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Assemblée plénière 2006 de la CECC : Allocution de S. Exc. Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique au Canada

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Chers confrères dans l’épiscopat,


C’est toujours avec joie que je me retrouve avec vous, et je vous remercie de cette possibilité qui m’est offerte de participer à l’Assemblée plénière annuelle de votre Conférence épiscopale. Dans une démarche similaire à celle des apôtres qui rapportaient à Jésus «tout ce qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné» (Mc 6, 30), nous nous rassemblons au nom du Seigneur pour partager nos expériences et nos soucis, nos joies et nos espoirs (Gaudium et Spes 1), en «serviteurs fidèles et avisés établis pour donner à chacun en temps voulu» sa mesure de froment (Mt 24, 45), capables de «s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il y a ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout» (Lc 14, 28). Cette expérience de communion affective et effective est fondamentale pour la mission qui nous est confiée, selon la prière même de Jésus : «Qu’ils soient un, comme toi Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21).


Dans cette même spiritualité de communion, je désire remercier Mgr Gaumond pour ses aimables paroles de bienvenue. Je profite également de l’occasion pour remercier Mgr Paquette ainsi que le personnel de cette Conférence épiscopale, pour l’esprit de collaboration avec la Nonciature. 

Dans cette même spiritualité de communion, je désire remercier Mgr Gaumond pour ses aimables paroles de bienvenue. Je profite également de l’occasion pour remercier Mgr Paquette ainsi que le personnel de cette Conférence épiscopale, pour l’esprit de collaboration avec la Nonciature. 
  1. Depuis notre rencontre de l’an dernier, nous avons pu bénéficier davantage du ministère de Sa Sainteté Benoît XVI. L’enseignement qu’il nous dispense constitue une source radieuse qui étonne même ceux que son élection avait surpris; avec des dons de synthèse et de profondeur exceptionnels, dans un langage singulièrement accessible, le Saint-Père présente la foi catholique dans sa beauté et son identité. Plusieurs événements ont jalonné cette première année de pontificat : Synode sur l’Eucharistie, Consistoire, voyages apostoliques; à plusieurs occasions, on a même vu le Pape dialoguer avec différentes catégories de personnes; des prêtres lui ont soumis des questions auxquelles il a répondu simplement; des jeunes enfants, dans la fraîcheur de leur première communion, lui ont aussi présenté les leurs.
  2. Je voudrais m’arrêter quelques instants sur trois textes majeurs du Pape. Le premier est évidemment l’Encyclique Deus Caritas Est, publiée au début de cette année. En nous proposant une méditation sur le thème de l’amour, Benoît XVI plonge au cœur même de la réalité la plus profonde. Il l’indiquait lui-même dans un discours au Conseil pontifical Cor Unum (23 janvier 2006), au cours duquel il a annoncé ce document : «Aujourd’hui le mot amour est tellement galvaudé, usé, on en a tellement abusé que l’on a presque peur de le laisser effleurer de nos lèvres. Il s’agit pourtant d’un mot essentiel, l’expression de la réalité primordiale; nous ne pouvons pas l’abandonner tout simplement. Nous devons le reprendre, le purifier et le ramener à sa splendeur d’origine, afin qu’il puisse éclairer notre vie et la conduire sur le droit chemin. C’est cette conscience qui m’a conduit à choisir l’amour comme thème de ma première Encyclique ».
  3. Une lecture attentive de l’Encyclique confirme la première impression : nous avons là un texte fondamental, qui renvoie les baptisés au centre irréductible de l’expérience chrétienne et fonde leur engagement diversifié dans le monde et l’Église. Intellectuel de haut niveau, habitué aux débats les plus serrés, Benoît XVI aborde ici en pasteur, à partir de son origine divine, la dimension essentielle et la plus urgente du témoignage chrétien : le service de la charité. L’amour - la charité - est capable de transformer non seulement nos vies personnelles, mais l’organisation même des structures sociales; il donne sens à l’évolution du monde, jusque dans ses éléments les plus complexes; il a des conséquences immédiates et visibles. Cœur des Béatitudes évangéliques, de ce qui depuis les origines a constitué la pensée et la pratique sociale de l’Église, référence œcuménique par excellence, il ouvre les portes de la justice, de la réconciliation, du respect de la dignité humaine, de la paix et de la confiance en l’avenir. Il est non seulement affirmation, mais présence du Dieu Trinité à chaque phase de l’histoire. On ne peut que saluer avec espérance un  Pontificat qui s’appuie dès son début sur un tel roc et s’abreuve à une telle source.
  4. Le second discours que j’aimerais rappeler est celui que le Saint-Père a adressé le 22 décembre 2005 à la Curie romaine, à l’occasion des vœux de Noël. Après avoir brossé un tableau du riche patrimoine laissé par Jean-Paul II tant sur le plan doctrinal qu’existentiel, le Pape regarde la JMJ 2005 de Cologne et le Synode de l’Eucharistie, qu’il unit par le mot ‘Adoration’. Dans la troisième partie de cette allocution, il souligne le quarantième anniversaire de la clôture du Concile Vatican II. Il invite à faire une juste herméneutique de cet événement majeur dans l’histoire de l’Église contemporaine.
  5. Le Pape décrit deux herméneutiques en présence : l’une de la discontinuité et de la rupture et l’autre de la réforme, du renouveau dans la continuité de l’unique sujet-Église. La première peut susciter une rupture entre l’Église préconciliaire et l’Église post-conciliaire ; les textes conciliaires sont alors perçus comme des compromis qui «ne réfléteraient que de manière imparfaite le véritable esprit du Concile et de sa nouveauté.. Il faudrait non pas suivre les textes du Concile, mais son esprit». Le Pape évoque d’autre part une herméneutique de la réforme qu’expriment déjà Jean XXIII et Paul VI; il signale trois cercles de questions qui ont dû être affrontées (relation entre foi et sciences modernes, rapport entre Église et État moderne, rapport entre foi chrétienne et religions du monde). «C’est précisément dans cet ensemble de continuité et de discontinuité à divers niveaux que consiste la nature de la véritable réforme». Le Pape scrute ainsi le Décret sur la liberté religieuse : «Le Concile Vatican II, reconnaissant et faisant sien à travers le Décret sur la liberté religieuse un principe essentiel de l’État moderne, a repris à nouveau le patrimoine plus profond de l’Église. … L’Église antique a prié pour les Empereurs et pour les responsables politiques; elle a en revanche refusé de les adorer et, à travers cela, a rejeté clairement la religion d’État. Les martyrs de l’Église primitive sont morts pour leur foi dans le Dieu qui s’était révélé en Jésus-Christ et, précisément ainsi, sont morts également pour la liberté de conscience et pour la liberté de professer sa foi,  - une profession qui ne peut être imposée par aucun État, mais que ne peut en revanche être adoptée que par la grâce de Dieu, dans la liberté de la conscience ».
  6. C’est ce dernier aspect que le Saint-Père a touché dans son discours à Ratisbonne le 12 septembre dernier, dans le contexte de son voyage en sa région natale. Avec une extraordinaire profondeur de réflexion, il a annoncé et témoigné la foi en un Dieu en lequel l’homme, sa raison et sa liberté trouvent leur supérieure et authentique plénitude. Cette allocution a eu un large écho médiatique et a suscité des réactions passionnées, en particulier dans les différents milieux musulmans ou non.  Il est surprenant et douloureux que quelques expressions de ce discours aient été mal interprétées, comme une offense à la religion de l’Islam. Le Saint-Père lui-même a tenu à préciser le sens de ses paroles, pour éviter toute instrumentalisation alimentée par une lecture superficielle et pas du tout impartiale et libre.
  7. Par déformation de certains médias ou par calcul politique, on n’a pas compris ou on n’a pas voulu comprendre le thème et le message central de sa pensée. Le Pape a en réalité proposé une réflexion sur les fondements indispensables à une rencontre véritable des personnes et des cultures, une base sûre pour une coexistence pacifique. Il a voulu affirmer la valeur de la raison et de la liberté, condamnant l’usage de la violence, sous quelque prétexte que ce soit, quand elle est pratiquée au nom de Dieu. Cela nous attriste d’assister au procès médiatique dont le Pape a été l’objet, avec l’intention non dissimulée de le toucher personnellement ainsi que son ministère. Je suis certain d’interpréter les sentiments des Évêques canadiens en exprimant au Saint-Père notre proximité et notre solidarité, tandis que nous faisons monter vers le Seigneur notre prière pour lui, pour l’Église, pour la paix entre toutes les religions et tous les hommes.
  8. Dans ce contexte, il est prometteur et réconfortant de noter qu’à l’ordre du jour, approuvé le 12 octobre dernier par toutes les forces politiques du Sénat et de la République italienne, on fait état «d’une interprétation politique absolument inappropriée du discours qui a attribué au Pape des intentions dénigreuses envers l’Islam, alors que la lecture intégrale du texte pontifical révèle de manière évidente l’engagement sincère de Benoît XVI pour le dialogue entre les cultures et les religions ». La Déclaration continue en montrant l’engagement du Gouvernement à exprimer au Souverain Pontife « la pleine solidarité de l’Italie après les attaques injustes et les menaces inacceptables qui ont été dirigées à l’endroit de Sa personne et contre les institutions de l’Église catholique, et après les violences effectuées envers des fidèles et des communautés ». Finalement, cette Déclaration se conclut en réaffirmant « le droit à la liberté religieuse et à la libre expression, contre toute persécution, dans une optique de réciprocité. Par liberté religieuse, on entend la liberté de pratiquer sa propre foi, d’en changer ou de n’en avoir aucune ».
  9. Vous avez effectué cette année la Visite ad limina. Cette expérience, en principe ‘quinquennale’, suppose un travail considérable, j’ai pu le constater de près en voyant vos rapports, quelquefois volumineux, que la Nonciature apostolique a fait parvenir à Rome; le travail que vous avez accompli avec vos collaborateurs permet une vision, et je dirais même une ‘visite’, vraiment précieuse de la vie de vos Églises particulières; c’est un peu comme une ‘photographie’ de la vie actuelle, ciblant les réussites et les défis, les ressources anciennes et nouvelles; on peut en retracer l’évolution, en la comparant aux rapports antérieurs. Vous avez souligné les difficultés et les problèmes que vous rencontrez dans la vie de vos communautés ecclésiales. Plusieurs parmi vous m’ont aussi exprimé leur vive appréciation pour la manière dont la Visite ad limina s’est déroulée; on a noté à cet égard que les Congrégations romaines avaient bien pris connaissance de vos rapports; un échange fraternel et serein, dans un réel climat de communion, a été perçu comme un accompagnement bénéfique. J’ai également retenu des propos de quelques-uns l’émotion de la rencontre avec le Saint-Père, une connaissance plus vive de son caractère doux, de sa profonde intelligence, la rencontre d’un frère attentif à écouter, bien au fait de la vie de vos diocèses et solidaire de votre sollicitude pastorale.
  10. Au cours des allocutions qu’il a adressées à chaque Conférence régionale, en réponse à vos relations quinquennales et aux paroles de présentation des Présidents des conférences régionales, le Saint-Père a brossé un tableau général des aspects les plus importants pour la vie ecclésiale au Canada. C’est ce qu’il a lui-même laissé entendre dès sa rencontre avec les Évêques du Québec : «Avec les trois autres groupes d’Évêques de votre pays, j’aurai l’occasion de poursuivre ma réflexion sur des thèmes significatifs pour la mission de l’Église dans la société canadienne, marquée par le pluralisme, le subjectivisme et un sécularisme croissant ».
  11. Avec l’AÉCQ, le Pape a touché plus spécifiquement le rôle central de la célébration eucharistique dans la vie de la communauté chrétienne, et le caractère indispensable du sacerdoce ministériel, soulignant par conséquent la place inaliénable de la sacramentalité dans la vie de l’Église; la culture des vocations n’est pas possible si «le rôle du ministère ordonné n’est pas clairement défini et reconnu ».  Le Saint-Père a noté les signes de renouveau, suite à la JMJ, à l’année de l’Eucharistie. Reconnaissant pour l’œuvre accomplie par les religieux et religieuses, il a invité à une ‘solide communion ecclésiale’. Il a souligné enfin l’importance de la catéchèse qui bénéficie d’investis-sements toujours renouvelés.
  12. Avec les Évêques de l’Atlantique, le Pape a touché les effets négatifs du sécularisme et sa fermeture à la transcendance; l’effondrement du taux de natalité en est un des symptômes. Annoncer la splendeur de la vérité du Christ constitue une tâche fondamentale, effectuée en communion avec le Magistère. À cet égard, les catéchistes exercent un rôle majeur : leur ministère ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances; ils peuvent en réalité faire expérimenter la présence active du Seigneur, mettre en contact avec « ce fleuve vivant qui nous relie aux origines toujours présentes et nous conduit aux portes de l’éternité ». Le Pape a fait référence à la restructuration des paroisses et des diocèses, vue non selon des modèles sociaux, mais comme ‘un exercice de renouveau spirituel’ .
  13. Avec les Évêques de l’Ontario ensuite, le Saint-Père a rappelé le fondement de la vie chrétienne qui doit être une véritable rencontre avec le Christ. L’évangélisation de la culture suppose une proposition ferme du message chrétien, lequel ne saurait se réduire à des ‘valeurs’. Benoît XVI a montré les effets négatifs de la rupture entre l’Évangile et la culture : au nom de la ‘tolérance’, on change et détruit les piliers fondamentaux de l’histoire humaine, la vie et le mariage. «When the Creator’s divine plan is ignored the truth of human nature is lost». Il a encore souligné l’inacceptable dichotomie entre la foi personnelle et l’action des catholiques engagés dans la vie politique. Dans le domaine de l’éducation, il a mentionné la tentation du relativisme et a proposé un apostolat de «charité intellectuelle».
  14. Finalement il y a deux semaines, avec les Évêques de l’Ouest, le Saint-Père a médité sur la parabole de l’enfant prodigue, touchant ainsi divers aspects de la miséricorde, de la conversion, de la réconciliation, de la restauration des relations brisées. En parlant de la perte du sens du péché chez nos contemporains, il en a évoqué les effets destructeurs. La redécouverte de la valeur du sacrement de pénitence peut constituer un instrument précieux pour la guérison des personnes. Dans ce contexte, le Pape a exprimé son appréciation et son encouragement pour l’œuvre de la réconciliation avec les Premières nations.
  15. Il pourrait être utile de bénéficier d’un recueil des allocutions du Saint-Père au cours de cette visite ad limina, avec les textes des Évêques qui ont salué le Pape au nom de leur conférence régionale.
  16. Je connais les efforts que votre Conférence a déployés pour corriger certaines situations évoquées par le Pape. Je retiens le Message ‘Nous sommes le peuple de la vie et pour la vie’ que les membres de votre Conseil permanent ont rendu public en réaction à la Loi sur la procréation assistée. Je retiens aussi les démarches entreprises auprès des parlementaires canadiens par l’Organisme catholique pour la vie et la famille, afin qu’ils rejettent toute nouvelle tentative de législation sur le suicide assisté et l’euthanasie. L’Église a le devoir et le droit de s’exprimer sur ces questions; votre Conférence épiscopale le fait dans le respect des institutions démocratiques, et aussi avec conviction. En tant que son Représentant, je désire vous remercier au nom du Saint-Père et prolonger son encouragement récent à poursuivre vos démarches en ce sens.
  17. Dès sa première rencontre avec les Évêques du Québec, le Pape a mentionné le prochain Congrès eucharistique international de 2008. À cet égard, l’équipe qui œuvre ardemment avec S. Ém. le Cardinal Marc Ouellet a eu l’heureuse initiative de trouver un objet symbolique, analogue à la Croix pèlerine des JMJ, qui permettrait, également par son itinérance en différents endroits du pays, de ponctuer une préparation spirituelle à cet événement majeur. La bénédiction de l’Arche de la Nouvelle Alliance par le Saint-Père a connu une diffusion exceptionnelle, aussi grâce à la présence médiatisée du petit Jérémy qui a chanté devant le Pape : de très nombreuses personnes ont pu ainsi voir le Saint-Père écouter ce jeune garçon, bénir l’Arche de l’Alliance et savoir ce qu’est une Visite ad limina !  J’ai vu moi-même cette magnifique Arche, au cours d’une célébration que j’ai présidée en juillet au Congrès des jeunes de Marie-Jeunesse, à Sherbrooke.
  18. Le Comité du Congrès eucharistique a accompli beaucoup au cours de l’année. Déjà, il est possible d’entrevoir le rayonnement et la richesse spirituelle du Congrès, qui s’inscrit parfaitement dans la suite de la 11ème Assemblée générale du Synode des Évêques, l’an dernier. La date de 2008 est hautement significative pour le Canada ; le quatrième centenaire de la ville de Québec permettra peut-être aux fidèles de s’inspirer de la devise de la province homonyme « Je me souviens », évoquer les débuts réellement héroïques de ce pays, comme vous l’avez si bien rappelé dans votre lettre pastorale du 14 septembre 1999 sur le 350e anniversaire des Saints Martyrs canadiens. La rédécouverte de la place occupée par la Sainte Eucharistie dans l’histoire peut permettre d’en relancer toute l’actualité et la nécessité dans le présent contexte.
  19. Dans le message qu’ils ont rendu public au terme du Synode, les délégués de la CECC n’ont pas manqué de rappeler que le Synode a permis d’avancer dans la voie tracée par les documents du pape Jean-Paul II : l’Encyclique Ecclesia de Eucharistia, et la Lettre apostolique Mane nobiscum Domine.  On attend prochainement la publication de l’Exhortation apostolique post-synodale du Saint-Père. Voilà autant d’éléments qui permettront à l’Église universelle, comme à celle du Canada, de poursuivre sa réflexion sur la beauté et la richesse du mystère de l’Eucharistie. Tout cela constituera également une ressource stimulante pour la préparation du Congrès eucharistique international. Centrer notre attention et notre prière sur l’Eucharistie, c’est retrouver la source où naît et se construit l’Église du Seigneur.
  20. Le souci pour les souffrances de l’humanité et la recherche de la paix sont bien présents au cœur de l’Église. À cet égard, le récent conflit au Proche-Orient a suscité l’anxiété du monde, ainsi que de toute l’Église. Le Pape a demandé aux catholiques de prier tout spécialement pour la paix en Terre Sainte et au Proche-Orient; il a invité les responsables politiques à s’engager dans la voie de la raison, à chercher sans cesse les possibilités de dialogue et d’accord. Votre Conférence épiscopale a elle aussi multiplié les appels pour que les dirigeants politiques du Canada fassent tout en leur pouvoir pour encourager un cessez-le-feu, hâter le début des négociations et apporter une aide humanitaire aux personnes affectées par la guerre. Quoique très fragile, la paix est maintenant rétablie; du moins, le bruit des armes a cessé. Les dégâts matériels occasionnés par cette guerre sont gigantesques; on ne peut surtout pas oublier les pertes de vie, la douleur de trop nombreuses personnes, victimes innocentes de ce conflit. Une aide internationale est nécessaire, spécialement dans le domaine du maintien de la paix; malheureusement, elle coûte beaucoup, aussi en termes de vies humaines, aux pays qui en prennent charge. Le Canada fait partie de ces pays qui doivent pleurer la mort de plusieurs jeunes qui ont sacrifié leur vie, en particulier en Afghanistan; nous les portons dans nos prières, avec leurs familles. 
  21. Pour aider à notre réflexion et à celle de tous les fidèles, l’Église a publié cette année deux documents de grande importance : Le Compendium sur le Catéchisme de l’Église catholique, et le Compendium sur la Doctrine sociale de l’Église. Votre Conférence épiscopale a obtenu, de la part de l’Administration du Patrimoine du Siège apostolique, les droits de publication et de diffusion pour ces deux textes. On ne peut que se réjouir que de tels liens de collaboration soient établis et surtout que votre Conférence puisse ainsi contribuer à favoriser la diffusion de ces documents à travers le Canada. Une piste est ainsi ouverte et il sera sans doute possible d’identifier d’autres secteurs de collaboration avec les instances du Saint-Siège.
  22. Les études se poursuivent aussi pour les réaménagements des frontières des diocèses. Comme vous le savez bien, c’est une démarche laborieuse, qui exige beaucoup de minutie et de tact. Je remercie les Évêques qui s’y penchent, avec le souci pastoral de servir toujours adéquatement le peuple de Dieu.
  23. Cette année, le Collège épiscopal s’est enrichi de nouveaux membres : Mgr Gary Gordon, évêque de Whitehorse, Mgr André Gazaille et Mgr Lionel Gendron, évêques auxiliaires à Montréal, Mgr Peter Hundt, Évêque auxiliaire à Toronto. D’autres Prélats ont pris une retraite bien méritée : Mgr Vallée, Mgr Bzdel, Mgr St-Antoine, Mgr Sutton, Mgr Mikloshazy, Mgr MacDonald. D’autres ont assumé de nouvelles fonctions: Mgr Huculak à Winnipeg; Mgr Lavoie à Keewatin Le Pas, Mgr Cadieux et Mgr Currie, Administrateurs apostoliques respectivement de Hearst et St John, tâches que le Saint-Père leur confie en plus de celle qu’ils assument déjà. Pour sa part, la Nonciature apostolique est toujours heureuse de continuer son travail et d’offrir le service nécessaire pour faciliter le dialogue et la collaboration entre le Saint-Siège et les diocèses du Canada.
  24. Nous sommes en effet unis par des liens de communion, de fraternité, d’estime et d’amitié personnelle; nous partageons la même sollicitude pastorale et missionnaire, pour la croissance de la foi en Jésus-Christ notre Sauveur, et pour le bien de peuple de Dieu. Je suis particulièrement heureux de pouvoir vous exprimer ma sincère affection et mon partage de vos fatigues et de vos espérances. Dans la prière, je demeure uni à vous, demandant la lumière et la grâce de l’Esprit-Saint de sorte que, unie à son Seigneur, l’Église puisse être elle-même et remplir la mission qu’il a voulue pour elle. 

Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
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Mise à jour le Vendredi, 05 Mars 2010  
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Le diocèse le plus ancien au Canada est l’archidiocèse de Québec, établi en 1674. Monseigneur François de  Laval fut le premier évêque.