(CECC – Rome)… Deux passions nourissent la vie d’un évêque et façonnent sa spiritualité : vivre avec le Christ et être solidaire des femmes et des hommes de son temps. C’est la conviction profonde qu’a partagée, hier soir, Mgr Gilles Cazabon, o.m.i., évêque de Saint-Jérôme, au Synode des évêques qui se déroule actuellement à Rome.
Deuxième évêque canadien et dernier intervenant de cette seconde journée d’interventions à prendre la parole devant l’assemblée présidée par le Saint-Père, Mgr Cazabon a affirmé que la spiritualité de l’évêque ne peut prendre tout son sens que si elle croît au milieu d’un peuple qui lui est confié. « Qui dit ‘spiritualité’, dit souffle intérieur, conviction, élan qui fait vivre et donne à l’agir humain la qualité d’un témoignage. Toute spiritualité prend naissance et grandit dans la nouveauté de l’Esprit Saint à même l’expérience personnelle de chacun, tissée de relations humaines nombreuses et variées où l’on découvre la présence de Dieu ».
Dans une société plurielle où des gens de cultures, de traditions, de croyances et de valeurs différentes, la découverte du Christ, selon Mgr Cazabon, appelle l’évêque à « passer l’Évangile de toujours à un autre monde et à une autre culture et cela commande de notre part recherche et renouvellement, la simple reprise des mots d’hier ne suffisant plus pour annoncer la joyeuse nouvelle de la venue de Dieu dans notre histoire. » (cliquez ici pour le résumé de l’intervention de Mgr Cazabon)
La Xe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques s’est ouverte à Rome dimanche dernier et se poursuit jusqu’au 27 octobre. Cinq évêques canadiens y prennent part. Outre Mgr Cazabon, les délégués canadiens élus par leurs confrères sont Mgr Raymond Lahey, évêque de St. George’s, Mgr Pierre Morissette, évêque de Baie-Comeau et Mgr James Weisgerber, archevêque de Winnipeg. Pour sa part, Mgr Joseph Khoury, éparque des Maronites au Canada, a été invité par le pape Jean-Paul II.
Un synode est une rencontre ou une assemblée religieuse à laquelle les évêques, rassemblés en présence du Saint-Père, ont la possibilité d’interagir les uns avec les autres dans la recherche commune d'orientations pastorales.
Durant les deux premières semaines de l’assemblée synodale, chaque participant livre le contenu d’une intervention d’une durée maximale de huit minutes. Le choix du thème abordé est laissé à la discrétion de chaque intervenant. Par la suite, répartis par groupes linguistiques, les délégués entrent dans la phase des discussions qui mèneront à l’élaboration de propositions. Approuvées, après suggestions et amendements, elles seront ensuite remises à un conseil post-synodal constitué par le Saint-Père dont le travaux, au cours des mois suivant la clôture du Synode, conduiront à la publication de l’exhortation apostolique, le document papal né du Synode.
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Source : Sylvain Salvas |




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