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Le jeu légalisé : pensez-y bien, demandent les Églises au gouvernement

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TORONTO (CCE) - Des dirigeants de dix-huit confessions chrétiennes du Canada ont cosigné une lettre pressant le ministre fédéral de la Justice de créer une étude indépendante sur l'impact du jeu légalisé au Canada. Dans cette expression d'unanimité sur un sujet difficile, les Églises membres du Conseil canadien des Églises invitent l'honorable Anne McLellan, de même que tous les Canadiens, à réfléchir calmement sur l'expansion rapide des jeux de hasard haute technologie et sur l'opportunité, pour l'État, d'y voir une source de recettes essentielle. Mgr Fred Henry, évêque catholique de Calgary, Alberta, craint que les casinos et les appareils de loterie vidéo «mettent plus haut la barre» pour les participants et haussent le niveau du jeu compulsif dans une communauté. «Notre société est en rapide évolution, et nous assistons à la croissance d'une culture du jeu de hasard», affirme-t-il. «Ce qu'il faut évaluer, ce sont non seulement les profits anticipés, mais aussi les conséquences sociales. Les jeux de hasard constituent, à mon sens, un mauvais pari,» conclut-il. Le Rév. David Pfrimmer, du Lutheran Office for Public Policy, affirme que beaucoup de Canadiens ressentent un profond malaise en présence de gouvernements qui encouragent les jeux de hasard. «Les gouvernements ont pour tâche de protéger le bien commun, de s'assurer que l'intérêt public ne soit pas brimé», insiste-t-il. «Lorsque les promoteurs de casinos nous arrivent plans d'exploitation en main, il n'est pas nécessaire, soutiennent les communautés locales, que les gouvernements, provinciaux ou fédéral, chantent à l'unisson avec eux. Il faut que les dirigeants locaux aient accès à des recherches indépendantes sérieuses leur permettant de réaliser des études réalistes d'impact économique et social. S'il s'est mené, aux États-Unis, des recherches de ce genre qui y ont aidé les communautés à prendre de bonnes décisions, on n'a pas fait grand- chose au Canada. Une enquête fédérale pourrait apporter l'impulsion nécessaire.» Les Églises comprennent le problème que pose aux gouvernements la question des revenus. Le public a, par les temps courent, une perception négative des taxes, et pourtant, le besoin se fait vivement sentir de réparer des programmes sociaux importants auxquels on a infligé, ces dernières années, d'importantes coupures. «Tout en comprenant bien qu'il ne sera pas facile aux gouvernements de renoncer à compter sur les revenus générés par les jeux de hasard, nous croyons la chose possible», déclare la lettre œcuménique. Bonnie Greene a effectué, pour le compte de la division de la Mission in Canada de l'Église Unie du Canada, un long travail de recherche et de consultation sur les jeux de hasard; c'est l'une des sources auxquelles ont puisé d'autres Églises, lorsque des dirigeants de confessions diverses se sont réunis, en mai dernier, pour discuter d'une déclaration commune sur l'expansion des jeux de hasard. Ils y ont voté à l'unanimité de poursuivre leur préparation de la lettre à la ministre de la Justice. Mais, affirme Bonnie Greene, ce ne sont ni le haut clergé, ni les experts des Églises nationales qui dénoncent le plus vigoureusement le jeu de hasard comme une véritable menace pour notre société.. «Ce sont les fidèles qui fréquentent nos églises, les militants de nos communautés, les gens de la base qui nous incitent à agir. Ils ne voient plus dans le jeu une simple affaire de moralité personnelle : ce qui les préoccupe, c'est la façon dont il affecte l'ensemble de leur communauté et tous les autres aspects de leur économie. Fonder son plan de développement économique sur le jeu, c'est demander à la communauté de gagner en partie sa vie en persuadant les gens de jouer davantage et, partant, de perdre davantage. C'est cela, aimer son prochain? C'est cela, la justice sociale?» demande-t-elle. Bien sûr, les gens ont besoin d'emplois et les gouvernements de sources de revenus; pas étonnant, donc, qu'un grand casino tout rutilant apparaisse comme une panacée. Dans leur lettre, un large éventail de dirigeants d'Églises déclarent unanimement qu'il ne s'agit pas d'un miracle : examinons la chose de plus près, disent-ils, avant que le Canada s'engage encore plus loin dans cette voie. La lettre œcuménique cite un spécialiste américain de l'économie des jeux de hasard et de leurs effets sur les communautés, le professeur William Thompson, de Las Vegas : ««Le malheur, c'est que bien souvent, lorsqu'on apprend où mène le jeu de hasard, il est déjà trop tard.»

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, S'ADRESSER À :

Dr Bonnie Greene,
Division de Mission au Canada,
Église unie du Canada
Tél. : 416 231-7680, poste 5041
Téléc. : 416 232-6005

Mgr Frederick B. Henry
Évêque de Calgary
Tél. : 403 218-5524
Téléc. : 403 264-0272

Rév. David Pfrimmer
Lutheran Office of Public Policy
Tél. : 519 884-0710, poste 3940
Téléc. : 519 725-2434

Mise à jour le Mercredi, 05 Juillet 2006  
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