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La CECC demande au Premier ministre Harper d'intervenir en faveur des chrétiens en Irak

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Le Très honorable Stephen Harper
Premier ministre du Canada
Chambre des communes
Ottawa, ON
K1A 0A6

Monsieur le Premier ministre,

Selon des informations qui ont été communiquées à la Conférence des évêques catholiques du Canada par des autorités ecclésiastiques compétentes, parmi lesquelles le message alarmant du pape Benoît XVI, publié le 11 janvier 2008, et la déclaration de l'Imam de Kirkuk, formulée le même jour, condamnant les attaques de cette nature contraires à l'Islam, les populations chrétiennes vivant en Irak font face à une spirale de violence qui ne cesse de s'aggraver.  Depuis deux ans, assassinats, enlèvements et menaces de toutes sortes sont le lot des chrétiens, qui ne bénéficient d'aucune protection de la part de la milice ou des autorités politiques.  Depuis le début de l'année, on dénombre déjà quatre incidents de cette nature et, les 6 et 9 janvier courant, des chrétiens ont été la cible d'attaques à Bagdad, à Moussoul et à Kirkuk. En juin dernier, un prêtre chaldéen et trois sous-diacres ont été tués à Moussoul.  De plus, deux églises ont été attaquées dans le quartier de Dora, au sud de Bagdad.  Cette situation a amené de nombreux chrétiens à quitter l'Irak pour se réfugier en Jordanie, en Syrie et au Liban, dans l'attente d'un visa pour l'Occident ou le Nord-Kurdistan.

Le problème auquel sont confrontés les chrétiens d'Irak en est un d'exclusion.  Des extrémistes nationaux exigent des chrétiens qu'ils se convertissent immédiatement à l'Islam, sans quoi ils sont tenus d'abandonner leurs propriétés et de quitter le pays.  Les chrétiens ne peuvent donc plus professer leur foi, le port du voile est imposé aux femmes et les crucifix sont enlevés des églises.  À juste titre, ceux et celles qui prennent la route de l'exil sont considérés comme de véritables "réfugiés politiques".  Ils aimeraient pouvoir retourner chez eux, mais, au moins en ce qui les concerne, tout espoir d'un retour au calme et à la cohabitation harmonieuse entre chrétiens et musulmans iraquiens semble irréalisable.

Le Canada a été et continue d'être une terre d'accueil pour de nombreux réfugiés politiques de partout à travers le monde.  Toutefois, depuis les événements du 11 septembre 2001, il semble que l'on ait mis davantage l'emphase sur le resserrement des mesures de sécurité et que le Canada ne montre plus la même bienveillance envers les demandeurs d'asile.  Les motifs qui ont amené le gouvernement canadien à adopter une telle ligne de conduite sont sans doute légitimes.  Les évêques catholiques du Canada vous demandent malgré cela d'intervenir afin qu'une attention particulière soit accordée aux chrétiens d'Irak qui font une demande de visa auprès des consulats canadiens.

Il est désolant de constater que de telles situations puissent exister dans notre monde moderne.  Les évêques catholiques n'ignorent pas que le Canada a multiplié les interventions diplomatiques pour tenter d'influencer les dirigeants politiques qui contreviennent aux droits de la personne et qui font usage de la violence pour parvenir à leurs fins.  Face à l'inertie et à l'indifférence de certains, le Canada peut toutefois aider à atténuer la douleur des personnes qui sont victimes d'injustices ou de représailles déraisonnables. À n'en pas douter, les chrétiens d'Irak font partie de ce groupe.

Tout en accueillant favorablement l'annonce récente du Ministre de la citoyenneté et de l'immigration promettant d'accélérer le parrainage de familles de réfugiés iraquiens, nous vous recommandons respectueusement d'ajouter des ressources au processus de traitement des demandes de visa, de manière à ce que celles de type familial ne ralentissent pas les cas de parrainage de réfugiés. De plus, nous vous demandons de ne pas limiter votre réponse à la crise des réfugiés iraquiens par le seul truchement du programme de réunification des familles.  Le gouvernement du Canada doit aussi étudier la possibilité  d'augmenter le nombre maximum de réfugiés iraquiens, de la même façon qu'il l'a fait lors de la crise au Kosovo ou durant la guerre au Sierra Leone.

Quelque 20 diocèses catholiques ont des ententes de parrainage avec le gouvernement fédéral et sont disposés à aider des réfugiés iraquiens.  Il en va de même pour d'autres communautés ou agences canadiennes, mais le gouvernement du Canada doit faire en sorte que ces ressources puissent être mises à profit. 

Dans l'espoir, Monsieur le Premier ministre, que votre gouvernement saura exercer une influence auprès des nations démocratiques et prendra l'initiative d'alléger les souffrances des citoyens iraquiens qui demandent refuge,  nous nous en remettons à vous pour que les autorités consulaires canadiennes prêtent une oreille attentive aux demandes des réfugiés iraquiens, afin que ceux-ci puissent se refaire une vie des plus sécuritaires dans notre pays.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l'expression de mes sentiments distingués.

+ V. James Weisgerber
Archevêque de Winnipeg
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Mise à jour le Mardi, 05 Février 2008  
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