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Oser répondre aux besoins de nos enfants : Message de l'Organisme catholique pour la vie et la famille à l'occasion de la Journée internationale des familles - 15 mai 2006

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« Familles en évolution : défis et opportunités »… Voilà le thème choisi par l’ONU pour marquer la Journée internationale des familles 2006. À cette occasion, l’Organisme catholique pour la vie et la famille invite tous les Canadiens et Canadiennes à bâtir une société qui promeut la famille en répondant toujours mieux aux besoins des enfants.

Les familles canadiennes d’aujourd’hui sont plus variées que jamais. Un enfant canadien sur six vit dans un foyer monoparental, et nombreux sont ceux qui grandissent au sein de familles reconstituées ou formées par des parents vivant en union de fait.1

L’enfant est au cœur du mariage et de la famille. Il est donc particulièrement vulnérable aux bouleversements de la structure familiale. La recherche scientifique confirme que tous les types de structure familiale ne s’équivalent pas en ce qui a trait au bien-être de l’enfant. Il apparaît, au contraire, de plus en plus évident que la famille fondée sur le mariage entre ses propres père et mère est le milieu familial le plus bénéfique à l’enfant.2

Les familles fondées sur le mariage ont beaucoup plus de chance de durer. Plus de 50% des enfants élevés par des couples vivant en union de fait expérimentent l’éclatement de leur famille avant d’avoir atteint l’âge de 10 ans, comparativement à 14% des enfants de couples mariés n’ayant pas cohabité avant leur mariage.3

Les enfants de couples mariés ont aussi généralement moins de problèmes à l’école et au travail, ils sont en meilleure santé physique et psychologique, et ont moins de chance d’être victimes d’abus ou de négligence.4 Les parents mariés sont aussi plus heureux, ce qui a pour conséquence de créer un meilleur environnement pour leurs enfants.

Bonne nouvelle, par ailleurs, pour le Canada qui est confronté au déclin de sa population : le mariage produit plus d’enfants ! Selon Statistique Canada, entre 1985 et 1994, les femmes mariées ont eu presque deux fois plus d’enfants que celles vivant en cohabitation.

Nous savons aussi que les enfants continuent d’avoir besoin d’une mère et d’un père, l’un ne pouvant jamais remplacer l’autre. L’un et l’autre apportent, en effet, une contribution unique à l’art d’être parents. Suivant sa spécificité sexuelle, chacun sert de modèle important à l’enfant ; c’est peut-être ce qui explique que tant de parents élevant seuls leurs enfants —de façon souvent héroïque— cherchent à les mettre en contact avec un modèle du sexe du parent manquant.

La relation personnelle entre l’enfant et ses parents biologiques joue également un rôle important dans son développement. Il est certainement vrai qu’un enfant bénéficie de l’amour de parents adoptifs; nous savons toutefois à quel point nombre d’enfants adoptés souffrent de ne pas connaître leurs origines biologiques. Aujourd’hui, pourtant, on prive intentionnellement des enfants d’un parent biologique en les concevant par fécondation in vitro à la suite d’un don de sperme ou d’ovules.

De nouvelles études démontrent aussi l’importance de la présence parentale pour le développement cognitif de l’enfant durant la petite enfance. Le pédiatre montréalais Jean-François Chicoine lance un cri d’alarme à ce sujet dans son récent ouvrage, Le bébé et l’eau du bain — Comment la garderie change la vie de vos enfants, écrit en collaboration avec la journaliste Nathalie Collard.

Il affirme : « Donc 18 à 24 mois de protection parentale, c’est ce qu’il faut viser, je vous en conjure ! Ce n’est ni un minimum, ni un maximum, c’est la finalité que toute société devrait pouvoir s’octroyer pour donner le meilleur du monde aux jeunes générations.»5

Comme société, nous devons redécouvrir l’immense valeur personnelle et sociale du travail réalisé par un parent qui choisit de rester à la maison pour éduquer ses enfants. Il nous faut aussi offrir aux femmes, qui assument généralement cette responsabilité, la possibilité de se réaliser professionnellement sans avoir à sacrifier leur rôle de mères. Elles devraient pouvoir poursuivre leur carrière à mi-temps ou de chez elles, ou encore retourner sur le marché du travail après avoir élevé leurs enfants sans être pénalisées.

Une telle évolution exigera une métamorphose radicale de bien des attitudes sociales et corporatives. Nous sommes convaincus que cette évolution servirait l’ensemble de la société, et plus particulièrement chacune des familles. Il vaut donc amplement la peine de s’atteler à cette tâche.


1 Statistique Canada, Recensement 2001 : Profil des familles et des ménages canadiens, voir : http://www12.statcan.ca/francais/census01/products/analytic/companion/fam/canada_f.cfm#children (En 2001, 16% des familles canadiennes étaient monoparentales, presque 12% étaient reconstituées et 14% étaient formées par des couples en union de fait).
2  Mary Parke, “Are Married Parents Really Better for Children? What Research Says About the Effects of Family Structure on Child Well-Being”, Position de principe, Center for Law and Social Policy (mai 2003): 6, disponible à l’adresse: http://www.clasp.org/publications/Marriage_Brief3.pdf.
3 Institut Vanier de la famille, Profil des familles canadiennes (2004): 35, basé sur Statistique Canada, Rapport sur la situation démographique au Canada 2000.
4 Maggie Gallagher, “(How) Does Marriage Protect Child Well-Being? in Robert P. George et Jean Bethke Elshtain, eds., The Meaning of Marriage: Family, State, Market, & Morals (Witherspoon Institute: 2006), 197-212; Nico Trocme et al., Étude canadienne sur l'incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants (ECI) : Rapport final, Santé Canada (2001): 73-75.
5 Dr Jean-François Chicoine et Nathalie Collard, Le bébé et l’eau du bain —Comment la garderie change la vie de vos enfants, Éditions Québec Amérique Inc., 2006: 41.

 


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Source : Michèle Boulva
Directrice
Organisme catholique de la vie et la famille
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Tél. : (613) 241-9461
Téléc. : (613) 241-9048
Mise à jour le Jeudi, 06 Juillet 2006  
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