image30.jpg

Allocution du P. Pierre Babin, o.m.i., aux évêques catholiques du Canada : Église et communications sociales en l'an 2000

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon
Dans le cadre de son Assemblée plénière annuelle, tenue à Cornwall, du 14 au 19 octobre 1999, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) avait invité comme personne-ressource, le Père oblat français, Pierre Babin. Librement, il a partagé ses visions des communications en Église à l'aube de l'an 2000. Cette présentation précédait des ateliers ayant comme objectif la révision du mandat des Commissions épiscopales des communications sociales de la CECC.

Le P. Babin, o.m.i., est directeur du centre CREC-AVEX de Lyon (France) et auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur l'éducation religieuse des jeunes et sur la communication.

CREC désigne le C entre R echerche E t C ommunication et AVEX, A udio V isuel EX pression de la foi.

Je désire d'abord vous remercier de m'avoir invité à vous adresser la parole. C'est un honneur qui me touche beaucoup, surtout que si je suis là, c'est en partie grâce à un illustre Canadien qui a bouleversé les orientations de ma vie de prêtre et de catéchète. Ce Canadien, c'est Marshall McLuhan, à qui on a accolé l'appellation de «prophète des médias».

C'est d'ailleurs Marshall McLuhan qui a inspiré secrètement ce fameux passage de Redemptoris Missio que je voudrais reprendre aujourd'hui : «Il ne suffit pas d'utiliser les médias pour répandre le message chrétien et l'enseignement authentique de l'Église. Il est également nécessaire d'intégrer ce message dans la "nouvelle culture" engendrée par les communications modernes» (RM 37).


La thèse de base

Mes réflexions, mes convictions partent de cette thèse fondamentale de McLuhan : l'élément le plus déterminant pour changer les cultures et les civilisations ne sont pas les idéologies, les guerres ou les religions, mais une nouvelle technologie de communication. Ce sont les technologies de communication qui structurent les sociétés : quand survient une nouvelle technologie de communication, la société s'en trouve remodelée, tout comme l'Église. Hier, c'était l'imprimerie, aujourd'hui, c'est l'électronique. «Je pardonne tout aux Anglais, disait Gandhi, excepté d'avoir apporté la technologie en Inde.» Le petit dieu qui bouleverse la culture, c'est l'électronique, base de toutes les nouvelles technologies de communication.

Certes, il y a bien d'autres cultures que la culture médiatique, mais celle-ci est majeure. La culture de l'électronique est sur le point d'envahir le monde entier à une vitesse jamais connue dans l'histoire. Je reprends ici les paroles de McLuhan : «Je ne suis pas pessimiste, je suis apocalyptique !»

En conséquence, je crois que nous sommes appelés à repenser de manière radicale notre agir pastoral, de la même manière que la révolution à laquelle a donné lieu la découverte de l'imprimerie, et qui a culminé avec le concile de Trente. Nous sommes invités, non pas à un arrangement superficiel des méthodes, mais à ce qu'on a appelé un changement de priorités et de paradigmes dans la pastorale. Il faut faire avec l'électronique ce qu'ont fait en leur temps Luther et Canisius avec la presse à imprimer : ils ont inventé le catéchisme, les séminaires, etc.

Il s'agit d'un nouveau modèle qui peu à peu se met en place, affectant ce que Soeur Angela Zukowski, responsable des communications sociales pour le diocèse de Dayton, aux États-Unis, a appelé le « New ways of being Church». L'Esprit nous conduit vers ce changement: n'en voyons-nous pas déjà les signes ? Je pense entre autres à Taizé et aux Journées mondiales de la Jeunesse, à Paris.

Bien sûr, ce passage peut sembler difficile. Je me souviens des mots du Cardinal Stephen Kim, archevêque de Séoul, qui me confiait, à propos de la culture moderne : «C'est une autre culture... je n'y suis pas préparé. Je ne vois pas. Je n'ai aucune intuition de ce qu'il faudrait entreprendre... Il faut des jeunes...»

Cette nouvelle évangélisation est déjà en marche. Je pressens la lourdeur de votre charge, comme évêques, en raison de la radicalité du changement qui est en train de s'opérer. Bien humblement, je me permets de vous livrer mes observations, tout en vous invitant à relativiser mes propos, étant donné que je ne suis pas Canadien.

Nouveaux accents de la pastorale, à l'ère des médias

Hier, l'enseignement venait de l'autorité, qui voyait alors à transmettre la vérité. Aujourd'hui, c'est plutôt le modèle du commerce qui s'impose comme modèle dominant, tant en ce qui a trait aux centres commerciaux, à Internet ou au choix des programmes de télévision. Le terme «commerce» est pris au sens fondamental : un échange de biens après tractation (négociation) et comprenant les éléments suivants:

La centration sur les biens, non pas sur la vérité, mais sur ce que je perçois comme un bien pour moi. À ce niveau, les centres commerciaux constituent des modèles de la société et entrent en concurrence avec l'université traditionnelle de lettres et de philosophie. Suivant ce modèle, inconsciemment, les gens en viennent à ne s'intéresser à l'Église que dans la mesure où celle-ci apporte des biens : santé, position sociale, développement personnel, accomplissement d'une quête personnelle au domaine spirituel.

La place donnée au choix et la tractation dans la communication. C'est ce que Kierkegard appelait «la dictature de l'auditoire». Les gens veulent choisir, expérimenter, et même avoir des garanties. C'est ce qui explique la place prédominante du marketing dans le monde commercial: on en arrive ainsi à étudier les besoins de la population, à porter l'intérêt uniquement sur les biens, et à satisfaire les besoins de clients potentiels.

Le pouvoir donné à l'auditoire pour juger de la valeur des biens. C'est le public qui juge si tel produit est bon ou non pour lui, et non une quelconque autorité.

Tel est donc le monde des communications dans la nouvelle culture. Pour l'Église, le message est clair : on ne peut plus communiquer l'Évangile comme si la population avait la même sensibilité et les mêmes formes d'esprit qu'hier. Aussi l'évangélisation doit-elle proposer la foi d'abord en termes de biens, de salut, de guérison...plutôt qu'en termes de vérité. La radio chrétienne ne doit pas avoir comme mission de transmettre la doctrine chrétienne, mais de donner la joie, de raffermir l'identité propre des personnes. La messe télévisée doit d'abord faire vivre, rendre heureux...avant de susciter la réflexion, d'endoctriner.

Le schéma traditionnel de communication a radicalement changé. Alors que le communicateur utilisait autrefois les médias ou divers outils de communication pour transmettre un message particulier à un auditoire, le communicateur et l'auditoire en sont venus aujourd'hui à se fondre dans le medium. Il ne s'agit donc pas d'utiliser les médias : il s'agit de devenir medium de transmission de biens par communion à l'auditoire, en devenant "un seul corps" avec les gens, bons et mauvais.

Dès lors, la pastorale doit avant tout penser en termes de réseau, de communion, de fidélisation. Les prêtres doivent apprendre à faire en paroisse ce que fait tout directeur de radio et de télévision: faire l'étude permanente de l'auditoire... avec ce sens chrétien de l'amour, du discernement des valeurs, de l'attention envers les pauvres. Dans le contexte des technologies de l'imprimerie, c'est la transmission de la doctrina christiana qui a marqué la pastorale et le travail missionnaire. Dans le contexte des médias, il faut accorder une grande attention à la pastorale du réseau, aux communautés d'affinités, aux relations électroniques, au chat' de l'Internet. L'évangélisation doit donc être redéfinie en termes de conversation ou de dialogue. Il faut passer de la proclamation à la conversation (selon le sens fort du terme conversation': sortir de chez soi), de l'exigence de conversion à l'appel de l'amitié. Évangéliser, c'est se faire des amis et les inviter au banquet de noces (Mt 22, 14 s).

Changement de langage

S'ajoute ici un autre élément d'une grande importance: le passage de la prédominance des mots à la prédominance d'un langage symbolique de modulation et -- selon l'expression anglaise -- de ground. Dans la culture scolaire, le langage dominant était jadis constitué de mots, de livres, d'idées claires et de doctrines. Aujourd'hui, selon des études scientifiques rigoureuses, les mots n'ont plus la même importance. Ainsi, quand une personne transmet un message à la télévision, les mots ne comptent que pour 7 p. 100 de l'impression sur les auditeurs, le rythme du discours et la voix pour 38 p.100, et le langage corporel pour 55 p. 100. En langage moderne, on peut donc dire que «communiquer, c'est transmettre des vibrations (ou modulations) dans un champ préparé à cet effet (terre, composition, arrière-plan, ou ce qu'on appelle le « ground»).

La modulation, c'est la force qui s'échappe d'un corps vers un autre : c'est la manière par laquelle des corps se prennent ensemble par un échange de vibrations. Conséquemment, il nous faut revaloriser aujourd'hui les langages fondamentaux de la modulation et de l'atmosphère : la voix qui est sous les mots, le parler imagé et parabolique, les lumières, la musique et les chants, la qualité du son, le micro et les haut-parleurs, le rythme et les gestes. Les femmes en viendront naturellement à reprendre une place majeure dans nos églises puisque, plus que les hommes, elles ont le génie de ce langage fait de ground et de modulation. Il est normal qu'à une culture des médias corresponde un nouveau pouvoir du féminin.

Je suis aussi convaincu que l'enseignement catéchistique ne doit plus être perçu comme une priorité ; c'est l'éveil spirituel qui doit désormais constituer la priorité. Dans la turbulence des informations et des émotions, seule une foi construite sur l'éveil de l'intériorité (du spirituel) pourra tenir ferme. Une foi basée trop uniquement sur un enseignement du catéchisme ne saurait tenir.

L'Église n'est plus l'édifice qui domine le village ; les édifices à bureaux et les grands hôtels l'ont supplantée depuis un bon moment déjà. Il faut se demander pourquoi l'enfant en viendrait à adhérer à la voix du Christ ? Pourquoi après l'enfance son adhésion tiendrait-elle solide au milieu de tant de voix et de perturbations ? Il n'adhérera solidement que si sa foi correspond à un éveil intérieur personnel. L'éveil progressif de l'intériorité à quoi correspondra la parole d'Évangile est la clé de la communication religieuse.

En conséquence, une pastorale de l'éveil spirituel selon les âges, l'attention à la vie spirituelle, aux expériences chrétiennes -- Taizé est un bon exemple de cette pédagogie où la musique, la prière, la splendeur liturgique, la vie commune et le témoignage remplaçent tout enseignement scolaire (au moins pour un temps).

Le phénomène de la globalisation

À l'occasion d'une récente visite à Bangkok, j'ai été surpris de lire dans le Bangkok Post, en gros caractères et en pleine page, ce qui suit : «La globalisation est sur le point de balayer le monde en catapultant chaque membre de la race humaine dans le nouveau millénaire. Pour préparer ce futur, il faut comprendre les changements imminents qui arrivent et nous y préparer personnellement».

Nous jouons ici une étape majeure de l'histoire de l'humanité : l'Église ne devrait-elle pas saisir cette plus importante chance de notre temps qui est rendue possible par Internet, les médias, les satellites : le village global ? Non que la globalisation économique et médiatique ne soit pas aujourd'hui un terrible danger pour l'humanité... mais elle est un fait qui, à moins d'une catastrophe, s'impose. Un fait qui a des résonances bibliques. Le plus grand rôle historique de l'Église n'est-il pas de réussir cette chance au sens biblique ?

Il ne s'agit pas d'abandonner ce qui fut hier l'accent de la pastorale des missions (l'inculturation), mais il faut délibérément , en disciples de la Bible, situer l'inculturation non comme un but, mais comme une route vers la globalisation selon l'Évangile. Dans l'éducation religieuse, dans la liturgie, dans les prises de position, dans les journaux et les médias, il faut donc s'afficher clairement pour son pays et en même temps comme enfant du monde: «Le monde entier est ma famille» (Jn 23).

Tout comme, à un moment donné de son histoire, l'Église s'est affichée comme défenseur social des exploités et du monde ouvrier, il faudrait qu'elle acquiert aujourd'hui une image, un leadership pour faire réussir la globalisation selon l'Évangile. Entrer dans la globalisation, comme dans le monde des médias, suppose qu'on renonce à avoir le monopole de la vérité et de la religion. L'attitude de bienveillance positive à l'égard de tout être humain, de toute religion, et le respect sont les vertus qui permettent d'entrer dans la globalisation. Il est difficile d'imaginer vers quelle forme d'Église nous allons. Quand on s'arrête sur la culture des jeunes, sur le nombre sans cesse à la baisse de la pratique dominicale, et en même temps sur les foules qui accourent à Taizé, on pressent bien qu'un autre rythme s'impose pour la vie de l'Église. Le concile de Trente a lancé la pratique dominicale pour que l'on puisse faire le catéchisme de manière systématique. Aujourd'hui, il y aurait sans doute lieu de trouver de nouvelles formules.

Quelles priorités pastorales?

Bien sûr, c'est avant tout aux évêques qu'il appartient de définir les priorités pastorales qui s'imposent dans le contexte actuel. Trois priorités m'apparaissent toutefois nécessaires. La première est sans nul doute la formation des pasteurs à la nouvelle culture et aux nouvelles manières d'être Église.

Devant l'ampleur de la mutation en cours, il faut de toute urgence former les pasteurs de demain. Il faut en finir avec l'idée que la pastorale des médias est réservée à des spécialistes. Si les médias constituent le centre de la culture de la population, il en résulte que tous les responsables de nos Églises doivent posséder une formation adéquate au monde des médias. De la même manière qu'après l'invention de l'imprimerie, une des premières tâches des Séminaires a été d'apprendre aux futurs prêtres à lire et à écrire... Cette approche est à repenser aujourd'hui à la lumière des nouvelles technologies de communication.

C'est une erreur grave de penser qu'il suffit de former des charismatiques, des intuitifs. On ne saurait être leader sans formation à la rigueur des mots, à la rationalité et au sens critique. L'Église se préparerait de nouveaux lendemains si on abandonnait cette formation nécessaire à tout leadership. Quand on a fondé les séminaires après le concile de Trente, une des premières obligations imposées aux séminaristes a été d'apprendre à lire et à écrire. Je dirais que c'est la même chose qu'il faut faire aujourd'hui avec l'électronique et les nouvelles technologies. Toutefois, il ne s'agit pas de former des spécialistes; il s'agit plutôt de former des «medium».

Je vois deux types de formation: une formation à caractère intellectuel, réflexif et expérientiel à partir de documents, et une formation pratique constituée de stages dans les divers domaines des communications. Ces stages pourront lier l'immersion dans la culture médiatique et une vie spirituelle liée à l'expérience.

On en arrivera ainsi à former des pasteurs qui auront un sens aigu des rapports humains (de l'auditoire, de l'être-avec, de la vibration-avec) et qui, tout en ayant un cerveau gauche bien développé, auront aussi un cerveau droit bien formé (celui de l'affectivité, de l'imaginaire, de la réceptivité, de la créativité imaginaire, du symbolisme). La technique pure est à écarter.

La deuxième priorité est la conversation permanente et organique avec les professionnels des médias. J'ai demandé à un grand professionnel de New York, qui dirige une chaîne de télévision regroupant 15 dénominations religieuses, ce qu'il dirait aux évêques du Canada s'il avait à s'adresser à eux. Il m'a dit: «Qu'ils collaborent avec les professionnels, non seulement les réalisateurs, mais les directeurs de chaînes, les grands patrons du monde des médias».

Concrètement, que veut dire «collaborer» ? C'est «faire des amis avec». En effet, l'amitié me paraît fondamentale. Je sais que c'est risqué, mais je suis convaincu que c'est très important.

Il me semble aussi que dans la pastorale de l'Église, la visibilité est le premier signe de la présence. Nos ancêtres, dès qu'ils ont pu, ont construit des églises de pierres qui marquaient une visibilité du Christ et de l'Église dans un lieu. Il faudrait aujourd'hui que nous reprenions cela d'une autre manière électronique. Cela peut se faire de diverses manières. À titre d'exemple, je reprends les propos du Cardinal Kim, qui a créé à Séoul Radio-TV Peace, qui coûte extrêmement cher et qui a fait l'objet de nombreuses critiques. Le Cardinal me disait : «Si je ne crée pas Radio Peace, l'Église est absente de la société, et je ne peux pas accepter cela».

Une certaine visibilité est donc un premier but à atteindre. Il reste ensuite à faire le choix politique : quel média doit-on choisir, quel type de présence du Christ ? Une telle décision doit tenir compte de quatre données essentielles. En premier lieu, il faut se demander quel auditoire potentiel pourrait être rejoint en lançant un poste de télévision ou de radio. Sera-t-il possible de fidéliser un auditoire à très long terme et de constituer un réseau avec cet auditoire ?

En second lieu, il faut se demander si l'on dispose des ressources en terme de personnel et de finances, de même que la capacité de mobiliser une population. Troisièmement, je pense qu'il faut étudier les capacités du medium, dans tel ou tel pays, pour l'évangélisation. Il est certain, par exemple, que la radio s'impose davantage en Afrique que la télévision. Car la culture est orale et parce qu'aussi les ressources sont moindres. Le Cardinal Carlo Martini, archevêque de Milan, me disait : «Si je veux faire choc, je prends la télévision. Si je veux m'adresser au coeur, je prends la radio». Il y a donc toute une évaluation à faire, selon la culture et les nécessités politiques.

Enfin, et c'est un dernier point très important, il faut savoir prendre le train au bon moment. C'est-à-dire, il faut saisir une opportunité historique. C'est ce qu'a fait le poste de radio chrétien au Portugal, qui constitue le modèle des radios chrétiennes dans le monde et qui a la plus forte cote d'écoute dans tout le Portugal, plus que n'importe quelle chaîne commerciale. Cette radio a su saisir une opportunité historique; maintenant, ça ne marcherait pas. Peu à peu, elle a su fidéliser des clients, elle a évolué avec eux, et maintenant elle constitue la grande radio populaire.

Conclusion

Voilà. Permettez-moi de finir mon allocution avec trois histoires d'évêques qui en disent beaucoup sur la relation que notre Église entretient avec les médias.

La première est une histoire canadienne, que je répète souvent à tout le monde parce qu'elle m'a beaucoup frappé. Il paraît qu'un jour des évêques canadiens sont allés faire un stage de formation à Radio-Canada. Un évêque a alors demandé à un journaliste de Radio-Canada qu'elles étaient les personnes les plus difficiles à interviewer. «Les politiciens et les hommes d'Église, de répondre le journaliste, parce qu'ils disent toujours ce qu'il faut dire, mais pas ce qu'ils pensent.»

Ma deuxième histoire est celle du Cardinal De Courtray qui, avant de participer à l'émission française « L'heure de vérité» confiait à l'animateur sa peur de ne pas être à la hauteur, n'étant pas un homme des médias et ne sachant pas comment parler à la télévision. L'animateur lui demanda alors s'il y avait trois choses auxquelles il s'objectait de manière radicale. Oui, lui confia le Cardinal De Courtray: le racisme, la peine de mort et... un autre point dont je ne me souviens plus. «Vous êtes radicalement contre la peine de mort, sans nuance aucune», lui demanda l'interviewer. «Oui», de répondre le Cardinal. «Alors l'émission va parfaitement réussir», conclua son interlocuteur. Ce qui d'ailleurs ne manqua pas de se produire.

Finalement, Mgr De Courtray, alors tout jeune évêque de Dijon, demanda un jour au Cardinal Marty s'il devait accepter de parler à la télévision. «Oui, oui ! C'est très important», lui dit le Cardinal Marty. «Mais si on me pose des questions embarassantes, qu'est-ce que je fais ?», d'interroger le jeune Mgr De Courtray. «Dites n'importe quoi, d'ajouter le Cardinal Marty. Si vous croyez en Dieu, ça se verra.»

Merci.

Le 18 octobre 1999

 
Le Saint-Siège
Centre canadien d’œcuménisme
Organisme catholique pour la vie et la famille
opm
Sel + Lumière
wydcentral
DP FR Quick 






FaitesUnDon
gendron noel 2017

PrayerWeek_FR
2018WeekofLifeandFamily FR
2017 Mass FR
WMOF2018-Dublin-Ireland
184-940K FR

devp-logo-fr-50e

Logo 500e Reforme
Kit
Euthanasia FR
life-giving-fr
criteria
lespeuplesautochtones
vieetfamille
sexabuse2015fr

dyk5

Les couleurs du site web représentent les symboles héraldiques officiels des évêques. La couleur verte correspond au "chapeau de sinople" (chapeau ecclésiastique) et aux six glands (de chaque côté) qui forment les tenants et le cimier des armoiries de chaque évêque tandis que l'or représente la croix processionnelle. Plus d'info...