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Rapport à l'Assemblée plénière annuelle de la Conférence des évêques catholiques du Canada

1           PROGRAMMES DE DÉVELOPPEMENT

Notre programme de développement s’inspire du thème « Appui à la démocratisation du développement », fondé sur les principes suivants : « Pour Développement et Paix, la démocratisation est un moyen indispensable de combattre l’exclusion et la pauvreté, et requiert la participation populaire à la prise de décisions. Bien que les structures existantes favorisent la concentration du pouvoir et la prise de décisions par les élites politiques et financières exclusivement, une multitude de groupes dans tous les pays du monde tâchent d’établir des réseaux et des alliances dans le but de proposer des solutions de rechange économiques et politiques au modèle dominant. Développement et Paix appuie ces forces de changement social. À long terme, l’incidence du programme stimule l’apparition d’un développement humain international et durable fondé sur les principes de la justice sociale, de la participation citoyenne à la prise de décisions, de l’égalité de genre et du respect de l’environnement. » Les enjeux prioritaires sont :

·         la lutte contre la pauvreté et l’injustice sociale;

·         la promotion de la paix et de la résolution paisible de conflits;

·         la création, le maintien et la protection de forums démocratiques;

·         la participation du public canadien.

1.1       SÉMINAIRES CONTINENTAUX

En préparation de la programmation 2006-2011, nous avons tenu une série de séminaires consultatifs avec nos partenaires de chacune des trois régions continentales. Les session, d’une durée de sept jours en Amérique latine, en Asie et en Afrique (le séminaire Afrique s’est tenu à Montréal) ont rassemblé plusieurs de nos partenaires et de nos réseaux de chacune des régions concernées pour réfléchir et établir nos thèmes prioritaires. Les résultats des séminaires ont été synthétisés et ont alimenté les discussions lors de l’Assemblée d’orientation.

1.2        AMÉRIQUE LATINE

Nous avons continué à appuyer le grand réseau des organisations communautaires et des ONG dans leur travail pour une plus grande justice et une distribution des richesses plus équitables. Nous avons suivi avec préoccupation la détérioration de la situation en Haïti et avons monté un plan, qui est en cours de réalisation, pour apporter notre contribution au redressement de la situation et à la relance de la vie économique et sociale dans ce pays.

1.3       AFRIQUE

Nous avons porté une attention particulière aux situations de conflit, d’une part, et à la mise en œuvre des processus de démocratisation, d’autre part que ce soit au Sierra Leone, Togo, Rwanda, Burundi, Congo ou ailleurs. Par ailleurs, les conditions des réfugiés au Darfour (Soudan) ou celles des paysans pauvres dans la Corne de l’Afrique nous ont aussi interpellés et nous y avons répondu à la hauteur de nos moyens

1.4       ASIE

La catastrophe provoquée par le tsunami a été le point focal de notre travail en Asie depuis la fin de 2004. Nous avons soutenu le travail accompli par les groupes de droits de la personne et de justice sociale en Indonésie, aux Philippines et au Sri Lanka.  Le partenariat au plan régional que nous entretenons avec l’organisme Partenariat asiatique pour un développement humain fait l’objet actuellement d’une révision dans le but de développer éventuellement de nouvelles initiatives stratégiques.

2           PROGRAMMES D’ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT / PROGRAMMES DE SOLIDARITÉ

2.1         ÉDUCATION POPULAIRE

Le programme de Leadership-membership demeure notre programme phare pour « nourrir » nos membres, bâtir un leadership et promouvoir la diversité au sein du mouvement.Un projet pilote de Leadership-membership s’est déroulé dans l’archidiocèse d’Edmonton en juillet. Vingt-huit personnes issues de diverses communautés ethniques ont participé à un atelier de trois jours sur l’éducation populaire, facilité par notre partenaire CANTERA du Nicaragua. L’objectif était de renforcer l’esprit communautaire, de susciter une meilleure compréhension de l’éducation populaire et d’approfondir l’engagement envers le travail de Développement et Paix. Parmi les activités tenues dans le cadre du programme de Leadership-membership :

§         élaboration de matériel et d’activités d’accueil et d’orientation destinés aux nouveaux membres;

§         activité participative sur l’enseignement social catholique, rodée lors des assemblées régionales au Manitoba et à Terre-Neuve (64 membres);

§         intégration de l’enseignement social catholique aux ateliers de la campagne d’automne tenus à travers le pays;

§         activité d’écoute active rodée lors des assemblées régionales des provinces de l’Atlantique, de Terre-Neuve, de l’Ontario et du Manitoba (150 membres);

§         séance de formation tenue en Colombie-Britannique (26 personnes participantes);

§         formation de huit jeunes à la participation démocratique pendant l’assemblée provinciale de l’Ontario;

§         activités de communication externe visant 40 nouveaux membres potentiels, membres du clergé et personnes sympathisantes lors d’un atelier d’une journée, tenu à Hamilton en présence d’évêques latino-américains.

2.2              JEUNESSE

Nos efforts pour rejoindre les jeunes donnent des résultats positifs, incluant :

§         la formation de 80 groupes Just Youth;

§         les jeunes membres actifs de 22 conseils diocésains à travers le pays;

§         la participation de 42 jeunes délégués aux assemblées régionales;

§         la participation de 12 jeunes membres à l’Assemblée d’orientation.

Parmi les autres faits saillants, on retrouve des missions de solidarité de jeunes membres au Guatemala et au Sénégal, aussi bien que l’organisation réussie d’une centaine d’activités de collecte de fonds Jeûne-Jeunesse pendant le Carême. Des étudiants et des étudiantes à travers le pays sont également responsables de la collecte de plus de 1 million de dollars dans le cadre de la campagne Urgence Tsunami en janvier 2005. Cette année, le gouvernement du Québec a approuvé deux projets de Développement et Paix dans le cadre du programme Québec sans frontières. Cinq jeunes ont passé trois mois en Équateur, collaborant à des programmes de radio communautaire avec notre partenaire ALLER. Huit autres jeunes ont passé trois mois au Brésil, où ils ont collaboré avec notre partenaire, le Mouvement des Sans Terre.

2.3              VISITES DE PERSONNES DU SUD

Dans le cadre de la campagne du Carême de partage 2005, 23 diocèses canadiens ont accueilli des personnes du Sud provenant de six partenaires différents de Développement et Paix qui ont entretenu les gens d’ici de leur travail et de l’importance de l’appui et de la solidarité de Développement et Paix.

§         Leonardo Toss du groupe CAMP du Brésil a rendu visite et a parlé aux membres des diocèses de Trois-Rivières, Nicolet, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Rimouski et Gaspé. CAMP est une organisation vouée à la transformation de la société brésilienne à partir d’une base démocratique.

§         Émilie Tamadaho, du Cercle d’Autopromotion pour le développement durable au Bénin, a visité les diocèses de Québec, Baie-Comeau et Chicoutimi pour parler de son travail en Afrique.

§         Jesi Chancy Manigat, agent de liaison de Développement et Paix à Haïti, a visité les diocèses de Gatineau-Hull, Ottawa, Rouyn-Noranda, Amos, Mont-Laurier et Saint- Boniface.

§         Ricardo Montagner du MAB, le mouvement des personnes atteintes par les barrages dans le Sud-ouest du Brésil, a visité les diocèses ontariens de Thunder Bay et Sault-Sainte-Marie.

§         Mateo Garr, de la Commission d’action sociale de la Conférence des évêques péruviens (CEAS) du Pérou, a visité les diocèses d’Halifax et Antigonish, Saint-Jean (N.-B.) et Charlottetown.

§         Richard Mokolo, un militant travaillant sur la question de la privatisation de l’eau en Afrique du Sud, a visité les diocèses de Prince George, Victoria et Vancouver, en Colombie-Britannique.

2.4       VISITES DE SOLIDARITÉ AU SUD PAR DES GENS D’ICI

Au cours de la dernière année, des membres de Développement et Paix de 22 diocèses du Canada ont participé à cinq tournées de sensibilisation dans le Sud. Ces visites permettent à des membres de Développement et Paix de tisser des liens étroits avec nos partenaires et d’établir des réseaux de solidarité. Les visites comportent également un volet éducatif et stimulant très important, grâce auquel nos membres canadiens deviennent ensuite des témoins et défenseurs efficaces du processus de transformation sociale. Des membres du diocèse d’Ottawa (francophone) ont participé à un voyage de solidarité de trois semaines pour rencontrer des partenaires de Développement et Paix en Bolivie (La Paz, Cochabamba et Santa Cruz). Une autre délégation des diocèses de Prince George, Victoria, Vancouver, Nelson, Whitehorse et Kamloops a également rendu visite aux partenaires boliviens lors d’une mission distincte. Une délégation de jeunes des diocèses de Montréal, Québec, Bathurst et Moncton a rendu visite à nos partenaires à Dakar et à Pixin, au Sénégal, pour un voyage d’étude de trois semaines. Des membres des diocèses d’Ottawa (anglophone), Alexandria-Cornwall, Peterborough et Gatineau-Hull ont effectué une visite aux partenaires du Salvador.Un voyage de sensibilisation a permis à de jeunes membres de rendre visite à des partenaires au Guatemala. Les membres de la délégation provenaient des diocèses de Saskatoon, Calgary, Hamilton, St. Catharine’s, London, Toronto et Timmins 

3           ASSEMBLÉE D’ORIENTATION 2005

Développement et Paix a tenu son Assemblée d’orientation à Cornwall, en Ontario, du 10 au 12 juin 2005, et a choisi le thème suivant pour son programme d’éducation et d’action 2006-2011 : La promotion du développement humain durable par la gestion participative, le contrôle démocratique et la distribution équitable des ressources. Quelque 170 personnes déléguées, observatrices et membres du personnel ont quitté la réunion de trois jours satisfaites et enthousiasmées à la perspective de miser sur ce thème pour inciter le public canadien, les gouvernements et les organismes internationaux tels que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international à adopter des politiques qui favorisent la justice et l’équité au Sud. Pour la première fois dans l’histoire de Développement et Paix, un programme quinquennal sera axé sur un même thème pendant cinq années consécutives. L’Assemblée d’orientation reflète l’approche démocratique et populaire adoptée par Développement et Paix dans son travail de promotion de la justice sociale. L’assemblée a réuni plusieurs des principales parties prenantes de l’organisme. Parmi les personnes déléguées autorisées à voter, on retrouve les membres du Conseil national (la principale instance décisionnelle de l’organisme) et des conseils diocésains; les membres du Comité des programmes d’éducation et du Comité des programmes de développement; des personnes représentantes des groupes jeunesse et du Comité consultatif sur la diversité; des partenaires des pays du Sud et des personnes représentantes d’organismes canadiens militant en faveur du changement social. Parmi les personnes observatrices présentes à l’assemblée, on retrouve six partenaires de Développement et Paix dans les pays du Sud : María Atilano (du RMLAC – Red Mexicana de Acción frente al Libre Comercio au Mexique); Ana Mae Dolleton (de la Coalition pour l’abolition de la dette aux Philippines); Ivo Lesbaupin (de l’ISER – Assessoria au Brésil); le père John Patrick N’Goyi (de la Commission pour la justice, le développement et la paix d’Ijebu-Ode au Nigéria); Nanfadinma Magassouba (de CONAG-D.C. / Coalition nationale de Guinée, Droits et citoyenneté des femmes en Guinée); et Francis Wahono (de l’Institut Cinderlaras pour l’habilitation rurale et les études internationales en Indonésie). On retrouvait également des personnes représentantes de CIDSE (Coopération internationale pour le développement et la solidarité); CRS (Catholic Relief Services), l’organisation sœur de Développement et Paix aux États-Unis; KAIROS (la Coalition œcuménique canadienne); et le Réseau œcuménique justice et paix dont le siège est au Québec. Outre sa contribution au choix du thème pour le prochain programme quinquennal de l’organisme, l’assemblée a fourni aux personnes déléguées l’occasion de passer en revue les activités de Développement et Paix au Canada et dans les pays du Sud. L’Assemblée d’orientation précédente avait eu lieu en juin 2002.

4          SECOURS D’URGENCE

4.1       TSUNAMI

La catastrophe du tsunami en Asie, survenue le 26 décembre 2004, a eu une incidence considérable sur Développement et Paix. Pendant cette campagne, qui a pris fin officiellement le 12 mai 2005, nous avons recueilli en tout 19,7 millions de dollars canadiens en contributions directes et nous sommes admissibles à des fonds d’appoint du gouvernement canadien s’élevant à 11,7 millions de dollars canadiens. La somme recueillie sous forme de contributions directes à Développement et Paix représente environ 10 % du montant total des contributions à la campagne d’aide aux victimes du tsunami recueillies lors de l’appel public lancé au Canada par tous les organismes et associations œuvrant dans le domaine du développement international. Cette réponse sans précédent des membres de Développement et Paix de l’ensemble du Canada était en grande partie attribuable à la collecte spéciale lancée par les évêques canadiens, le dimanche 9 janvier 2005. La campagne Urgence Tsunami a été la plus importante campagne de collecte de fonds de l’histoire de l’organisation – nous n’avions jamais amassé une aussi grosse somme en aussi peu de temps. Répondre à l’élan de générosité du public constituait pour l’organisation un défi de taille en ce qui concerne l’élaboration de notre réponse au niveau de la programmation. Les fonds reçus pour le tsunami seulement sont plus élevés que l’ensemble de notre budget annuel de fonctionnement et de programmation. Dans les régions affectées par le tsunami, notre réseau de partenaires est le moins développé de tous nos secteurs de programmation, présentant des lacunes sur le plan de la capacité institutionnelle d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes d’envergure adéquate. Nous avons mis sur pied une équipe spéciale chargée de la surveillance de nos programmes de reconstruction et de réhabilitation dans les secteurs touchés de l’Asie du Sud-Est pour les trois à cinq prochaines années. Les projets initiaux ont déjà commencé à venir en aide aux personnes les plus vulnérables dans les pays affectés. Nos équipes de programmes travaillent en partenariat stratégique avec d’autres organismes (le réseau Caritas, Catholic Relief Services et d’autres) afin de coordonner notre réponse à plus long terme. Jusqu’ici, nous avons déboursé quelque 3 millions de dollars canadiens en secours d’urgence par l’entremise de nos partenaires au sein de Caritas et l’appui direct à notre réseau de partenaires. Un grand nombre de projets en sont actuellement à l’étape de l’étude et de l’élaboration pour un financement éventuel.

4.2       AUTRES URGENCES

Développement et Paix prévoit consacrer quelque 10 % de ses fonds à des projets de secours d’urgence afin de répondre à des besoins humanitaires découlant de catastrophes naturelles. Pendant la dernière année, nous avons fourni 842 000 $ canadiens en secours d’urgence à des victimes dans diverses régions du monde. Notre partenaire principal dans les secours d’urgence, le réseau Caritas Internationalis, a reçu 550 000 $ pour des projets de secours d’urgence dans 11 pays (Haïti, Antilles, Philippines, Iran, Pakistan, Soudan, Mauritanie, Bénin, Niger, Cap Vert et Libye). Nous avons accordé au Service Jésuite des Réfugiés une subvention de 200 000 $ canadiens pour leurs programmes d’aide aux personnes réfugiées et déplacées à l’intérieur du pays dans les secteurs touchés par des catastrophes. Trois appels spéciaux ont été lancés et menés afin de fournir des secours d’urgence en Haïti, en Irak et en Afghanistan. Le public canadien a généreusement fait don de 1 225 565 $ canadiens à Développement et Paix pour ces campagnes. Le public canadien a contribué 455 000 $ canadiens en dons non sollicités pour des projets précis destinés à appuyer des programmes de secours humanitaires en Iran (305 000 $ pour les victimes du tremblement de terre de Bam), au Soudan (100 000 $ pour les victimes de la sécheresse) et au Zimbabwe (50 000 $ pour les personnes réfugiées à l’intérieur du pays).  

5          CARÊME DE PARTAGE

La collecte annuelle du Carême de partage représente l’activité de collecte de fonds la plus importante de l’année pour Développement et Paix, comptant pour environ 40 % de notre revenu annuel total. L’appui reçu des catholiques canadiens dans le cadre de cette collecte spéciale forme la base de notre mouvement et de notre travail de promotion du développement et de la justice sociale dans le monde entier.

5.1       COLLECTE 2004

La collecte du Carême de partage 2004 a permis de recueillir  9,464 millions de dollars, ce qui représente une légère baisse par rapport à l'année précédente (2003 : 9,505 millions de dollars). Ces dernières années, nos recettes du Carême de partage semblent plafonner à ce niveau, ce qui démontre un niveau d'appui soutenu de la part des catholiques canadiens mais, en même temps, la nécessité de repenser nos activités de communications externes et de sensibilisation.L’appui de nos évêques est essentielle au succès de cette collecte annuelle.  Il y a toujours eu un lien direct positif entre la participation active des évêques (par le biais de lettres pastorales ou d’invitations à appuyer la collecte) et l’argent amassé.  Développement et Paix remercie les évêques pour leur appui et leurs encouragements.

5.2       COLLECTE 2005

La collecte annuelle du Carême de partage (Dimanche de la solidarité) s’est tenue dans l’ensemble du Canada le dimanche 13 mars 2005. Les résultats définitifs de la collecte sont traditionnellement rapportés en août de l’année de la collecte, après réception des dons et des recettes de tous les diocèses du Canada. Des inquiétudes ont été exprimées quant au fait que la réponse extraordinaire des catholiques canadiens à la campagne du tsunami nuirait à la campagne du Carême de partage, laquelle avait lieu seulement trois mois après l’appel au nom des victimes du tsunami. Jusqu’ici, certains ont laissé entendre (à partir des résultats hâtifs de quelques diocèses) que le produit de la collecte du Carême de partage serait légèrement plus faible (environ 5 %) par rapport aux années précédentes. Cependant, les résultats complets de la collecte 2005 ne sont pas encore disponibles, car les recettes de plusieurs diocèses canadiens n’ont pas encore été comptabilisées.  

6          COLLECTE DE FONDS

Les activités de collecte de fonds en dehors de la période du Carême de partage sont de plus en plus importantes pour Développement et Paix, s’élevant à 16 % de nos revenus prévus cette année (un peu plus de 4 millions de dollars). Les principaux programmes sont les dons directs et les dons planifiés. Le programme de dons directs passe par l’envoi de lettres trimestrielles à notre base de donateurs composée d’environ 40 000 noms. Des envois spéciaux ont également été effectués pour prospecter de nouveaux donateurs parmi la population canadienne en général, comme dans le suivi de la campagne d’automne 2004 (secteur anglais) et de la campagne Urgence Tsunami. Le programme de dons directs a rapporté 1,6 million de dollars en revenus grâce à 34 000 donateurs et permis d’ajouter 273 personnes à notre programme de dons mensuels les Partagens. Les résultats de plusieurs années de travail dans notre programme de dons planifiés deviennent évidents : au 30 avril 2005, nous avons reçu environ 180 000 $ en legs et dons successoraux et 110 000 $ sous d’autres formes de dons planifiés (actions, rentes et polices d’assurance-vie). Le reste du revenu de la collecte de fonds (812 000 $ au 30 avril 2005) se compose des dons généraux de paroisses, de particuliers et de communautés religieuses tout au long de l’année.  

7                    PLAIDOYER

7.1  L’EAU, LA VIE AVANT LE PROFIT !

La campagne de plaidoyer sur les questions d’accès à l’eau entre dans sa troisième et dernière année. Il s’agit de la première campagne pluriannuelle menée par Développement et Paix. Le thème de la campagne a trouvé un accueil favorable auprès du public canadien, plus de 225 000 Canadiens et Canadiennes ayant accepté de signer la carte postale exhortant le gouvernement du Canada (par l’entremise du ministre des Finances) à faire pression sur la Banque mondiale afin d’abolir les conditions rattachées aux prêts consentis aux pays pauvres dans le Sud, et en particulier les politiques qui favorisent directement ou indirectement la privatisation des systèmes publics de distribution de l’eau. Les pétitions invitent également le gouvernement à s’assurer que les pratiques de prêts de la Banque mondiale favorisent une participation significative de la société civile et des collectivités dans l’établissement des politiques relatives à l’eau. Des délégations de Développement et Paix ont remis les cartes postales signées à l’honorable Ralph Goodale, ministre des Finances, dans son bureau de circonscription à Regina, en Saskatchewan, et à son bureau parlementaire à Ottawa. La troisième année de la campagne de l’eau sera focalisée sur l’industrie de l’eau embouteillée et les politiques et les projets relatifs à l’eau de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

7.2  LIAISON AVEC LA BANQUE MONDIALE

Parallèlement à la campagne réussie de plaidoyer sur le thème de l’eau, Développement et Paix a préparé un rapport d’étude de cas spécial sur certaines des conséquences négatives des politiques de la Banque mondiale qui favorisent la privatisation comme condition préalable à l’obtention de prêts, et en particulier la privatisation des services publics tels que la distribution de l’eau. En juin 2005, une délégation composée de quatre membres de Développement et Paix a visité le siège social de la Banque mondiale à Washington, D.C., afin de présenter le rapport au bureau de l’administrateur général canadien de la Banque. Le rapport intitulé La conditionnalité de la Banque mondiale dans des cas de privatisation du secteur de l’eau : études de cas au Ghana et aux Philippines a été rédigé avec l’aide des partenaires de Développement et Paix au Ghana et aux Philippines et présente des études de cas menées dans les deux pays. L’objectif de la délégation était d’amorcer un dialogue avec les responsables canadiens à la Banque et de leur faire part des préoccupations de nombreux citoyens et citoyennes du Canada au sujet des politiques de la Banque mondiale qui fonctionnent au détriment de la population des pays du Sud.

7.3  ABOLISSONS LA PAUVRETÉ

Développement et Paix a prêté son appui actif à la campagne mondiale sur les Objectifs de développement du millénaire menée actuellement par des organismes de la société civile du monde entier. La campagne « Abolissons la pauvreté » a été lancée au Canada en février 2005 (coordonnée par le Conseil canadien pour la coopération internationale CCIC et l’Association québécoise des organismes de coopération internationale AQOCI), et s’accompagne d’activités continues tout au long de la prochaine année. Développement et Paix est également actif dans la campagne par le biais de son adhésion au réseau CIDSE en Europe. Les campagnes mondiales exhortent les gouvernements à entreprendre des initiatives pressantes et concrètes visant à :

 §         augmenter sensiblement l’aide internationale;

§         établir des règles justes et équitables en matière de commerce international;

§         annuler la dette des pays pauvres;

§         adopter des programmes sociaux qui répondent aux besoins humains.

7.4       FORUM SOCIAL MONDIAL

Le cinquième Forum social mondial (FSM), une assemblée internationale qui permet aux défenseurs de la société civile de renforcer les liens internationaux de leur réseau tout en favorisant les principes du développement humain, s’est déroulé à Porto Alegre, au Brésil, en janvier 2005. Plus de 155 000 personnes provenant de 6 872 organismes dans 151 pays s’étaient inscrites au FSM V, et ont participé à plus de 2 500 activités (conférences, ateliers, etc.) regroupées en 11 thématiques.Développement et Paix avait participé activement à tous les rassemblements sociaux du Forum social mondial précédent, aussi bien qu’aux forums de discussion régionaux et continentaux. Une délégation composée de six membres du personnel et du mouvement de Développement et Paix a activement participé à l’événement de cette année, avec des membres du réseau international de CIDSE et de CARITAS.  

8          ÉTABLISSEMENT DE RÉSEAUX

Développement et Paix continue à maintenir des liens vivants avec les réseaux et les organismes internationaux et canadiens de développement. Nous avons tissé des liens étroits avec les organismes suivants, dont nous sommes des membres actifs, entre autres : Caritas Internationalis; CIDSE (Coopération internationale pour le développement et la solidarité); Kairos; le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCIC); l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI); Pax Christi; et la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (ICLMG). Ces réseaux et ces liens nous permettent de travailler en étroite collaboration avec d’autres organismes et de miser sur nos ressources pour accroître notre rayonnement et notre efficacité en concrétisant nos objectifs de développement.  

9          AFFAIRES INSTITUTIONNELLES

9.1       NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL

En novembre 2004, le Conseil national de Développement et Paix a nommé Michael Casey au poste de directeur général. Originaire d’Edmonton, en Alberta, M. Casey apporte à l’organisme une vaste expérience en tant que professionnel de carrière dans le domaine du développement, ayant travaillé pendant de nombreuses années avec le mouvement coopératif des peuples autochtones du Nord canadien, aussi bien qu’internationalement. M. Casey a vécu et travaillé en Asie depuis 1990, dans des projets de développement communautaire et économique aux Philippines, en Indonésie, au Népal et ailleurs.

9.2       RETRAITE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL INTÉRIMAIRE

 



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Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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Tél. : (613) 241-9461
Téléc. : (613) 241-9048
Mise à jour le Jeudi, 03 Août 2006  
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