image21.jpg

Lettre aux députés fédéraux et sénateurs : Vive opposition de l'OCVF au projet de loi sur la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon

Aux députés de la Chambre des communes,
Aux sénateurs canadiens,

Alors que le Parlement canadien s’apprête à étudier le Projet de loi C-407, déposé à la Chambre des Communes par Madame Francine Lalonde et adopté en première lecture au mois de juin dernier, l’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) tient à manifester son opposition la plus vive.

Cette nouvelle tentative pour légaliser l’euthanasie et le suicide assisté entre en claire contradiction avec les valeurs canadiennes fondamentales et constitue un réel danger pour les membres les plus vulnérables de notre société. Une telle loi menacerait les fondements de la société et ceux de la médecine, qui est de guérir et qui suppose une relation de confiance entre le malade et le soignant.

Nous vous demandons donc de rejeter le Projet de loi C-407 et de travailler à ce que le gouvernement consacre plus de ressources aux soins à domicile, aux soins palliatifs et à la recherche sur le contrôle de la douleur. La société canadienne saura alors répondre de façon véritablement humaine aux besoins de ses citoyens les plus vulnérables.

Sous prétexte de « compassion » et pour assurer une mort soi-disant « digne » aux personnes qui la réclament, le Projet de loi C-407 invite à une discrimination flagrante à l’égard des personnes en perte d’autonomie et en fin de vie. Désormais, au Canada, certaines vies auraient plus de valeur que d’autres. Or, jusqu’à son terme naturel, la vie de chaque Canadien et de chaque Canadienne possède une même valeur intrinsèque et inviolable.

Le sort de nos concitoyens qui souffrent physiquement et psychologiquement ne peut certes pas nous laisser indifférents; leur vulnérabilité exige plutôt de notre part un engagement renouvelé à les soutenir dans leur épreuve. Les citoyens canadiens atteints par la maladie, qu’ils soient jeunes ou âgés, n’ont pas besoin d’une loi qui permette à quiconque de les tuer ou de les aider à se suicider. Ceux d’ailleurs qui réclament la mort ne le font pas toujours à cause de leur souffrance; pour beaucoup, il s’agit d’un appel au secours face à la solitude et au sentiment d’être un poids pour les autres.

La réponse à leur cri est une présence attentive, remplie de chaleur humaine et d’amour. Ils ont besoin de l’attention, de l’écoute et de l’affection de leurs proches et du personnel soignant pour supporter leur souffrance avec dignité. Pour leur part, nos familles ont besoin du soutien de l’État et de la société pour assumer leurs responsabilités à l’égard de leurs membres malades, vieillissants et mourants. Elles n’ont pas besoin d’une loi qui les autorise à les éliminer.

La solution à ces drames humains est une fois de plus la prévention. Ce qu’il nous faut, au Canada, ce sont des mesures bien concrètes qui garantiront à tous, le moment venu, des soins respectueux de leur inhérente dignité —dignité que ne diminuent en rien la maladie, la souffrance et la perspective de la mort. Ces réalités, que nous affronterons tous un jour ou l’autre, sont un appel à notre sens de l’humain.

Nous le répétons : il faut éliminer la souffrance et non le malade, la douleur et non le mourant. Un gouvernement qui autorise le meurtre de certains de ses citoyens engage son pays dans une voie indigne d’une nation civilisée. Les gouvernements qui, dans le passé, ont autorisé le meurtre par compassion ont toujours été jugés et condamnés. L’Histoire prouve que ces civilisations ne survivent pas.

Nous ne pouvons nous imaginer que notre pays permette un jour à un citoyen d’en tuer un autre, même sous prétexte de respect et de compassion. La valeur et la dignité de la vie humaine ne dépendent pas de sa « qualité » physique ou psychologique et ne peuvent jamais être mesurées en fonction du poids psychologique, social ou économique qu’elle constitue pour la famille et pour la société. Affirmer le contraire reviendrait à ouvrir la porte à l’eugénisme.

Par ailleurs, si nous nous opposons fortement à l’euthanasie et au suicide assisté, nous ne sommes pas opposés à la cessation justifiée d’un traitement disproportionné — souvent faussement présentée comme de l’euthanasie « passive », et qui constitue en réalité un refus moralement acceptable d’acharnement thérapeutique.

En terminant, il nous fait plaisir de vous offrir une copie de la plus récente publication de l’OCVF intitulée « Euthanasie et suicide assisté : des réponses de toute urgence! ». Nous espérons que ce document aidera les Canadiennes et Canadiens à réfléchir à ces questions si délicates et à élaborer des solutions véritablement humaines en réponse à la souffrance de tant de grands malades et de mourants. Les mots « amour », « compassion » et « dignité » prennent ici tout leur sens.

Sincèrement,


†Mgr Ronald P. Fabbro, C.S.B.
Évêque de London
Président de l’Organisme catholique pour la vie et la famille


Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Tél. : (613) 241-9461
Téléc. : (613) 241-9048

 

Mise à jour le Mardi, 25 Juillet 2006  
Le Saint-Siège
Centre canadien d’œcuménisme
Organisme catholique pour la vie et la famille
opm
Sel + Lumière
wydcentral
DP FR Quick 






FaitesUnDon
gendron noel 2017

PrayerWeek_FR
2018WeekofLifeandFamily FR
2017 Mass FR
WMOF2018-Dublin-Ireland
184-940K FR

devp-logo-fr-50e

Logo 500e Reforme
Kit
Euthanasia FR
life-giving-fr
criteria
lespeuplesautochtones
vieetfamille
sexabuse2015fr

dyk4

Dans les paroisses au Canada les messes sont célébrées dans au moins 37 langues.