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Allocution de Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique au Canada

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Chers confrères évêques du Canada, je suis heureux de me retrouver avec vous aujourd’hui, alors que débutent les assises annuelles de votre Conférence épiscopale. Je tiens tout d’abord à vous redire une fois de plus ma gratitude pour le cordial accueil que vous me réservez constamment et pour la rencontre fraternelle qui suivra sous peu; dans un pays aussi vaste que le Canada, il importe de bien profiter de toutes les occasions de rencontres pour tisser des liens toujours plus étroits, expression de la communion épiscopale. 

Mgr O’Brien, merci pour vos aimables paroles de présentation. Je profite de cette occasion pour vous remercier, ainsi que le Secrétaire Général et le personnel de la Conférence, pour le précieux travail que vous effectuez au service de l’Église au Canada et pour l’étroite colaboration avec la Nonciature Apostolique. 

1-     L’année pastorale qui s’amorce est marquée de façon toute particulière par une attention plus grande au mystère de la sainte Eucharistie. Cela apparaît en premier lieu dans l’événement hautement significatif qu’a été le Congrès eucharistique interna-tional, célébré du dix au dix-sept octobre dernier à Guadalajara, au Mexique. Je sais que plusieurs d’entre vous y ont participé; une telle expression de foi et une telle expérience ecclésiale susciteront certainement des fruits spirituels importants.

2-     En plus de cet événement ponctuel, le Saint-Père a invité l’Église à centrer son attention sur l’Eucharistie. Il s’agit là d’un thème qui lui tient grandement à cœur : je pense en ce sens aux Lettres qu’il adresse aux prêtres chaque Jeudi-Saint, à sa lettre Dies Domini sur le dimanche, à Ecclesia de Eucharistia du 17 avril 2003 ; il a même voulu ajouter, à la récitation du chapelet, des mystères lumineux, parmi lesquels se trouve l’Eucharistie, qui devient encore davantage objet de contemplation nourrie. Il n’est pas étonnant que l’Eucharistie ait été retenu comme thème pour le prochain Synode des Évêques, prévu pour 2005 ; les lineamenta en votre possession permettent d’entreprendre déjà au niveau des Églises diocésaines une réflexion profonde sur la place de ce mystère central dans la vie ecclésiale. 

3-     Pour rejoindre directement la communauté ecclésiale tout entière, personnes et communautés, le Saint-Père, avec sa lettre apostolique Mane Nobiscum Domine (Lc 24, 29), instaure une année de l’Eucharistie, invitant chacun à reconnaître le Christ ressuscité ‘à la fraction du pain’ (Lc 24, 35). Cette année, qui a débuté dimanche dernier, s’achèvera avec la célébration du Synode d’octobre 2005. L’Église est ainsi appelée à répondre à l’invitation du Seigneur : s’asseoir avec lui, se nourrir de lui, Pain vivant, entrer dans ses dispositions d’amour, partager le don reçu, se placer au service de l’humanité. 

4-     L’importance de l’Eucharistie a été soulignée aussi par l’Instruction Redemptionis Sacramentum de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, qui vise à assurer des célébrations eucharistiques plus conformes à ce mystère et à la vie liturgique; c’est d’ailleurs à l’ordre du jour de votre assemblée. J’ai parcouru la belle publication que votre Conférence en a faite. Il est à espérer qu’elle trouvera une large diffusion aussi auprès des fidèles. 

5-     Le Saint-Père a annoncé que le prochain Congrès Eucharistique international aura lieu à Québec, en 2008, année du quatrième centenaire de la ville. Cette très bonne nouvelle, qui me donne l’occasion de féliciter S. Ém. le Cardinal Marc Ouellet ainsi que Mgr Maurice Couture qui avait entrepris les démarches préalables, ouvre les quatre prochaines années à la préparation des cœurs et à une ferveur renouvelée de l’Église en Amérique. Je me permets de reprendre les propos du Cardinal dans une interview à ce propos : «L’espérance principale est qu’un événement de cette ampleur et avec ce contenu, aide mon peuple à rencontrer le Christ. Le Christ est le centre de notre culture historique. L’Eucharistie est la base de notre culture. Ces dernières années, nous avons traversé une crise grave, mais j’espère que grâce à un mouvement de nouvelle évangélisation centré sur l’Eucharistie nous pourrons redécouvrir le Christ et le sens de la vie pour les jeunes qui aujourd’hui ne savent où aller» (Zénith, 11 octobre 2004).

6-     La devise du Québec étant ‘je me souviens’, la célébration du quatrième centenaire de sa capitale permettra sans doute de redécouvrir l’élan vital prodigieux que la foi a suscité en ce pays . On peut bien dire, en lisant les noms de nombreux villages, que cette province s’est construite autour d’un clocher, d’une église, où on célèbre et où on conserve le mémorial de la mort et de la résurrection du Seigneur, présent parmi nous.

7-     Parmi les aspects de la vie pastorale au Canada et les enjeux présents, je m’arrête brièvement sur le thème de la redéfinition du mariage. Cette question demeure un sujet de grandes préoccupations pour nous tous. Elle touche non seulement au sens profond du mariage, mais également à l’exercice de la liberté de religion. La problématique des unions de partenaires de même sexe fait également objet de débats dans plusieurs pays. Votre prise de parole à divers niveaux et vos pertinentes interventions à ce sujet, en particulier à la Cour suprême du Canada, expriment et défendent les valeurs fondamentales qui sont le patrimoine de l’histoire de l’humanité, sans distinctions. 

8-     La délicate problématique des abus sexuels continue de préoccuper grandement l’Église au Canada. À cet égard, vous poursuivez votre travail en élaborant des solutions qui permettent non seulement de faire face à ces situations de souffrances, mais aussi de soulager les victimes qui en sont les premières affectées. Votre constance à rechercher des moyens de prévenir ces situations d’abus, de même que les processus permettant le traitement rapide des cas ou des allégations, accroissent la crédibilité de l’Église. Il est à espérer que ce parcours douloureux trouvera bientôt sa conclusion, libérant ainsi l’Église et ses pasteurs du poids du passé, et leur permettant alors d’orienter pleinement leurs énergies, leur enthousiasme et leurs institutions vers l’œuvre de la nouvelle Évangélisation. 

9-     La réflexion se poursuit au sujet des diocèses du Nord, avec de possibles restructurations. Ces diocèses continuent d’être à la fois pour l’Église un grand défi et une source d’inspiration pour le travail missionnaire qui s’y accomplit. En cela, j’apprécie hautement la collaboration étroite que les Évêques de ces diocèses manifestent pour mettre en œuvre le Plan pastoral qui conduira prochainement à des changements significatifs dans l’organisation de ces territoires de mission. Les changements récents à la direction de certains diocèses peuvent contribuer à esquisser déjà un portrait concret. 

10-L’apport des universités et collèges catholiques constitue sans aucun doute une richesse pour l’éducation catholique dans un pays comme le vôtre. Les Ordonnances canadiennes pour l’application de la Constitution Ex Corde Ecclesiae ont maintenant reçu la recognitio de la Congrégation pour l’Éducation catholique. Le temps considé-rable que vous avez investi dans la rédaction de ces Ordonnances manifeste bien votre engagement à l’égard de ce domaine crucial de l’éducation catholique et votre souci de communion ecclésiale. Elles sont désormais un outil de premier ordre pour soutenir le développement de l’éducation catholique supérieure au Canada dans les prochaines années, pour la formation des prêtres, des théologiens, des agents de pastorale. A cet égard, dans une lettre adressée à S. Exc. Mgr O’Brien, Président de votre Conférence épiscopale, le Cardinal Grocholewski, Préfet de la Congrégation pour l’Éducation catholique, écrivait : «Cette dernière étape achève ce qui a été un long et ardu processus, et nous sommes grandement reconnaissants à tous les Évêques et aux Présidents des Collèges et Universités catholiques qui ont œuvré à ce document au cours des années de son développement. Nous espérons que la finalisation des Ordonnances conduira à une plus grande appréciation pour la Catholicité des institutions impliquées et à des manières créatives d’exprimer la foi dans une culture qui s’oppose à plusieurs enseignements de l’Église ”. J’exprime, entre autres, ma reconnaissance particulière à S. Exc. Mgr Terrence Prendergast, pour sa contribution compétente, patiente et intelligente dans l’heureux dénouement de ce processus.

11-Le souvenir encore tout brûlant de la Jounée de la jeunesse 2002 continue de nous habiter alors que les centaines de milliers de jeunes du Canada et du monde entier se réunissaient autour du Saint-Père à Toronto pour célébrer leur foi au Christ. Déjà, s’annonce la JMJ 2005 de Cologne ! Il me plaît de constater que de nombreux diocèses du Canada préparent leurs jeunes à participer à ce pèlerinage et à se joindre à tant d’autres jeunes pour vivre de nouveau cette célébration de leur foi. Ces rassemblements sont des expériences de foi qui marquent la vie des jeunes ; il nous appartient de les soutenir dans leur cheminement. Parlant récemment à l’Université Assomption de Windsor sur les défis de l’Église au Canada, je disais : «Un des défis de l’Église au Canada est de conserver vivant le souvenir de la Journée Mondiale de la Jeunesse 2002. De nouvelles structures pour le ministère auprès des jeunes adultes, l’aumônerie universitaire, la promotion des vocations doivent surgir pour répondre à une sensibilitié nouvelle au Christ et à l’Église, née du dynamisme universel de la JMJ 2002. N’oubliez pas les jeunes adultes qui font partie de la génération Jean-Paul II.  Je crois qu’il y a un lot de générosités à découvrir parmi les jeunes du Canada»

12-Cette année, la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples a amorcé le travail pour la révision et le renouvellement des Statuts des Oeuvres pontificales missionnaires ; vous y avez participé activement par la présence de Mgr Clément Fecteau, qui a collaboré aux premières étapes d’analyse et de révision de ces Statuts. Ces travaux se poursuivront au cours de la prochaine année. 

13-L’engagement missionnaire de l’Église au Canada constitue sans aucun doute un de ses traits d’identité puisque, depuis près de 400 ans, de nombreux prêtres, religieux, religieuses et laïques ont pris le chemin de la mission pour annoncer de par le monde l’Évangile de Jésus Christ. Cette présence missionnaire s’exprime tant au Canada qu’à l’étranger ; j’ai pu la constater de visu dans mon expérience en Afrique et en Amérique latine ; elle démontre bien la richesse de l’engagement généreux des fidèles catholiques dans la dimension missionnaire de l’Église. Mme Huguette LeBlanc a été nommée Directrice nationale, pour le secteur francophone, des Œuvres Pontificales Missionnaires ; en compagnie de quelques évêques, j’ai pu participer à l’Assemblée de mai dernier à Montréal, et j’ai pu constater le nouveau dynamisme des personnes engagées à ce niveau. 

14-On ne peut que se réjouir de l’esprit de communion et de collaboration fraternelle que vous entretenez avec les Églises sœurs de l’Amérique. L’échange et la réflexion sur des enjeux communs au niveau ecclésial entre les Églises du Canada, des États-Unis et de l’Amérique latine dans l’esprit de l’Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in America, favorisent le partage des richesses de la foi et de l’expérience dans le souci de l’Évangélisation. 

15- Permettez-moi de revenir cette année encore sur l’importance de la formation permanente du clergé, particulièrement des jeunes prêtres, ainsi que des agents de pastorale laïcs. Les défis nombreux et graves de l’Église dans le monde actuel, également dans un pays comme le Canada, exigent que les prêtres et le personnel pastoral aient une formation adéquate. 

16-La présence canadienne au sein de la Curie Romaine a vu cette année la nomination de S. Exc. Mgr Michael Miller, c.s.b., d’origine ontarienne, Secrétaire à la Congrégation pour l’Éducation catholique. Avec lui, on compte présentement six canadiens qui travaillent en différents offices. (Mgr José Bettencourt c.s.s, de l’Archidiocèse d’Ottawa, à la Secrétairerie d’État ; Mgr Petar Rajic PH, lui aussi à la Secrétairerie d’État ; Mgr Joseph Barbieri c.s.s., de Toronto, à la Préfecture de la Maison Pontificale ; le P. Donald Bolen, de Regina, prête sa collaboration à la direction générale de l’Église ; l’abbé Berny O’Connor, du diocèse d’Antigonish, a débuté son service à la Congrégation pour les Églises orientales ; le Père Marc Lalonde, originaire de Gatineau,  au Conseil Pontifical pour la famille). 

17-Au cours de mon dernier séjour à Rome, pour l’ordination épiscopale de Mgr Andrés Carrascosa, j’ai eu l’opportunité de visiter le Collège Pontifical Canadien, y rencontrant le nouveau Recteur, ainsi qu’un certain nombre des prêtres qui y résident. Je me réjouis que les Canadiens y soient plus nombreux cette année. Cette institution historique offre une opportunité privilégiée, un lieu extraordinaire de formation, de culture et de relations internationales. 

18-Comme je l’évoquais, le Saint-Père a mommé Mgr Andrés Carrascosa, Conseiller à la Nonciature depuis trois ans, Nonce Apostolique en République Démocratique du Congo (Brazzaville) et au Gabon, il a été ordonné évêque le 7 octobre dernier en la basilique St-Pierre de Rome par le Cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d’État; il entrera en fonction dans les premiers jours de novembre prochain, avec résidence principale à Brazzaville. Le Canada était présent, avec la participation, entre autres, d’amis, de prêtres du Collège canadien qui ont concélébré. 

19-Pour succéder ici à Mgr Carrascosa, le Saint-Père a nommé M. l’abbé Michael Crotty, secrétaire. Originaire d’Irlande, il a effectué sa formation diplomatique à Rome et a travaillé pendant trois ans à la Nonciature Apostolique au Kenya. L’abbé Crotty va se familiariser peu à peu avec votre pays. Il m’accompagne ce soir et je suis heureux de vous le présenter. 

20-Dans un commentaire sur la situation politique européenne, pas tellement différente de celle de l’Amérique du Nord, un journaliste présentait comme l’esprit du temps une idéologie incontestée, culturelle avant d’être politique, encastrée dans le ‘politiquement correct’, oscillant entre l’individualisme libertin d’une part et le radicalisme mouvant d’autre part : «L’idéologie, à savoir l’obligatoire et général relativisme des valeurs, avec par conséquent, l’accusation d’intolérance pour qui s’y objecte ; la radicale délégitimation, pour ce qui concerne les comportements personnels, de tout lien représenté par l’histoire et le passé culturel, la réduction tendentielle au ‘droit’ pour toute inclination ou tout choix individuels » (Ernesto Galli della Loggia).

21-Dans ce contexte, l’Évangile et ceux qui s’y réfèrent sont perçus comme à contre-courant, et peuvent même parfois devenir objet de marginalisation. C’est au témoignage et à la persévérance dans la communion ecclésiale qu’est confiée la tâche d’annoncer la bonté du message évangélique. À ce sujet, en guise de conclusion, pensant avec affection et proximité spirituelle à la responsabilité pas toujours facile qui pèse sur votre mission de guides et pasteurs dans l’Église, permettez-moi de partager avec vous la réflexion du Cardinal Carlo Maria Martini, commentant les versets 6-8 du premier chapitre de la deuxième lettre de saint Paul à Timothée : 

«Je t’invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi par l’imposition de mes mains. Car ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi. Ne rougis pas du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais souffre plutôt avec moi pour l’Évangile, soutenu par la force de Dieu ». 

22-Le Cardinal se demande quelles peuvent être les raisons pour lesquelles Timothée pourrait être gêné, avoir honte, et il les énumère :

a)     Timothée vit la perception d’être abandonné de Dieu, d’être seul dans ses tribulations internes et externes ; il est gêné de sa pauvreté humaine et ne reconnaît pas dans son épreuve une occasion de grâce ;

b)    Une autre raison de la tentation de Timothée consiste dans la perception de l’’étrangeté’ de l’Évangile par rapport aux données de la vie quotidienne. Timothée, relève le Cardinal, a l’impression que les principes évangéliques n’ont rien à voir avec les réalités de chaque jour.  

c)    Une troisième raison de gêne, de honte, pourrait être l’insuffisance du message évangélique, sa faiblesse par rapport à l’arrogance du monde financier, politique et militaire, le pouvoir des mass-média : l’Évangile est autre, il est une voix qui crie dans le désert ;  de là peut naître la tentation de se retirer. 

23-                       A la fin, le Cardinal commente ainsi: «Nous sommes invités à réfléchir sur la tentation d’avoir honte du témoignage à rendre au mystère du Christ mort et ressuscité, parce qu’elle peut entrer dans notre chair, nous priver de la joie propre à l’Évangile, affaiblir notre vocation et rendre incertain notre agir. Cela peut nous arriver à nous aussi de nous sentir découragés quand nous nous rendons compte que nous parlons à des personnes qui nous écoutent dans la plus totale indifférence». Mais, suivant les exhortations de saint Paul, il indique le chemin pour dépasser cette tentation, qu’il dit présente dans l’Église primitive et dans l’Église d’aujourd’hui :

-  avant tout, la certitude que la grâce de Dieu est en nous, ‘le don de Dieu est en toi’ ;`

-   en outre, la force qui vient de l’Esprit-Saint, pour affronter la faiblesse ; l’amour qui vient de l’Esprit-Saint, pour contrer la capacité  de haïr ; la sagese donnée par l’Esprit comme dicernement, la capacité d’équilibrer les énergies et la persévérance dans le don.

24-Se référant dans ce contexte à la vocation de l’Église, il la définit comme ‘communauté alternative’ : Elle vit dans la dispersion et elle est le levain qui fermente silencieusement, transformant peu à peu la société. La communauté alternative – réfléchit le Cardinal sur l’exemple des églises de l’ère apostolique – même avec ses péchés, demeure un idéal de fraternité en devenir, destiné à mettre en lumière le primat de Dieu dans la société, à faire émerger ce qu’il y a de meilleur dans le cœur de l’homme.

25-C’est avec cette foi, alimentée par les paroles de saint Paul, que j’accompagne de ma prière les travaux de votre Assemblée annuelle ainsi que le travail quotidien de votre ministère épiscopal, partageant ensemble les fatigues et les espérances de l’Évangile.



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Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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Mise à jour le Mardi, 08 Août 2006  
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Monseigneur Vincent Nguyen est devenu le premier évêque canadien originaire de l'Asie orientale. Son arrière grand-père est un martyre vietnamien.