Cher frère évêque,
À mon retour de Jérusalem, en janvier dernier, je vous ai fait parvenir quelques documents vous permettant de comprendre que la situation vécue en Terre Sainte n’est pas moins que catastrophique.
Depuis un an, le nombre de morts s’est multiplié, le chômage s’est accru à un taux incroyable, plus de 2000 chrétiens de toutes confessions ont émigré depuis deux ans (ce qui représente 1% de la population chrétienne), les points de contrôle sont encore plus nombreux, les ambulances ne peuvent traverser ces points de contrôle, une bonne partie de la population doit maintenant avoir recours à des comptoirs alimentaires, la libre circulation est entravée même vers les lieux de culte et, dernière tragédie, le mur de huit mètres qui est en construction pour séparer les communautés israéliennes des territoires palestiniens est maintenant aux portes de Bethléem. Bethléem sera séparé de Jérusalem et des autres territoires et 60 familles chrétiennes, près de la Tombe de Rachel, sont encerclées, isolées et privées de tout service. Les habitants de Bethléem se voient ainsi enfermés sur eux-mêmes, menacés quotidiennement d’une mort lente et forcés à quitter le pays.
Faute des disponibilités financières et en raison de l’occupation, des écoles et instituts éducatifs sont fermés, l’accès aux lieux de culte est limité, le chômage se trouve imposé faute de pouvoir accéder aux lieux de travail, les soins sanitaires sont réduits. Une population est humiliée et se trouve sans espoir.
Je me permets d’insister auprès de vous, cher confrère, pour rappeler à vos diocésains l’urgence de l’aide que nous faisons chaque année pour la Terre Sainte à l’occasion de la collecte du Vendredi Saint. Je souhaite vivement que vous puissiez inviter vos diocésains à la prière et à la solidarité en faveur de nos frères et sœurs de l’Église-mère de Jérusalem et de toute la Terre Sainte. C’est bien sûr tout le Moyen-Orient qui actuellement fait l’objet de nos préoccupations. En communion avec le Saint-Père et les Ordinaires de la Terre Sainte, je vous suis dès maintenant reconnaissant de permettre à votre Église d’ouvrir votre cœur à la souffrance qui est vécue sur la Terre de Jésus pour que l’espérance ne meure pas!
En toute communion fraternelle, en ce mercredi des Cendres 2003.
+Jacques Berthelet, C.S.V.
Évêque de Saint-Jean-Longueuil
Président
Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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Tél. : (613) 241-9461
Téléc. : (613) 241-9048
À mon retour de Jérusalem, en janvier dernier, je vous ai fait parvenir quelques documents vous permettant de comprendre que la situation vécue en Terre Sainte n’est pas moins que catastrophique.
Depuis un an, le nombre de morts s’est multiplié, le chômage s’est accru à un taux incroyable, plus de 2000 chrétiens de toutes confessions ont émigré depuis deux ans (ce qui représente 1% de la population chrétienne), les points de contrôle sont encore plus nombreux, les ambulances ne peuvent traverser ces points de contrôle, une bonne partie de la population doit maintenant avoir recours à des comptoirs alimentaires, la libre circulation est entravée même vers les lieux de culte et, dernière tragédie, le mur de huit mètres qui est en construction pour séparer les communautés israéliennes des territoires palestiniens est maintenant aux portes de Bethléem. Bethléem sera séparé de Jérusalem et des autres territoires et 60 familles chrétiennes, près de la Tombe de Rachel, sont encerclées, isolées et privées de tout service. Les habitants de Bethléem se voient ainsi enfermés sur eux-mêmes, menacés quotidiennement d’une mort lente et forcés à quitter le pays.
Faute des disponibilités financières et en raison de l’occupation, des écoles et instituts éducatifs sont fermés, l’accès aux lieux de culte est limité, le chômage se trouve imposé faute de pouvoir accéder aux lieux de travail, les soins sanitaires sont réduits. Une population est humiliée et se trouve sans espoir.
Je me permets d’insister auprès de vous, cher confrère, pour rappeler à vos diocésains l’urgence de l’aide que nous faisons chaque année pour la Terre Sainte à l’occasion de la collecte du Vendredi Saint. Je souhaite vivement que vous puissiez inviter vos diocésains à la prière et à la solidarité en faveur de nos frères et sœurs de l’Église-mère de Jérusalem et de toute la Terre Sainte. C’est bien sûr tout le Moyen-Orient qui actuellement fait l’objet de nos préoccupations. En communion avec le Saint-Père et les Ordinaires de la Terre Sainte, je vous suis dès maintenant reconnaissant de permettre à votre Église d’ouvrir votre cœur à la souffrance qui est vécue sur la Terre de Jésus pour que l’espérance ne meure pas!
En toute communion fraternelle, en ce mercredi des Cendres 2003.
+Jacques Berthelet, C.S.V.
Évêque de Saint-Jean-Longueuil
Président
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