Ottawa - 11 mai 2006
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Il n’est donc pas étonnant que les organisateurs de la neuvième Marche nationale pour la vie affirment cette année que « L’avortement tue l’avenir du Canada ». À cette occasion, l’Organisme catholique pour la vie et la famille appelle les Canadiennes et Canadiens à réaliser que la plus grande richesse de notre pays est son capital humain —ses citoyens. Comment, dans ce contexte, ne pas s’interroger sur les motifs qui pousse la société à favoriser l’avortement? Souvent laissées à elles-mêmes, certaines femmes n’entrevoient pas d’autres solutions. Les situations difficiles dans lesquelles elles se retrouvent équivalent à autant d’invitations pour l’État et pour la société civile dont nous sommes tous membres :
Le sérieux défi démographique auquel se trouve confronté le Canada exige une action décisive en faveur du couple et de la famille. Comme l’a écrit le pape Jean-Paul II dans l’Évangile de la vie, cette action commence par une résistance à ceux qui « tentent de justifier l’avortement en soutenant que le fruit de la conception, au moins jusqu’à un certain nombre de jours, ne peut pas être encore considéré comme une vie humaine personnelle. En réalité, « dès que l’ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n’est celle ni du père ni de la mère, mais d’un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s’il ne l’est pas dès lors. À cette évidence de toujours, (…) la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant : une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées ».[ii] C’est ensemble qu’il nous faut relever le défi de la vie en commençant par changer notre vision de l’enfant à naître. Car loin d’être une menace, il est plutôt une richesse et une promesse : une promesse d’avenir. Il nous faut encourager la générosité des couples qui songent à donner trois, quatre ou cinq enfants à la société canadienne. Rien de tout cela ne se réalisera sans un engagement concret de la part de celles et ceux qui croient en la vie et choisissent de l’accueillir et de l’aider quotidiennement à s’épanouir, depuis ses tout premiers instants jusqu’à ce qu’elle s’éteigne naturellement. Cette responsabilité citoyenne commune repose sur les épaules de tous et de chacun. Voilà pourquoi il est important aussi de marcher pour la vie. Être ainsi témoins de la valeur inaliénable et du caractère sacré de toute vie —même la plus souffrante—, c’est contribuer à humaniser la société canadienne pour qu’elle devienne capable d’accueillir toujours ces vies nouvelles qui sont garantes de son avenir. |
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Source : Michèle Boulva Directrice, OCVF Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Tél. : (613) 241-9461 Téléc. : (613) 241-9048 |




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