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Lettre au Ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration concernant l'abrogation du droit exigé pour l'établissement des nouveaux arrivants au pays

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L'Honorable Madame Lucienne Robillard Ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration 365, avenue Laurier Ouest Ottawa ON K1A 1L1 Madame la ministre,

Dans une lettre en date du 16 mai 1995, adressée à votre prédécesseur, l'Honorable Sergio Marchi, Mgr Faber MacDonald, qui était alors président de la Commission des affaires sociales de la Conférence des évêques catholiques du Canada, avait fait des suggestions au sujet de l'exigence d'un droit pour l'établissement. Il soulignait que «le droit pour l'établissement (DEPE) est loin de projeter l'image d'un pays accueillant, plein d'espoir et de possibilités, comme nous le voulons tous pour le Canada. Voilà pourquoi nous vous encourageons à reconsidérer cette mesure et à annuler cette taxe exigée des réfugiés et des immigrants".

Dans les préparatifs du Grand Jubilé de l'an 2000 qui approche, nous avons souvent rappelé la nécessité de remettre la dette des pays les plus pauvres, d'ainsi mettre fin à l'asservissement de cette dette et de renouveler notre engagement à assurer la bonne intendance de la création. La Parole de Dieu ne décrit pas seulement la nature de la pratique du Jubilé, mais elle nous invite 7aussi à aimer l'émigré comme nous-même, quand il vient s'installer chez nous (cf. Lv 19, 33- 34.)

Nous sommes par conséquent convaincus que l'une des façons les plus opportunes de célébrer le Grand Jubilé de l'an 2000 est d'accueillir les étrangers parmi nous sans appliquer la politique du DEPE. Il nous semble que cette politique est onéreuse envers les nouveaux arrivants, surtout ceux qui viennent des pays les plus pauvres. En vous faisant cette demande, Madame la ministre, nous rejoignons l'avis du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, de la Commission canadienne des droits de la personne, du Comité inter-églises pour les réfugiés, du Conseil canadien pour les réfugiés, ainsi que des porte-parole de tous les partis politiques. Tous soutiennent qu'il faut abroger immédiatement le DEPE des réfugiés. En effet, il nous semble contraire à l'hospitalité pratiquée par notre pays que l'on demande une somme de 975$, qui s'ajoute aux frais de traitement de 500$ pour un adulte et de 100$ pour un enfant, à des personnes qui viennent de pays pauvres.

Dans l'esprit du Grand Jubilé de l'An 2000 et en signe d'appui à la campagne courante de la carte postale, mise en marche par les organisations des droits des réfugiés, nous sollicitons auprès de votre gouvernement l'abrogation du droit exigé pour l'établissement des nouveaux arrivants au pays.

Je vous prie d'agréer, Madame la ministre, l'expression de mes plus respectueuses salutations en Notre Seigneur,

X François Thibodeau, c.j.m. Évêque d'Edmundston Président Commission épiscopale des affaires sociales



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Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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Mise à jour le Mercredi, 19 Juillet 2006  
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