Circonscriptions ecclésiastiques

Ordinariat militaire


Qu’est-ce qu’un ordinariat?

Bien qu’un ordinariat soit une juridiction équivalente à celle d’un diocèse, il n’est pas défini géographiquement par une ville ou un territoire, mais par un besoin pastoral important et unique qui exige plus de souplesse. Dans le territoire d’une conférence épiscopale donnée, un ou plusieurs ordinariats peuvent être constitués au besoin.

Qu’est-ce que l’Ordinariat militaire?

L’Ordinariat militaire a pour but de répondre aux besoins pastoraux des hommes et des femmes des forces armées, y compris leurs familles. Son personnel se compose d’aumôniers militaires et il a un évêque résident appelé « ordinaire militaire » comme supérieur. L’Ordinariat militaire n’est pas limité par la géographie; il est rattaché aux personnes (il est « personnel »), c’est-à-dire qu’il existe partout où les hommes et les femmes des forces armées d’un certain pays sont déployés. Les normes qui régissent un Ordinariat militaire sont prescrites dans la constitution apostolique du pape Jean-Paul II, Spirituali Militum Curae.

L’histoire des « évêques militaires » au Canada

Au Canada, l’Ordinariat militaire a été érigé canoniquement le 21 juillet 1986. Toutefois, c’est en 1918, pendant la Première Guerre mondiale, que le Saint-Siège a nommé le premier « évêque militaire » du Canada, l’évêque de Valleyfield, Mgr Joseph-Médard Émard (plus tard archevêque d’Ottawa). Il a ensuite nommé un vicaire général au Canada et un autre en Angleterre parmi les aumôniers militaires pour veiller aux besoins pastoraux des soldats qui participaient à l’effort de guerre. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, un autre évêque a été détaché aux forces armées, mais c’est seulement en 1951, avec la constitution du Vicariat militaire du Canada par le pape Pie XII, que de telles nominations ont été rendues officielles et ont été maintenues en temps de guerre et en temps de paix.

La raison d’être et le service de l’Ordinariat militaire

Au cours de leur carrière, les membres des forces armées sont souvent affectés à divers endroits, dans leur pays natal comme à l’étranger. Pendant ce temps, eux-mêmes ou leurs enfants peuvent être baptisés, confirmés ou mariés. Les installations où ces sacrements sont reçus peuvent varier, elles peuvent être temporaires, et elles se trouvent souvent dans des pays étrangers dont la situation continue d’être instable même après le retrait des troupes. L’Ordinariat militaire s’assure que les forces armées disposent d’un nombre suffisant de membres du clergé et des agents postaux non ordonnés qui sont bien formés et informés sous la direction d’un évêque, de sorte que les membres des forces armées ne sont pas privés des sacrements ou d’un soutien pastoral pendant leurs années de service militaire. Il aide aussi les hommes et les femmes des forces armées, en s’assurant que leurs registres sacramentels sont à jour, gardés en lieu sûr et facilement accessibles peu importe où ils sont déployés. Ces registres sont disponibles en s’adressant au quartier général de l’Ordinariat militaire du pays d’origine du personnel militaire (pour le Canada, voir les coordonnées ci-dessous).

Les funérailles militaires célébrées dans les paroisses civiles

Lorsqu’un soldat perd la vie au service du Canada, il revient aux membres de la famille de décider où auront lieu les funérailles : à la chapelle de la base militaire du soldat ou dans une paroisse civile. Les commissions épiscopales de liturgie des deux secteurs de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) ont préparé pour leur secteur respectif ce document pour aider les pasteurs de paroisses civiles à préparer les funérailles de militaires : « Les funérailles militaires célébrées dans les paroisses civiles Quelques orientations. »


Ordinariat militaire du Canada (ON)

Évêché :

Military Ordinariate of Canada
Canadian Forces Support Unit (Ottawa)
Uplands Site – Building 469
Ottawa (ON) K1A 0K2
CANADA

Mgr Scott McCAIG, C.C.
Évêque de l’Ordinariat militaire du Canada

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