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Lettre ouverte de l’Organisme catholique pour la vie et la famille aux catholiques du Canada : Quel pays pour demain ?

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Le 23 janvier prochain, les Canadiens et Canadiennes choisiront un nouveau gouvernement. La campagne électorale constitue une occasion privilégiée de nous interroger sur le type de pays que nous voulons bâtir et léguer aux générations futures. Il nous semble important de souligner quelques éléments de réflexion qui n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritent au cours des dernières semaines.

La vie

À ce moment-ci de l’histoire du Canada, un regard réaliste sur la société permet d’identifier un problème de fond : la perte du respect de la vie et de la dignité humaines. Cela se traduit par le vide juridique qui permet l’avortement jusqu’à la veille de la naissance d’un bébé; par la recherche médicale qui autorise la destruction d’embryons; par une mentalité de plus en plus favorable à l’euthanasie et au suicide assisté; par la violence gratuite rencontrée dans nos cours d’écoles; par les abus dont sont victimes les femmes et les enfants; par la mort violente de jeunes hommes; par le silence qui entoure tant de situations de pauvreté;  par l’incidence accrue de la prostitution, de la pornographie et des drogues, etc.

La vie et la dignité humaines rencontrent trop d’obstacles au Canada. Au moment d’élire un nouveau gouvernement, il nous faut vérifier d’abord et avant tout la position des candidats face au premier des droits humains fondamentaux : le droit à la vie. S’il n’est pas respecté, comment s’étonner ensuite que, tôt ou tard, d’autres droits soient bafoués?

La famille

La famille aussi subit des assauts préoccupants. La récente redéfinition du mariage dans notre pays contredit la réalité inscrite dans la nature elle-même. Il est devenu urgent d’annoncer aux générations montantes le plan de Dieu sur l’amour humain et sur le mariage entre un homme et une femme comme fondement de la famille. Urgent aussi de s’assurer que nos écoles respecteront nos convictions en ne proposant pas une vision contraire à nos enfants.

Il nous revient d’exiger du prochain gouvernement des politiques concrètes pour soutenir les couples mariés qui assurent la survie de la société en lui donnant de nouveaux citoyens et qui les éduquent dans le contexte le plus stable qui soit. Sans doute faut-il rappeler aussi que la famille, cellule vitale de la société, n’est pas au service de l’État; c’est plutôt l’État qui doit être au service de la famille. Suivant le principe de subsidiarité, il doit respecter les droits de la famille et l’aider par des politiques fiscales et sociales à assumer elle-même sa tâche, y compris l’éducation de ses enfants.

Beaucoup de familles canadiennes vivent sous le seuil de la pauvreté. Dans une optique de justice, il nous revient de travailler à une meilleure répartition des ressources et à un accès équitable aux biens essentiels, afin d’assurer à tous une qualité de vie décente.

Liberté d’expression

Tandis que nous nous apprêtons à voter pour ceux et celles qui dirigeront les destinées de notre pays au cours des années à venir, il nous semble important de pointer du doigt un phénomène qui s’accentue dans la société canadienne et menace notre vivre ensemble. Nous parlons ici d’une compréhension erronée de la séparation de l’Église et de l’État —incompréhension dont la liberté religieuse subit le contre-coup.

On assiste, en effet, à l’heure actuelle à un effort évident de certains éléments de la société pour réduire la religion à la sphère privée de la vie des citoyens. Cette idéologie séculière agressive refuse aux religions le droit d’exister sur la place publique. Au nom du pluralisme et de la laïcité, on voudrait exclure du dialogue public les personnes qui promeuvent des valeurs religieuses, même lorsque ces valeurs sont défendables au nom de la raison et de l’expérience.

Comme citoyennes et citoyens catholiques, nous avons non seulement le devoir moral d’exercer nos responsabilités civiques et politiques, mais nous avons aussi le droit de nous engager concrètement dans la vie de la cité, chacun dans son domaine d’activité professionnelle, sans renier les valeurs évangéliques qui nous font vivre. Nous n’avons pas à faire taire notre conscience morale pour vivre en société. En fait, il ne doit pas y avoir séparation —mais plutôt cohérence— entre notre foi et nos choix de chaque jour, nos décisions personnelles, familiales, professionnelles, politiques et culturelles.

En démocratie, l’État doit assurer aux croyants la possibilité de contribuer librement à la vie sociale. Parce qu’ils sont des citoyens à part entière, ils doivent être en mesure de contribuer à l’évolution du pays au même titre que leurs concitoyens porteurs d’autres valeurs en proposant une vision d’avenir et des solutions concrètes aux problèmes actuels.

Discernement

L’Évangile nous invite à bâtir une culture de la vie. Profitons de cette campagne électorale pour opérer un discernement sérieux en considérant les candidates et candidats à la lumière des principes évangéliques. Nous sommes toutes et tous invités :

(1)   à étudier le programme de chaque parti avec esprit critique; à participer aux débats locaux; à rencontrer les candidats et à échanger avec eux; à faire valoir notre point de vue;

(2)   à évaluer ces programmes à la lumière du plan de Dieu en étudiant la doctrine sociale de l’Église;

(3)   à prendre une décision éclairée en étant conscients des implications morales des différents programmes électoraux et de leurs répercussions éventuelles sur notre vie et celle de tous les membres de la famille humaine.

Une grande question se pose aux électrices et électeurs catholiques: comment, à la lumière de l’Évangile, utiliser mon vote pour faire advenir le bien commun au Canada et à travers le monde?

L’Organisme catholique pour la vie et la famille est une corporation autonome sans but lucratif,  parrainée conjointement par la Conférence des évêques catholiques du Canada et le Conseil suprême des Chevaliers de Colomb.

 


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Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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Tél. : (613) 241-9461
Téléc. : (613) 241-9048

Mise à jour le Vendredi, 07 Juillet 2006  
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