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Commentaires de la CECC sur le rapport du Comité permanent de la santé de la Chambre des communes concernant les propositions relatives au projet de loi sur l'assistance à la procréation humaine

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1. Étant donné la complexité des enjeux et le temps consacré par le Comité permanent de la Santé pour consulter la population canadienne et le soin que ses membres ont mis à entendre divers points de vue sur la question, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) étudiera ce rapport avec grande attention.

2. La CECC accueille favorablement les recommandations préconisant le maintien des interdictions, entre autres, celles concernant le clonage y compris le clonage dit thérapeutique ; la modification génétique des lignées germinales ; la commercialisation des gamètes et des embryons; et le renforcement des dispositions contre la commercialisation de la maternité de substitution.

3. La CECC apprécie grandement la recommandation du Comité à l’effet que les définitions soient améliorées de façon significative dans le projet de loi, particulièrement quand il qualifie d’offensant l’inclusion de « embryon » dans l’expression « matériel reproductif humain ».

4. La Conférence des évêques catholiques du Canada est particulièrement satisfaite de la recommandation du projet de loi de continuer d’interdire la création d’embryons à des fins de recherche, puisque les embryons humains sont des êtres humains qui doivent être respectés et traités comme des sujets humains et non comme des objets de recherche.

5. La Conférence des évêques catholiques du Canada est profondément consternée de constater que le Comité a décidé de permettre la recherche sur les embryons – qui sont générés en trop lors des traitements de l’infertilité. Bien que nous aurions aimé appuyer la recherche prometteuse sur les cellules souches embryonnaires, nous ne le pourrons pas puisqu’elle conduit à la destruction des embryons. Il n’existe aucune cure, ni aucun bienfait pouvant justifier la mise à mort délibérée d’un être humain ou l’utilisation d’un être humain comme un moyen pour atteindre une fin. La décision du Comité demeure des plus controversées puisqu’il a entendu des témoignages attestant que la recherche sur les cellules souches adultes – n’impliquant aucune atteinte à la vie humaine – démontre de remarquables possibilités.

6. La tentative du Comité de circonscrire la recherche sur les embryons – qui sont générés en trop lors des traitements de l’infertilité – aux  circonstances selon lesquelles il n’existe aucune autre façon de mener la recherche, démontre que le Comité reconnaît qu’il s’agit ici d’un enjeu profondément moral aux conséquences très graves. La CECC accueille favorablement la recommandation voulant que des normes émanant des règlements soient rédigées quant au nombre maximal d’ovules qui pourraient être prélevés et fécondés et au nombre maximal d’embryons qui pourraient être produits. Cette mesure est un autre indicatif du respect que l’on doit accorder à l’embryon.

De plus, en abandonnant le principe fondamental qui stipule qu’une vie humaine ne peut être détruite pour potentiellement en aider d’autres, il sera très difficile de maintenir les limites établies concernant la recherche sur l’embryon. L’expérience relative à d’autres questions morales sérieuses nous démontre que lorsqu’une porte est ouverte, il est très difficile de la refermer. En science physique, les chercheurs savent très bien, d’après la loi de l’inertie, que lorsqu’une impulsion est donnée, il est très difficile de l’arrêter ou d’en changer la direction.

7. À l’heure où la publicité sur les produits d’hygiène personnelle et de beauté répond de plus en plus à la sensibilité accrue des consommateurs, en affichant « pas testé sur des animaux », notre société risque d’avoir une législation qui permettra, et ce pour la première fois, une recherche qui aboutira à la mort d’un être humain. Ceci est d’une incongruité très troublante.


Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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Mise à jour le Mardi, 15 Août 2006  
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Monseigneur Vincent Nguyen est devenu le premier évêque canadien originaire de l'Asie orientale. Son arrière grand-père est un martyre vietnamien.