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Biotechnologie et bioéthique : Un dialogue s'établit entre les communautés scientifique et catholique

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(Ottawa - CECC)... Les développements majeurs en biotechnologie ont fait l'objet d'une session qui a permis à une quarantaine d'intervenants, dont plusieurs évêques, d'amorcer une réflexion sur les nombreux enjeux éthiques soulevés par les manipulations génétiques, en particulier sur la vie humaine.

Cette rencontre, organisée par l'Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF), les 29 et 30 mai dernier, a réuni plusieurs spécialistes, versés dans les différents domaines scientifique, légal et éthique. Parmi les conférenciers invités, on notait la présence de M. François Pothier, du département des sciences animales, à l'Université Laval de Québec, de M. Michael Coughlin, du département d'éthique de l'hôpital St. Joseph's, à Hamilton, de Mme Thérèse Leroux, du Centre de recherche en droit public, à l'Université de Montréal, de Mme Suzanne Scorsone, anthropologue et directrice des offices des communications et de la famille, au diocèse de Toronto, du Père Robert Allore, s.j., biologiste et généticien, du Père Ron Mercier, s.j., doyen du Regis College de Toronto et de M. Bernard Keating de la Faculté de théologie, à l'Université Laval de Québec.

Les participants ont pu prendre connaissance des plus récents travaux en biotechnologie dont : le dépistage des gènes associés à de graves maladies ; la transplantation de cellules, tissus ou organes vivants d'origine animale (xénotransplantation) ; la culture de cellules souches humaines (stem cells) en vue de remplacer des cellules humaines endommagées ; le clonage ; et, la transgenèse (animaux manipulés génétiquement).

Les exposés ont suscité des réactions diverses. Si tous s'accordent pour dire que les progrès scientifiques réalisés en ce domaine sont bénéfiques pour l'humanité, certains s'interrogent sur leur portée. «Les biotechnologies posent des questions fondamentales et obligent à redéfinir nos concepts qui semblaient fixés une fois pour toutes : celui de l'homme, celui de la vie, celui de la mort», a fait remarquer S. Simonne Plourde, o.s.u., professeur à l'Université du Québec à Rimouski et membre du Laboratoire d'éthique médicale et de santé publique de Necker, à l'Université René Descartes, à Paris.

Des questions concernant les limites de la recherche, la menace de la vie privée, l'utilisation d'embryons par les chercheurs et la finitude de la vie ont aussi été abordées lors de cette session. Plusieurs craignent, dans cette ère de commercialisation, que les visées commerciales des grandes entreprises qui financent et tirent profit des recherches en biotechnologie ne balaient du revers de la main tout débat éthique sur le sens profond de la vie et de la dignité humaine pour des considérations purement liées à la profitabilité. «Quand le milieu des affaires réclame la propriété à partir de brevets, cela signifie que les entrepreneurs veulent décider de qui fera quoi avec ce qui maintenant leur appartient. Au bout de la ligne, c'est du profit dont il est question ici», s'est demandé le P. Mark Miller, C.Ss.R., bioéthicien clinique à l'hôpital St. Paul, à Saskatoon.

Au terme des échanges, un large consensus s'est dégagé : la nécessité de participer au débat public et de maintenir le dialogue entre l'Église catholique et les chercheurs scientifiques. Il est aussi apparu impératif que soient mises en oeuvre des campagnes d'information et des activités d'éducation conçues pour sensibiliser les croyants et croyantes à l'importance de s'intéresser à ces enjeux de société. «Allons-nous laisser ces questions aux gouvernements, aux spécialistes et aux entrepreneurs ou bien allons-nous prendre la parole ?», a demandé Benjamin Simard, docteur en médecine vétérinaire et diacre permanent, qui rencontre quelque 4000 élèves par année pour les amener à réfléchir sur l'impact du développement de ces technologies.

Malgré le fait que certaines craintes aient été évoquées durant cette session, Mgr Adam Exner, archevêque de Vancouver et président de l'OCVF, s'est réjoui du dialogue qui s'est engagé entre des spécialistes de la biotechnologie et des représentants de la communauté catholique du Canada. «Je pense que ces deux journées ont permis d'ouvrir une porte d'espoir et que ce n'est qu'un début», a-t-il souligné.

L'Organisme catholique pour la vie et la famille est un organisme parrainé conjointement par la Conférence des évêques catholiques du Canada et les Chevaliers de Colomb. Sa mission est de promouvoir le respect de la vie, la dignité humaine et le rôle essentiel de la famille.


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Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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Mise à jour le Mercredi, 07 Juin 2006  
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