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Règlement des revendications territoriales : une invitation au dialogue et à la guérison

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La Pentecôte est une des fêtes catholiques les plus importantes et les plus évocatrices. Au lieu d'annoncer le message du Christ Ressuscité, les disciples craintifs s'étaient barricadés dans une maison, derrière des portes fermées à clé. Mais l'Esprit Saint de la Pentecôte a suscité en eux un profond changement.  Inspirés et transformés par la présence de Dieu, les premiers disciples ont trouvé les mots appropriés et le courage nécessaire pour proclamer la Bonne Nouvelle et  en vivre pour ainsi influencer les personnes d’autres cultures et religions.

Aujourd'hui, le même Esprit continue de nous amener à ouvrir nos cœurs à Dieu et à réparer les ruptures et les malentendus dans nos propres vies et nos collectivités!

Au moment de célébrer la grande fête de la Pentecôte, je voudrais attirer votre attention sur une grave rupture au sein de notre collectivité nationale, à savoir celle entre les Canadiens autochtones et non-autochtones. Cette rupture n'est pas seulement de nature socio-économique, bien que les taux de pauvreté, de suicide, d'emprisonnement et de mortalité infantile chez les Autochtones soient nettement plus élevés que la moyenne nationale. Cette rupture réside aussi dans notre incapacité de communiquer les uns aux autres nos rêves, nos espoirs, nos aspirations et notre vision d'un avenir meilleur. Si nous le pouvions, nous réussirions ensemble à passer à une action positive.

Au cours de ma propre vie, j'ai été touché et inspiré par de nombreuses personnes qui ont eu à cœur de partager leur vie et leurs talents avec les peuples autochtones, et aussi par des Autochtones qui ont enrichi d'une façon incommensurable notre foi et qui ont contribué à la vitalité de nos communautés chrétiennes. Pour tous ces efforts et ces témoignages, signes évidents de la présence transformatrice de Dieu, il y a lieu de rendre grâce.

Les nouvelles mesures mises en place afin de resserrer les liens avec les peuples autochtones sont des signes manifestes de l'action de l'Esprit dans l'Église catholique au Canada aujourd’hui. Malgré la générosité des personnes qui ont été associées à cette réalité du passé, nous reconnaissons plus que jamais auparavant que le colonialisme et les pensionnats ont miné tragiquement la dignité et l'autonomie des collectivités, des familles et des personnes autochtones. La Pentecôte nous rappelle à point nommé que Dieu continue de nous inviter à accueillir tous les peuples et à collaborer avec eux.

Comment pouvons-nous consacrer plus d'énergie au travail de réconciliation, de solidarité et de communion avec les peuples autochtones? D'une façon fort concrète, en septembre dernier, je me suis joint à une dizaine de chefs des Églises au Canada pour signer une importante déclaration sur les droits fonciers des Autochtones.  Nous avons compris que la reconnaissance et la concrétisation de ces droits sont essentielles au rétablissement de l'autonomie et de la dignité des collectivités autochtones et à la guérison de la relation entre les Autochtones et les non-Autochtones.

Bien que plusieurs études canadiennes importantes, y compris celle de la Commission royale d’enquête sur les peuples autochtones, aient elles aussi recommandé de régler la question des revendications territoriales, il n'y a malheureusement pas de quoi célébrer, compte tenu des faibles progrès accomplis. Les processus de règlement ont, pour la plupart, engendré le désappointement, l'échec et la rupture. Les démarches ont abouti à l'impasse, surtout parce qu'on a pas encore procédé à la mise en place d’un groupe d’étude vraiment indépendant qui prenne en compte les revendications en cours. C'est également le constat que fait la Commission des revendications des Indiens dans son rapport annuel, paru à la fin d'avril.

Dans leur lettre de septembre 2000, les chefs des Églises au Canada se sont  prononcés en faveur d'une pétition adressée au Premier ministre, afin qu’il prenne les mesures nécessaires pour relancer le processus de reconnaissance des revendications autochtones et des droits connexes, par le biais d'une commission indépendante. Certains des principaux dirigeants autochtones, dont le Chef national Matthew Coon-Come, se sont joints aux chefs des Églises dans cette démarche.

Dans cette même optique, les paroisses, les écoles et les divers organismes ecclésiaux ont été invités à assumer un rôle actif par le biais des quatre moyens suivants :

  • en appuyant la cause des revendications territoriales;
  • en se familiarisant avec la documentation qui traite de cette question;
  • en échangeant avec d'autres personnes sur ces questions, notamment des Autochtones;
  • en priant pour que survienne une conciliation équitable des droits de tous ceux et celles qui vivent dans notre pays.

Tandis que nous célébrons en ce jour de la Pentecôte, la proclamation de la Bonne Nouvelle pour toutes les personnes de notre pays, je réitère l'appui que les évêques du Canada accordent à la campagne en faveur du règlement des revendications territoriales. Je vous invite aussi à prendre part à cette campagne de la façon qui vous paraîtra la meilleure dans votre communauté. Que ce soit dans les paroisses et les écoles locales, dans les comités de Développement et Paix, dans les réunions des diverses associations catholiques, ou dans les groupes préparant la Journée mondiale de la jeunesse 2002, je vous encourage à recueillir des signatures pour cette pétition. J'invite aussi la presse catholique à accorder leur appui en mettant ces initiatives créatrices en évidence. Enfin, j'encourage tout particulièrement les paroisses comptant de nombreux Autochtones à faire preuve d'un leadership novateur pour promouvoir cette campagne en faveur des droits territoriaux.

Puisse l'Esprit du Seigneur nous accompagner tous et toutes, nous aider à raviver le dialogue, réparer les déchirures qui divisent nos collectivités et susciter en nous une vision et des convictions qui engendreront renouveau et l'espérance.

Fraternellement dans Notre Seigneur,

+ Gerald Wiesner, o.m.i.
Évêque de Prince George
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada


Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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Tél. : (613) 241-9461
Téléc. : (613) 241-9048

 

 

Mise à jour le Mardi, 15 Août 2006  
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