image9.jpg

La plus grande richesse du Canada : son capital humain

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon
Message de l'Organisme catholique pour la vie et la famille à l'occasion de la Marche nationale pour la vie
Ottawa - 11 mai 2006


Les démographes le constatent : l’actuel taux de fécondité —1,5 enfant par femme en âge de procréer— empêche le renouvellement de la population canadienne. Des économistes nous préviennent : le vieillissement de la population entraînera des problèmes socio-économiques dont les générations montantes feront les frais. Des scientifiques l’ont vérifié : l’avortement peut provoquer la stérilité. 

Il n’est donc pas étonnant que les organisateurs de la neuvième Marche nationale pour la vie affirment cette année que « L’avortement tue l’avenir du Canada ». À cette occasion, l’Organisme catholique pour la vie et la famille appelle les Canadiennes et Canadiens à réaliser que la plus grande richesse de notre pays est son capital humain —ses citoyens. 

Comment, dans ce contexte, ne pas s’interroger sur les motifs qui pousse la société à favoriser l’avortement? Souvent laissées à elles-mêmes, certaines femmes n’entrevoient pas d’autres solutions. Les situations difficiles dans lesquelles elles se retrouvent équivalent à autant d’invitations pour l’État et pour la société civile dont nous sommes tous membres : 

  • Invitation à proposer aux jeunes une vision de l’amour digne de leur humanité —un amour chaste et fidèle— afin qu’ils comprennent que le contexte privilégié pour accueillir la vie est celui d’un projet parental enraciné dans le mariage; 
  • Invitation à leur faire découvrir la plénitude de l’amour humain selon le plan de Dieu; un amour qui ne réduit pas le sexe à une marchandise, mais devient « soin de l’autre et pour l’autre. Il ne se cherche plus lui-même (…), il cherche au contraire le bien de l’être aimé : il devient renoncement, il est prêt au sacrifice »[i]
  • Invitation à redécouvrir la grandeur de la maternité et de la paternité responsable, et à promouvoir la beauté du rôle parental et de l’œuvre d’éducation; à reconnaître l’immense valeur personnelle et sociale du travail réalisé par un parent qui choisit de rester à la maison pour éduquer ses enfants; 
  • Invitation aussi à offrir aux femmes, qui assument généralement cette responsabilité, la possibilité de se réaliser professionnellement sans avoir à sacrifier leur rôle de mères —une évolution qui requerra une transformation radicale de bien des attitudes sociales et corporatives;
  • Invitation à réclamer et à élaborer des politiques familiales et natalistes efficaces, des mesures fiscales et sociales qui permettent aux parents d’assumer eux-mêmes leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants —un rêve que caressent nombre de jeunes familles!
  • Invitation enfin à multiplier les initiatives et les services pour venir en aide aux femmes enceintes en difficulté. 

Le sérieux défi démographique auquel se trouve confronté le Canada exige une action décisive en faveur du couple et de la famille. Comme l’a écrit le pape Jean-Paul II dans l’Évangile de la vie, cette action commence par une résistance à ceux qui 

« tentent de justifier l’avortement en soutenant que le fruit de la conception, au moins jusqu’à un certain nombre de jours, ne peut pas être encore considéré comme une vie humaine personnelle. En réalité, « dès que l’ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n’est celle ni du père ni de la mère, mais d’un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s’il ne l’est pas dès lors. À cette évidence de toujours, (…) la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant : une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées ».[ii] 

C’est ensemble qu’il nous faut relever le défi de la vie en commençant par changer notre vision de l’enfant à naître. Car loin d’être une menace, il est plutôt une richesse et une promesse : une promesse d’avenir. Il nous faut encourager la générosité des couples qui songent à donner trois, quatre ou cinq enfants à la société canadienne.  

Rien de tout cela ne se réalisera sans un engagement concret de la part de celles et ceux qui croient en la vie et choisissent de l’accueillir et de l’aider quotidiennement à s’épanouir, depuis ses tout premiers instants jusqu’à ce qu’elle s’éteigne naturellement.  

Cette responsabilité citoyenne commune repose sur les épaules de tous et de chacun. Voilà pourquoi il est important aussi de marcher pour la vie. Être ainsi témoins de la valeur inaliénable et du caractère sacré de toute vie —même la plus souffrante—, c’est contribuer à humaniser la société canadienne pour qu’elle devienne capable d’accueillir toujours ces vies nouvelles qui sont garantes de son avenir.


[i] Benoît XVI, lettre encyclique « Deus caritas est » (Dieu est amour), no 6, 2006.
[ii] Jean-Paul II, lettre encyclique « Evangelium vitae » (L’Évangile de la vie), no 60, 1995.

 

 


- 30 -

 


Source : Michèle Boulva
Directrice, OCVF
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Tél. : (613) 241-9461
Téléc. : (613) 241-9048
Mise à jour le Jeudi, 06 Juillet 2006  
Le Saint-Siège
Centre canadien d’œcuménisme
Organisme catholique pour la vie et la famille
opm
Sel + Lumière
wydcentral
DP FR Quick 






FaitesUnDon
gendron noel 2017

PrayerWeek_FR
2018WeekofLifeandFamily FR
2017 Mass FR
WMOF2018-Dublin-Ireland
184-940K FR

devp-logo-fr-50e

Logo 500e Reforme
Kit
Euthanasia FR
life-giving-fr
criteria
lespeuplesautochtones
vieetfamille
sexabuse2015fr

dyk4

Dans les paroisses au Canada les messes sont célébrées dans au moins 37 langues.