L'OCVF réclame la fin de la recherche sur les cellules souches embryonnaires

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon

L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) est parrainé conjointement par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et par le Conseil suprême des Chevaliers de Colomb. Il promeut le respect de la vie et de la dignité humaines, ainsi que le rôle essentiel de la famille.

 

Plusieurs journaux canadiens, dont La Presse (13 septembre 2005), ont fait état tout récemment de l’intervention du docteur Jeff Nisker, de l’Université Western Ontario, qui s’élève contre la pratique de certains médecins en quête d’embryons « frais » pour leurs recherches. Le spécialiste canadien de l’éthique médicale réclame la fin de telles pratiques, contraires, dit-il, au Serment d’Hippocrate.

 

La Loi sur la procréation assistée, entrée en vigueur au Canada l’année dernière, autorise l’utilisation pour la recherche d’embryons en excédant produits dans le cadre de traitements de l’infertilité et qui ont été congelés. Il n’est toutefois pas plus éthique de récolter les cellules souches d’un embryon congelé que celles d’un embryon « frais ».  Et il n’est pas plus éthique de récolter les cellules souches d’un embryon qui est voué à la destruction que celles d’un embryon qui pourrait être utilisé pour la reproduction.

 

Ce n’est pas l’utilité future d’un embryon, pour sa mère ou pour la société, qui détermine la moralité de l’acte qui consiste à le tuer. C’est plutôt la valeur et la dignité inhérentes à chaque vie humaine qui font du geste de tuer un embryon —qu’il soit congelé ou frais— un geste immoral.

 

Tous les embryons humains sont des êtres humains vivants. Le Dr Jérôme Lejeune, père de la génétique moderne, a établi qu’à partir du moment de la conception, soit à partir du tout début de l’existence biologique, l’être humain en devenir est vivant et entièrement distinct de sa mère, qui lui fournit nourriture et protection. C’est aussi là l’enseignement de l’Église catholique (« Donum vitae », « Evangelium vitae »).

 

Puisque l’extraction de cellules souches provoque toujours la mort de l’embryon humain, nous demandons au Gouvernement du Canada, et à tous les Canadiens, de mettre un terme à la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. En tant qu’être humain, l’embryon possède les mêmes droits fondamentaux que tous les autres êtres humains. Chaque personne doit être respectée pour elle-même; elle n’a pas à voir sa valeur réduite à celle d’instrument utilisé pour le bénéfice d’autrui.

 

La recherche sur les cellules souches embryonnaires ne fait que détourner des fonds qui seraient beaucoup plus utiles s’ils étaient appliqués à la recherche sur les cellules souches adultes. Les cellules souches adultes ont déjà servi à soigner des dizaines de milliers de patients aux prises avec des maladies variées; par exemple, des désordres sanguins, la leucémie, les lymphomes, le diabète, les problèmes cardiaques, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, etc.

 

Les cellules souches adultes peuvent être récoltées de manière moralement acceptable à partir d’une variété de tissus humains, y compris le placenta, qui est riche en cellules souches et peut être conservé pendant 13 ans. Nous encourageons donc les scientifiques à mettre l’accent sur la recherche sur les cellules souches adultes. Comme on a pu le voir jusqu’ici, c’est là que se trouve le véritable potentiel qui permettra de trouver des remèdes et des thérapies, tout en évitant d’éliminer des vies humaines innocentes.

 


Source : Michèle Boulva
Directrice
Organisme catholique pour la vie et la famille
Tél. : (613) 241-9461, poste 141
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Mise à jour le Mardi, 25 Juillet 2006  
lespeuplesautochtones

editionscecc.ca

  • La nouvelle édition en anglais du Missel Romain : << Rien de plus beau >>

    Monsieur Glenn Byer dirige le Service des éditions de la Conférence des évêques catholiques du Canada. Il possède un doctorat en liturgie de l’Institut pontifical San’ Anselmo, de Rome. Les diocèses et les paroisses pourront trouver une liste de ressources pour se préparer à recevoir l’édition révisée en langue anglaise du Missel romain en usage au Canada sur le site Web du Service des éditions de la CECC, http://www.cccbpublications.ca.

     

  • La béatification du pape Jean-Paul II
  • Lettre pastorale aux jeunes sur la chasteté
  • Caritas in Veritate. Sur le développement humain intégral dans la charité et la vérité. Guide pour discussion et action.
  • Vivre et célébrer - Vol. 45 No 205 (Prinptemps 2010)

dyk6

Sa Sainteté Benoît XVI a été élu pape le 19 avril 2005, devenant ainsi le 264ème successeur de saint Pierre. Le pape assume trois rôles : évêque de Rome, Pasteur de l’Église universelle et chef d’État du Vatican.