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Bénéfices et des droits aux partenaires de même sexe : L'OCVF invite le PM Chrétien à préserver l'institution du mariage

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Le très honorable Jean Chrétien
Premier ministre du Canada
Chambre des communes
Ottawa, ON K1A 0A6

Monsieur le Premier Ministre,

Au nom de l'Organisme catholique pour la vie et la famille, je voudrais vous faire part de mon étonnement d'apprendre par les médias, que le Gouvernement s'apprête à considérer sérieusement la possibilité d'apporter des changements importants à des douzaines d'articles de la Loi, pour accorder des bénéfices et des droits aux partenaires de même sexe.

Il nous semble important de maintenir les distinctions juridiques entre les couples hétérosexuels et les partenaires homosexuels. L'institution du mariage et l'entendement qui nous vient de la tradition, établissant que les époux sont de sexes opposés, ont des racines profondes dans les fondements mêmes de notre société et de nos lois. Il est certain que le Gouvernement peut envisager différentes avenues pour répondre aux défis juridiques qui concernent les partenaires de même sexe, sans pour autant redéfinir des appellations ou des termes significatifs et chers à des millions de Canadiennes et de Canadiens et, par voie de conséquence, saper les fondements d'une institution qui joue un rôle central dans notre société.

Nous sommes profondément soucieux du fait, qu'établir une égalisation entre des partenaires homosexuels et des couples mariés ou en union de fait, pourrait mener à la redéfinition du mariage. Le Gouvernement a-t-il l'intention de prendre cette direction? Selon notre point de vue, il n'est ni juste, ni exacte d'équivaloir la relation entre des partenaires de même sexe et le mariage, compte tenu du rôle essentiel joué par celui-ci dans la stabilité de la famille et, comme le soulignait le Juge La Forest, s'adressant à la Cour suprême du Canada dans la cause Egan vs Canada, considérant la «réalité biologique et sociale» de celui-ci.

Qu'il me suffise de dire que, depuis les temps immémoriaux, le mariage fait corps avec notre tradition légale, tradition qui emprunte à de vieilles et solides traditions philosophiques et religieuses. Mais sa raison d'être ultime transcende tous ces facteurs et s'enracine fermement dans la réalité biologique et sociale que les couples hétérosexuels sont les seuls qui peuvent procréer, que la plupart des enfants sont le fruit de cette union et qu'ils sont généralement soignés et élevés par ceux et celles qui vivent dans un tel état.

Réserver et restreindre la définition du ‘mariage' et des ‘époux' n'a pas pour objectif de traiter les partenaires homosexuels de manière injuste ou inégale mais bien de reconnaître l'unique capacité des couples hétérosexuels de procréer et de constater que la majorité des enfants sont pris en charge à l'intérieur de cette cellule familiale. Une telle contribution aussi essentielle et aussi irremplaçable pour l'avenir de notre société, devrait être soutenue.

De plus, on doit se demander s'il convient de conférer des bénéfices à des partenaires de même sexe tout en ne le faisant pas pour d'autres associations ou communautés de vie à caractère non-sexuel (tels des amis, les fratries, un parent avec un enfant adulte) etc. Le dernier sondage Angus Reid suggère que plusieurs Canadiens ne le croiraient pas.

Nous nous sentons particulièrement concernés car, cette proposition semble avoir été prise sans consultation avec les différentes instances qui composent notre société et pour qui, la compréhension historique et traditionnelle du mariage et du terme de conjoint ou d'époux sont d'une importance capitale. Opérer par la voie législative un changement aussi fondamental dans les politiques publiques nécessite une vaste et significative consultation. Les auditions quelque peu précipitées concernant les amendements de la Loi canadienne sur les droits de la personne en 1996, n'ont certes pas remplies les conditions requises.

S'il s'avère que les rapports médiatiques soient fondés, nous exhortons votre Gouvernement à réviser ses projets. Nous n'avons aucun doute qu'il faille maintenir la dignité et assurer la justice pour tous les Canadiens et les Canadiennes, quelle que soit leur orientation sexuelle. Toutefois, nous sommes fermement convaincus que le Gouvernement ne devrait d'aucune façon fléchir dans sa volonté de préserver et de défendre l'institution du mariage.

Nous vous demandons de tenir compte de nos inquiétudes, alors que vous devez délibérer de questions sociales fondamentales.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de ma très haute considération.

Mgr Adam Exner, o.m.i.
Archevêque de Vancouver
Président
Organisme catholique pour la vie et la famille

 

c.c. Honorable Anne McLellan Ministre de la Justice


Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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Tél. : (613) 241-9461
Téléc. : (613) 241-9048

 

Mise à jour le Jeudi, 17 Août 2006  
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