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Message de Pâques 2011 de Mgr Pierre Morissette, président de la Conférence des évêques catholiques

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morissettePour bon nombre d’entre nous, le cheminement annuel du Carême a été fortement balisé par son début et sa fin. Nous l’avons amorcé avec les tentations de Jésus et la vision de sa transfiguration. Nous le concluons en entrant avec lui à Jérusalem, où nous partageons avec lui sa souffrance, sa mort et sa résurrection. Mais qu’a signifié vraiment pour nous cet itinéraire et que s’est-il passé en chemin?

Nous oublions parfois ce qu’est un voyage et nous ne savons pas voir ce qui devrait nous frapper le long de la route. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, les trois dimanches du milieu du Carême ont beaucoup à nous dire sur le sens du cheminement du Carême et de notre entrée dans la célébration de Pâques. Les lectures des troisième, quatrième et cinquième dimanches du Carême ont invité les catéchumènes, à titre de candidats au baptême, à examiner et même à « mettre à l’épreuve » les motivations qui les poussent à être initiés au sein de la communauté croyante. Ces lectures ont invité par ailleurs le reste de la communauté chrétienne à scruter son propre cheminement de foi. Trois grandes idées ont ressorti des textes de cette année. À quoi aspirons-nous avant tout dans la vie, de quoi avons-nous soif (l’Évangile de la femme au puits)? Comment discerner ce qui est essentiel dans la vie – plus que de vue, il s’agit ici de point de vue et de vision en profondeur (la guérison de l’aveugle à la piscine de Siloé)? Comment embrasser la vie et tenir notre place avec courage, force et inspiration parmi ceux et celles qui sont vraiment vivants (l’Évangile de la résurrection de Lazare)?

Il arrive que, sur le chemin de la foi, nous ne fassions guère que boitiller laborieusement – au milieu d’une existence brumeuse et superficielle, sans vraie prise de conscience. Souvent, nous nous contentons de continuer d’avancer sans enthousiasme, le regard nébuleux, comme si nous hésitions. A-demi vivants, à-demi conscients des aspirations les plus profondes de notre cœur comme de celles de nos frères et sœurs.

C’est peut-être pourquoi nous nous retrouvons si facilement distraits sur la route. Il y a tant de discours et de bavardage dans la vie contemporaine.  Notre quotidien est envahi par les sons criards de la radio et de la télévision, par les mots éphémères des messages textes et des sites Web, par les commentaires souvent troublants et parfois cruels des blogues et des médias sociaux.

Le mystère pascal est la route sur laquelle nous sommes appelés à découvrir nos aspirations les plus profondes et nos besoins les plus authentiques. Il nous apporte la lumière qui nous permet de voir la Lumière. Il nous ouvre la voie de la vie et de la vérité sur la vie. Il est la Vie même.

Les 50 jours de Pâques nous invitent à redécouvrir les profondeurs de notre propre vie. Dans la résurrection du Christ, nous voyons à l’œuvre la puissance créatrice et transformatrice de l’amour de Dieu pour nous et pour notre monde. Notre cheminement dans la foi mène à la vie éternelle. Pour reprendre le propos de saint Paul, Dieu notre Père qui a ressuscité le Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous. (Romains 8, 11).

Le Christ est ressuscité! Oui, le Christ est vraiment ressuscité!

morissette

+ Pierre Morissette
Évêque de Saint-Jérôme
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Mise à jour le Jeudi, 21 Avril 2011  
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